Quartier du Peyrouat – Mont de Marsan Compagnie uz et coutûmes : La merveilleuse résidence
Idée recherchée / recherche idéale :
Léo Ferré disait : « le bonheur est un hold-up quotidien » …
En effet, il n’est pas simple tous les jours de sourire, d’identifier alentour ce qui peut – ce qui doit- procurer cette sensation unique de respiration vers le mieux, le bien, le moins pire.
Le sombre, l’obscur, qu’ils soient minuscules ou à l’échelle de la planète, envahissent l’espace et peuvent, si l’on n’est pas vigilant, prendre une grande (une trop grande) place.
Combat ? Résistance ? Regards que l’on porte ? Evidence,
Cela dépend, mais chaque fois, il s’agit de ne pas lâcher prise.
Pour cela, commençons par d’imperceptibles changements, des toutes petites choses.
Apprendre (ré-apprendre) un nouveau mot chaque jour…
Bonjour, merci, je vous en prie, s’il vous plaît, après vous, bonne journée…
Au moins pour quelques instants…
A renouveler dès que possible bien sûr…
Laboratoire du merveilleux.
Comment rendre compte, comment faire circuler les mots, comment jouer avec le réel ?
Durant une semaine le Staff A l’attaque du Merveilleux Urgent (SAMU), débarque au quartier pour :
Propager son grand sens du respect de son prochain (et aussi des chiens et des arbres et des murs et des silences)
Initier à l’aimable politesse du chaque jour (cours collectifs, particuliers, séances de rattrapage)
Inviter (ou contraindre) à regarder la vie en rose-en face (immersion immédiate dans la vision de la réalité merveilleuse)
Enrôler tout un chacun dans la grande parade du bonheur (distribution d’éclats de rire gratuite et à grande petite ou moyenne échelle, contrats d’assurance bonheur)
Se débarrasser des lourdeurs empêcheuses de tourner en rond, sur la piste de danse de la vie (cours de valses, de farandoles et autres poèmes)
Eviter les débordements de morosité (redressement des sourcils froncés, mesures de sécurité du sourire, emprisonnement des soucis)
Et autres programmes en vue de l’établissement définitif, mais fragile, du MERVEILLEUX URGENT.
A l’issue de la semaine, un diagnostic public du taux de merveilleux du quartier (le TMQ) sera rendu, en plein air, et pour le plus grand plaisir du plus grand nombre des MHP (les merveilleux habitants du peyrouat).
RENDEZ-VOUS AU FORUM À 18 heures, le VENDREDI 22 FÉVRIER 2008...
La compagnie Uz et Coutûmes présente
OPÉRA BITÛME (I)
Théâtre pour le quartier du Peyrouat, Mont-de Marsan.
ESSAIS URBAINS
Du 4 décembre au 9 décembre 2006 La compagnie Uz et Coutûmes, de retour au quartier du Peyrouat, à Mont de Marsan
Début d’écriture de l’OPÉRA BITUME II, intern extern
« La cité, les sols de la cité, les murs de la cité sont des terrains de jeu.
Jeux d’enfants, jeux de théâtres, jeux de guerre, jeux d’amour, jeux de voitures, jeux de vélos, de trottinettes et autres locomotions à roulettes, jeux de billes et de ballons, jeux d’attentes, de bavardages et de discordes, jeux de vitesses et de courses, jeux d’errances et de rendez-vous.
Et puis pâte à modeler, matières à sculpter, œuvres d’art à tenter.
J’ai jeté les robes sur le sol, sans savoir, pour y voir.
J’ai posé les tissus sur le gris humide de la route
J’ai attendu la lumière
J’ai pris du recul et de l’avance
Jeux d’images.
Petit à petit, je ne voyais plus rien, la frénésie de l’œil fait de l’œil une loupe aveuglée.
Sous le regard étonné des passants et des propriétaires des robes de ménages, j’ai cherché dans la mort d’un corps habitant, la fureur d’un tissu habité par sa seule présence.
J’ai pu me tromper de voyances.
J’ai pu inventer dans la pupille une vie qui déjà excitait mes sens et mes pensées floues.
J’ai laissé faire l’inconnu et son cheminement déréglé.
Je constatais ravie qu’en supprimant l’humain, c’est encore lui qui crie.
