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 uzeste musical visage village des arts à l'œuvre

 

Bernard Lubat

batteur de démesure

André Minvielle

troubadour vocalchimiste

Patrick Auzier

L’homme du feu

Nathalie-Dalilà Boitaud

une voix au milieu de la musique

Fabrice Vieira

rencontre le jazz par le biais du chant...

Yoann Scheidt

Un jour comme les autres il se lève...

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Nathalie-Dalilà Boitaud

nathalie.boitaud@laposte.net
tél. : 06 22 51 09 16

Une voix s'élève au milieu de la musique

C'est celle de Nathalie-Dalilà Boitaud, qui accompagne la Compagnie Lubat depuis 1997. Rien d'étonnant si la comédienne lie son travail aussi étroitement à la musique, elle pour qui les mots sont d'abord un rythme, un son.

Les mots et la musique

Elle joue avec les mots, "cherche, dit-elle, la déconstruction du mot et du texte". Poète, le sens ne vient qu'après la musique qu'elle a su créer avec ses mots. C'est "une rencontre improbable entre le texte et le mot, ce n'est pas réglé d'avance". Dramaturge et metteur en scène, elle tend vers la simplicité, un "espace vide", pour utiliser les mots de Peter Brook. "J'aime que ce soit dénué de fioritures inutiles, (...) de tout ce qu'on pourrait avoir envie d'ajouter par peur d'être à l'épicentre", tout ce qui distrait de la question : "pourquoi tu es là ?"

Nathalie-Dalilà Boitaud "se met le mot dans le corps pour l'offrir à l'autre", ses créations sont "une aventure sensuelle et physique", véritable rencontre.

Ses mots, ceux d'Aragon ou Ferré, se mêlent à la musique de la Compagnie. Les musiciens ne savent jamais quand elle va entrer en scène. "Je rentre quand je sais que ce que j'ai à dire, c'est maintenant." Avec les musiciens, elle sait que tout n'est pas joué d'avance. "Pour qu'il y ait une faille, il faut une confrontation : je suis adepte de la rencontre entre pratiques artistiques". Elles se battent pour se mélanger, "c'est ce qui crée la faille, contre un univers fermé, contre les certitudes". Et c'est ce à quoi doit servir l'art : "j'ai envie, dit-elle, de me remettre en question toutes les deux minutes".

La Compagnie, "c'est le lieu de tous les possibles et de tous les impossibles, et c'est l'art". On peut à la fois tout tenter, mais l'exigence interdit de faire n'importe quoi.

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Avec son public aussi, la comédienne va très loin. "C'est la société qui nous fait penser que les gens n'aiment pas l'avant-garde, le danger, alors que si tu écoutes tu t'aperçois qu'ils peuvent aller plus loin que toi." Après son amour des mots, elle fait ce métier pour les gens. "Les gens en face de toi sont eux aussi acteurs", c'est pour cela qu'elle tient autant au partage. L'artiste n'est pas isolé, il est au cœur de la société : "l'acteur est un passeur", résume-t-elle.

Avec la Compagnie Uz & Coutumes qu'elle a créée, une île dans l'archipel d'Uzeste Musical, Nathalie Boitaud a monté le théâtre de La Menuiserie. Elle l'ouvre aux enfants et aux adultes, aux amateurs et aux professionnels qu'elle a fait participer à ses créations en les faisant aller à la rencontre de tous les publics. Celui de l'hestejada bien sûr, mais aussi le public des écoles, des hôpitaux, des prisons. La comédienne investit aussi la rue, véritable "lieu de démocratie" prêt à accueillir la poésie. Son engagement dans la cité, "c'est ma façon de faire la révolution, dit-elle, je crois au soulèvement qu'est mon acte artistique."

"Quand tu ne te soulèves pas, tu t'aplatis", l'art c'est ce soulèvement, c'est du lien social. L'engagement dans la cité, c'est l'esprit de la Compagnie : "une fois que tu as mis le pied dedans, tu n’en sors plus, (...) tu te l'appropries, il devient tien". Avec elle "c'est les deux pieds plantés dans le sol et on y va".

L'art n'est pas un produit précalibré, une machine à faire du divertissement dans le sens d'un manque de réflexion, "jouer la comédie, au contraire, c'est provoquer la pensée". La pensée et le plaisir. Le comédien, amoureux de son métier, dit aux gens d'être amoureux de la vie. "Les gens sont prêts à se perdre avec toi, parce que tu ne leur mens pas, et c'est ça qui est magique."

Pascal Convert

la mémoire des images

Vincent Glenn

est un entêté

Martin Lartigue

la tradition des peintres primitifs

Ernest Pignon-Ernest

prouve qu'on peut pousser les murs

Bernard Manciet

le parler noir

Isabelle Loubère

C'est une langue magnifique

Yves Carbonne

travaille sur des sub-basses

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