troubadour vocalchimiste
Batteur, scatteur, rappeur, rime-ailleurs qui bouscule les mots et les conventions, André Minvielle est sans doute une des plus jolies surprises de la scène française ces dernières années.
Déjà dans le premier album de "Paris Musette", son interprétation de la "Flambée Montalbanaise" de Gus Viseur avait intrigue les amateurs du genre, familiers ou non du travail de Minvielle au sein de la Compagnie. Plus récemment, portée sur les ondes sa version Indifférence de Tony Murena et Joseph Colombo en a assis plus d'un, suspendant quelques instants le flot parfois indistinct des programmes radio. Quelque chose de saisissant se passe par IA, indéniablement. Du jamais entendu, du tout sauf banal, qui allume le sourire et fait circuler les frissons. On a envie d'en partager davantage avec le musicien qui nous délivre ce plaisir-la. L'univers du musette va bien a André Minvielle (la Valse à Hum dans son dernier album "Canto" est aussi un régal). Comme lui vont bien d'autres traditions populaires ou savantes - qu'il explore, bouscule et réinvente avec un sens peu commun du "direct" (dans la communication, dans l'émotion, dans l'expression).
De jazz en java, de mémoire gasconne en musiques pygmées, ce grand pourfendeur de mots saisit Pair du temps avec un incomparable sens de la langue et de l'improvise. Les Chants Manifhestes visent a confronter deux espaces d'habitude séparés (atelier travail / concert représentation) dans une perspective prospective une mise en pratique ludique de rencontres artistiques.
A la partie concert succède la mise en oeuvre d'un atelier public en direct, avec discussions, échanges élaborations singulières et collectives de polyrythmies vocales improvisées.
Parcours d'André Minvielle
Né à Lée, en Béarn, à côté de Pau. Il fait des études approfondies de micromécanique à Orthez. Il pense être poète. Il l’est. Sa rencontre avec Lubat, la Compagnie, l’université d’Uzeste, n’est qu’un épiphénomène essentiel. Ce disque Canto !, pure merveille, résume un parcours dans l’espace du temps : la preuve par dix-neuf qu’à l’impossible on est tenu. C’est d’une gaieté criante. C’est déchirant.
(extrait de l’article de Francis Marmande « André Minvielle, griot du Béarn et d’ailleurs », le Monde, 11 avril 1998)
voir aussi :
+ de détails sur http://www.larticole.org
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la mémoire des images
est un entêté
la tradition des peintres primitifs
prouve qu'on peut pousser les murs
le parler noir
C'est une langue magnifique
travaille sur des sub-basses
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