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Voici une partie des oeuvres disponibles à la bibliothèque de la MMM. À utiliser pour faire une recherche, préparer une visite, réserver un livre ou par curiosité... • En cliquant dans les en-tête du tableau («genre», «auteur», «titre»...) vous pouvez effectuer des tris par ordre alphabétique (les articles définis ne sont pas notés).
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3 La Grande Sœurauteur : Élizabeth HANET
Louise, c’est la petite sœur, celle qui a peur dans le noir le soir, après que les parents aient dit bonsoir, éteint la lumière et fermé la porte. Jeanne, la grande, choisit ce moment pour « en rajouter » et annoncer à sa sœur les pires horreurs : elle lui annonce l’arrivée du loup (qui va lui mordre les joues) ou celle du marchand de sable (furieux que Louise ne dorme pas). Alors dans le noir, Louise lui demande de prendre sa main… et Jeanne lui tend son pied. Mais même les jeux les plus méchants ont une fin, et au bout d’une semaine de ce traitement Jeanne, pas si grande, sera bien heureuse de tendre la main ! Refrain connu : les enfants ne sont pas toujours tendres entre eux, frères et sœurs ne font pas exception à la règle, mais il n’est pas interdit d’en sourire, histoire de décrisper tout ça ! À ce sujet classique, cet album apporte un traitement original, proche du dessin animé sur papier glacé, par son format vertical, tout en doubles pages noires panoramiques, d’une plastique très « cartoonesque ». Les auteures déclinent l’histoire sur une semaine, comme un feuilleton (un chapitre par jour) avec de petites phrases en forme de ritournelle : « J’ai peur, dit Louise, donne-moi ta main. Et Jeanne lui donne son pied. » L’impression cinématographique est accentuée par le zoom progressif sur l’image qui introduit chaque jour : la porte de la chambre dessinée par un filet de lumière qui pointe du couloir et la main de la mère (« clic ! »), sur l’interrupteur. Au fil des jours et des pages l’illustratrice se rapproche jusqu’à cadrer le doigt en très gros plan : nous sommes dimanche et le déclic se fait cette fois dans la grosse tête de la p’tite sœur qui n’a plus peur. Le renversement de situation est réjouissant : ne boudons pas notre plaisir face à ce conte (point trop) cruel de la jeunesse !
màj : 26 octobre 2006 à 18h33 Δ
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