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coordonnées :
Cie Uz & Coutume
Direction artistisque : Nathalie Dalilà Boitaud
uzetcoutumes@laposte.net
05 56 25 38 46 / 06 22 51 09 16
4 rue Faza. 33730 Uzeste.
administration :
Illusion & macadam
Mathieu Argaud
mathieu@illusion-macadam.com
08 70 444 052 / 06 11 56 30 51
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À propos d’Uz & Coutumes
L’idée de départ, le noyau, c’est le théâtre
Celui qui cherche dans l’élégance. Le théâtre qui apprend à regarder, à dire qui transpire, qui hésite, qui creuse ; le théâtre qui ne cesse de s’inventer.
Nous avons commencé il y a un peu plus de trois ans. Nous étions 7 ou 8, du village, tous voisins. Voilà, nous sommes nés à Uzeste un jour d’hiver 1999. Aujourd’hui, nous sommes presque 20, d’ici et d’ailleurs, plus loin.
Tchékov disait « La vie a filé et on dirait qu’elle n’a pas commencé ».
Cela convient bien à ces années passées et à celles à venir.
Nous avons donné jour à huit créations, toutes jouées plusieurs fois à Uzeste, certaines transportées plus loin, à Paris, Bordeaux, Marseille ou Chalon-sur-Saône. Dans chacune d’entre elles, nous avons voulu transcrire ce qui nous fait signe dans la vie, le monde, nous-même et les autres. Capter les sensations, les impressions ; les mettre en jeu pour qu’elles respirent. Nous avons voulu fabriquer les œuvres de notre œil. Nous avons voulu nous écrire jamais seul (jamais en circuit fermé) puisque de la frénésie du plateau jaillit rapidement la soif de la rencontre. Le public. Comme une histoire d’amour. Ceux et celles que l’on reconnaît dans la salle. Ceux que l’on ne voit pas quand la lumière est forte. Ceux que l’on ne connaît pas. Ceux qui viennent nous voir après. Ceux qui vont applaudir et aussi tous ceux qui nous donnent l’énergie de jouer, celles et ceux sans qui rien ne se passe.
« En somme un théâtre libéré du beau et de l’efficace tel qu’il est souhaité par ses commanditaires de tutelle ou par ses sponsors de l’industrie et du commerce. Un théâtre qui radicalement prendrait de la distance avec la mise en conserve de la lumière, du mouvement et du son telle que les machines prétendument intelligentes la lui proposent. Un théâtre qui coule comme l’eau ou la pensée. Théâtre de parole et d’interrogation. Théâtre du passage et de la nuit ». Rezvani (Le théâtre dernier refuge de l’imprévisible poétique).
Nous improvisons la vie ou alors s’improviserait-elle de nous ?
Nous nous improvisons pour découvrir sans autre objet que cette volonté de passer à travers les mots, les fards, les éclairages, les gestes, une histoire, des histoires qui nous appellent depuis leurs déserts.
Parmi les incertitudes qui nous entourent et nous apprennent le désir comme une nécessité, celle-ci – Uz & Coutumes – est une urgence qui s’écrie, une rage qui s'empreinte.
Au beau milieu de toutes nos mouvances : manifestations de joie. Merci la vie.
Je dédicace ces mots et tous ceux qu’il me faudrait encore écrire (à suivre) à Margôt, Diane, Raphie, Emeline, Anaïs, Juliette, Antonin, Yacine, Leïla, Louis, Jaime, Sarah, Mathilde, Kim, Lizon, fondateurs et acteurs de la Compagnie, leurs parents ; à Lucie, Ariane, Franck, Yoann, Thomas G., Hadi et à tous ceux qui nous ont permis et nous permettent d’exister.
À tous ceux aussi que l’on ne connaît peut-être pas (encore) mais qui, comme nous, tremblent en un merveilleux silence, lorsque la lumière de la salle s’éveille, bleue, ambre, rouge… ; que le plateau se réveille et que le théâtre, tous les théâtres demandent d’exister. Maintenant.
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Association loi 1901 créée en 1999 à l’initiative de Nathalie-Dalilà Boitaud, comédienne, metteur en scène, auteur à la Compagnie Lubat (entre autre).
Créations :
1999 :
- "Bazar dans la société". Théâtre.
2000 :
- "Les nuits flambeaux". Théâtre.
- "Paroles à l’air libre". Théâtre de rue.
2001 :
- "De là-bas vers ici". Théâtre, en co-production avec la Friche La Belle de Mai (Marseille).
