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 UZ & COUTÛMES

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réflexions non définitives, en direct d’Alger, mars 2004
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interrogations sur le fond de la chose , 2003

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à propos d’Uz & Coutumes
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 coordonnées :

Cie Uz & Coutume
Direction artistisque : Nathalie Dalilà Boitaud
uzetcoutumes@laposte.net
05 56 25 38 46 / 06 22 51 09 16
4 rue Faza. 33730 Uzeste.

 administration :

Illusion & macadam
Mathieu Argaud
mathieu@illusion-macadam.com
08 70 444 052 / 06 11 56 30 51
 

 

le dossier

 

Les premières pierres

acte I

Quelque part entre Montpellier et Palavas les Flots…
Une petite cité

Nous sommes deux, c’est tout doux comme cela.
Il est des endroits où il est bon de commencer, grand vide devant, fourre-tout d’idées, plans sur la comète et tout ce qu’il y aura à jeter ….

Le costume, seconde peau du comédien, celui qui change tout, un costume confirme, un costume propose, un costume, moitié de personnage, habit-habité.

Nous retournons les vestes, c’est l’intérieur qui viendra se montrer dehors, tout est à l’envers, manipulé, contourné.
Les matières s’accumulent, s’agglutinent, il faut que cela chute du corps, il faut que le corps soit plus grand, il faut que du volume inventé, des corps qui n’existent pas apparaissent.

Nous voulons que le tissu devienne animal, nous voulons être des rats, des anciennes choses sorties de l’asphalte, des profondeurs de la civilisation.
Nous voulons une aristocratie déchue, une élégance des égouts…
Nous voulons de l’humour et du jeu dans la gravité
Nous voulons envahir …

NDB

Un grand merci à toute l’équipe de la Compagnie International de l’Alligator, pour leur accueil, leur soutien financier et artistique, et les portes que nous avons ouvertes ensemble, à suivre… De loin, de près…

Du gris s’il vous plaît…

acte II

Le gris, couleur faite en égales parties de noir et de blanc, occupant dans la religion chrétienne, le symbole de la résurrection des morts.
Couleur de la cendre et du brouillard.
Les hébreux se couvraient de cendres pour exprimer une intense douleur…
Chez « nous », ce gris cendre est une couleur de demi-deuil.

Quant aux rêves qui apparaissent dans une sorte de brume grisâtre, ils se situent dans des couches reculées de l’inconscient qui demandent à être éclairées et clarifiées par la prise de conscience.
De là, l’expression se griser pour être à moitié ivre, c’est à dire, dans un état d’obscurcissement de la semi-conscience.

Dans la génétique des couleurs, c’est semble t-il le gris qui est perçu en premier lieu, et c’est le gris qui reste pour l’homme au centre de la sphère des couleurs.

Le nouveau-né vit dans le gris.
C’est le même gris que nous voyons les yeux fermés, même dans l’obscurité totale.

A partir du jour, où l’enfant vit les yeux ouverts, toutes sortes de couleurs l’entourent, de plus en plus. L’enfant prend conscience de monde de la couleur au cours de ses trois premières années.
Habitué au gris, il s’identifie avec le gris. Quand il se trouve au milieu des êtres et des objets, son gris devient le centre du monde de la couleur, son terme de référence. Il comprend que tout ce qu’il voit est couleur.

L’homme conscient, au centre du monde de la couleur, de la sphère chromatique parfaite, idéale, où se trouvent les couleurs réelles et irréelles, en parfait équilibre, l’homme sent qu’il se trouve dans un champs de forces chromatiques très puissant, au milieu de cet espace tridimensionnel des paires des contre-couleurs, et en même temps, dans un autre espace semblable au premier, mais sans équilibre, où toutes les couleurs dans une sphère chromatique homogène sont régulièrement réparties.
Cet ensemble de deux sphères est vivant car il y a pulsation.
C’est la pulsation de l’homme au centre gris moyen.

Extraits choisis dans le dictionnaire des symboles…
A compléter…

 

 

Des empreintes

acte III

Cécile Marical, artiste peintre, scénographe

Une trace
Un prélèvement
Un événement a lieu
Là, sur une toile

Si j’ « emprunte » les gens c’est pour les imprégner et autrement les empreinter
Une expérience pour voir, pour être ébloui
Un corps trace la toile et la toile trace la rue
Les toiles étendues rappellent linges et draps pendus : de nouveaux étendards

Chacune de ces traces est singulière, nie la norme et révèle nos étrangetés. Issue de la réalité d’un corps, d’accord pour s’exhiber, devenir marque, support des projections de l’autre.
Images saccadées, nées du contact avec le sol entoilé. Se lever et voir son double.
Hisser le double dans la rue.
Un passage habituellement invisible devient trace visible
Un corps pressé devient un présent vivant et tactile, mémoire d’un instant précaire pour une trace vivace.
Mouvement fugitif du corps, signes de rue, une rue métamorphosée à la lumière des empreintes ;
Les plis révélés racontent le poid de l’être et on y découvre sa soudaine légèreté.
Matière, pli, peau, drapé se confronte au bitume, le corps devenu tâche face aux fissures et accidents des lieux.
L’empreinte tire de l’ombre notre fugacité.

 

 

vous dîtes déambuler ?

acte IV

 

 

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