VILLANDRAUT. Isabelle Dexpert accède à une vice-présidence du Conseil général. Elle sera chargée de la culture, de la vie associative, ainsi que du sport
Propos recueillis par Agnès Claverie
Isabelle Dexpert, maire de Pompéjac, élue au Conseil général il y a quatre ans, devient l'une des vice-présidentes du Conseil général. Élue socialiste, membre de la majorité départementale, elle a été choisie par le président Philippe Madrelle pour s'occuper de la culture, de la vie associative, et du sport, succédant ainsi à Martine Faure, en ce qui concerne la culture. Ce choix sera officiellement validé lors de la séance du 4 avril, demain donc.
- « Sud-Ouest ». Culture, sport, vie associative, n'est-ce pas beaucoup ?
Isabelle Dexpert. C'est toujours lourd, cela demande une bonne organisation, mais c'est très intéressant, en terme d'apprentissage.
- Comment allez-vous vous organiser ?
Des choses ont déjà été votées, et puis j'ai rencontré Martine Faure qui avait souhaité se défaire de cette vice-présidence et qui a souhaité être remplacée par une femme venant du monde rural, mais il y a évidement des domaines pour lesquelles je suis plus sensible.
- Par exemple ?
Par exemple le patrimoine rural, la langue régionale, je travaille déjà avec l'Éducation nationale, il n'est pas normal que seules La Réole et Langon aient des postes d'enseignant en occitan, Bazas devrait en avoir aussi, mais je ne veux pas oublier que cette langue doit vivre dans la société, pas question d'une vision passéiste.
- Toujours dans le domaine de la culture, quels sont les autres domaines ?
La lecture, les archives, la photo, les Scènes d'été bien sûr, c'est ce qui se voit le plus !
- Comment sont retenues les compagnies ?
C'est un comité technique qui se réunit pour choisir en fonction de certains critères, les subventions sont là pour aider les associations mais aussi les communes, pour certaines petites communes l'accessibilité à la culture ou au sport, c'est lourd, le Conseil général est là pour les aider, mais le budget de la culture c'est 1,1 % du budget général, environ 15,7 millions d'euros, qu'il faut répartir de manière égale entre les territoires.
- Vous êtes également chargée du sport, comment cela se passe-t-il ?
J'en ai parlé avec Alain Marois qui était chargé du sport. Il faut mettre des moyens à la disposition des associations, des équipements structurants c'est le rôle du Conseil général d'aider à des équipements qui font partie d'un projet, avec toujours le souci de la haute qualité environnementale.
- Avant ce mandat vous vous occupiez de l'Agenda 21, n'auriez-vous pas préféré continuer avec l'environnement ?
Quand j'ai été élue il y a quatre ans, je souhaitais faire partie de la commission culture vie associative, je n'ai pas eu le temps, là je n'ai rien demandé, c'est le président qui m'a proposé cette vice-présidence qui me convenait, à d'autres j'aurai peut-être dit non, et de toute façon tout se fait en transversalité avec l'Agenda 21 et le développement durable.
- Allez-vous vous rapprocher de certaines associations brouillées avec le Conseil général ?
Il faut que tous les acteurs culturels y mettent du leur. Est-ce qu'on a envie de travailler ensemble ? C'est la question. Dans le cas auquel vous pensez, jusqu'ici j'ai préféré me taire. Alors, si on travaille ensemble, c'est oui, mais il faut que chacun fasse un pas vers l'autre. Ce n'est pas et ne peut pas être à sens unique.
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