- "À chacun son cirque". Théâtre de rue.
2002 :
- "Omelette à Malibu". Cabaret théâtre.
- "La complainte des mendiants arabes de la Casbah". Théâtre, en co-production avec le festival Mel tes zarts (Bernay, 27).
2003 :
- "En vue de disparition". Théâtre, avec le soutien du Begat Théâter Compagnie (Manosque).
- "Sur la flûte d’une gouttière", d’après Vladimir Maïakovski. Danse théâtre de rue, en co-production avec Uzeste Musical.
2004 :
- "Le drap est une longue mer". Théâtre, en co-production avec la Scène Nationale d’Evreux.
- "Je ne vous demande pas de me croire", d’après Plume d’Ange de Claude Nougaro. Danse théâtre, en co-production avec Uzeste Musical.
- "Si un jour tu meurs", spectacle pour une rue, en co-production avec Uzeste Musical.
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L’Amour, car tout est là
Nathalie-Dalila Boitaud, 27 ans, comédienne, metteur en scène, écrivaine et directrice de la compagnie UZ et coutumes. Un lieu commun tend à dire que "les artistes sont souvent des êtres blessés". On ne sait pas si Nathalie-Dalila est blessée, mais artiste, assurément.
Très engagée dans le mouvement des intermittents du spectacle, Nathalie-Dalila Boitaud, conclut aujourd’hui : "intermittent, ce n’est pas un métier, je suis artiste". C’est donc un engagement artistique qu’elle vit intensément. Engagement, comme une façon d’aller humblement vers les autres, se donner à fond pour entrer en communication, d’avoir un regard sur plein de choses. Pour elle, l’art est un choix comme l’amour. "On accepte tout ce qui va avec : le bonheur, les joies, les plaisirs mais aussi les problèmes, les difficultés. On accepte d’aimer son interlocuteur, d’aimer le théâtre, d’aimer une oeuvre… Je considère le théâtre comme un être vivant que je cherche à rencontrer". L’art, comme l’amour, ce n’est donc pas facile, rien n’est acquis.
A 18 ans, Nathalie-Dalila Boitaud rencontre Lubat. A 27 ans aujourd’hui, elle est la seule artiste femme de la compagnie Lubat, peut-être aussi la plus jeune. Un beau défi pour exister. Elle n’est pas entrée dans la compagnie comme en religion. "je ne suis pas toujours d’accord avec Lubat, mais j’ai besoin de la compagnie, d’Uzeste musical pour créer". "Lubat dit souvent qu’un artiste se mêle de ce qui le regarde. Moi, je ne sais pas ce qui me regarde, mais j’essaye d’être artiste".
La compagnie Bernard Lubat, est une compagnie transartistique de divagation. Des individus se rencontrent et décident "l’art en milieu rural". Ils décident d’en faire un travail, de former une équipe sur un lieu. Uzeste, c’est un lieu de soulèvement. "Je ne crois pas à la révolution mais au soulèvement individuel" nous dit Nathalie-Dalila. "Ici on travaille dans l’urgence, dans l’improvisation, on fait de l’éphémère qui s’inscrit dans la durée !". Avec ses spectacles, l’artiste revendique la création de relations à chaque fois différentes, à chaque fois momentanées ou renouvelées.
Nathalie-Dalila c’est aussi une voix, qu’on aime entendre. Peut-être une voix qui fait l’amour ! Elle cherche à habiter les mots, et le seul lieu que possède de façon continue Nathalie-Dalila, c’est son corps. C’est ainsi qu’elle s’expose dans : "Plus grande est la beauté, plus profonde est la souillure" un spectacle d’après et autour de l’œuvre de George Bataille. Elle nous parle encore d’amour dans "le mot amour existe" (Marguerite Duras). Une fixation ? Oui, "car avec l’amour, tout est là. L’amour, ça questionne chacun et c’est donc un bon moyen qui permet de rentrer en communication avec chaque personne" et revient ainsi comme un leitmotiv pour Nathalie-Dalila : la recherche de lien social, d’échanges, de contacts même éphémère, avec des personnes. Une quête perpétuelle d’humanité poussée dans ses retranchements.
Un dernier mot, cette voix, comment fait-elle pour nous "embarquer" tout en douceur vers l’horizon des textes lus ou récités ? "Le texte ne suffit pas, il doit devenir une matière commune. Pour cela je dois accepter de réécrire le texte du point de vue de l’oreille, un peu comme une partition, pour éveiller un sens".
Patrice Leclerc
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