Eliminer sa présence quotidienne et révélée, c’est rejoindre le mystère de sa puissance.
L’humain devenu évocation de lui-même se survit davantage.
Dans l’ombre et la lumière de sa version picturale. »
Nathalie-Dalilà Boitaud
Notes d’intentions de Nathalie-Dalilà Boitaud
Un quartier ce serait d’abord ses habitants, hommes, femmes, enfants, anciens, qui y vivent chaque jour, entrent et sortent, restent, disparaissent, reviennent.
Ceux-là qui ont tant à dire si on tend l’oreille...
Alors advient ce que l’on nomme PAROLES et rien d’autre n’a d’importance.
Espaces de jeux - espaces réels – Espaces de vie : quels regards portons-nous sur ce qui est quotidien ? Quelles lumières pour ce « chaque jour » ?
Notre vraie vie n’est pas ailleurs, elle est ici. Nous sommes au monde.
C’est ainsi que le théâtre déambule et invite à se déplacer dans le quartier et à le découvrir autre à travers les mots, les éclairages et les musiques qu’il offre.
Théâtre de la rue, racontant à tous les secrets de derrière les murs, les souvenirs, les poèmes de celles et ceux qui y vivent.
Suivez le guide.
Imaginez une étendue de bitume.
Vierge et déjà envahie de tous les passants passages passés.
Regardez encore et encore jusqu'à y voir ce qui n’est pas visible.
Déposez-le cela que vous voyez à l’intérieur de vous,
ce qui tremble depuis vos pensées, vos amours, vos révoltes.
Déposez-le comme une urgence, à même la rue, sur le sol, là, par terre.
Quelques mots de peinture blanche, de feutres noirs, collés, plaqués, offerts depuis le bas, le très-bas, tendus vers le haut, qui ne sera jamais assez haut.
Quelques images déchirées, quelques visages sans doute.
Une musique parfois qui viendrait glisser et frapper le goudron.
Tout cela qui pour l’instant n’est pas
et déjà s’agite dedans, à l’endroit du rêve et de l’imaginaire.
Allez-y, transformez-le en véritable. Rien ne nous en empêche. Rien
Passez à l’acte maintenant.
C’est depuis nos mains que chaque chose peut devenir un opéra,
il n’y a aucun bon prétexte à se priver de cela.
C’est l’OPÉRA BITÛME.
Il est de chaque jour, de chaque espace. Il est de toute urgence.
La salle est pleine à l’extérieur.
C’est tout de suite et chaque fois qu’il faut apprendre à entrer dehors.
Rien n’est déjà vu.
Résidences à Mont-de-Marsan du 12 au 16 juin et du 7 au 12 juillet. Représentation le 12 juillet 2006.
Une co-production Le Café Musique, Mairie de Mont-de Marsan, Uzeste Musical Visage Village des Arts à l’œuvre.
Avec le soutien des associations du quartier.
Extraits choisis de l’Opéra Bitûme II, Mont de Marsan, juillet 2007
Des « êtres-là », naissent les trajets des civilisations et des humanités .
Quinze jours à vivre « au quartier », quinze jours après deux ans de chemins, de présences, d’être à l’art, à la vie, aux autres, à l’inconnu.
La compagnie uz et coutûmes s’est multipliée d’hommes, de femmes et d’enfants, et nous voici plusieurs visages pour un opéra.
Avant le spectacle , pendant et même après, les regards et les voix sont les lumières d’une route incertaine.
Petit parcours des acteurs d’un spectacle et d’un verbe : être … ensemble …
Direction artistique / réalisation : Nathalie-Dalilà Boitaud. Photos : Cécile Marical. Montage son : Vincent Mazaudier. Avec : Hadi Boudechiche, Fabrice Nabet, Pierre Mazaudier, Isabelle Loubère, Thibaut Trilles, Boris Lafitte, Vincent Mazaudier, Nathalie-Dalilà Boitaud, Patrice de Bénédetti, et Nadia, Khadija, Julie, Mireille, Pierrette, Anne-Marie, Mohamed, Stéphanie, Bouchra, Khaltouma, Sakina, Irina, Anaïs, Carmen, Lou, Pauline, Tiffany, Sana, Amin, Maria, Valère, Emmanuelle, Armand, Matthieu, Soraya, Abdel...
Des corps de peintures pour un autre regard urbain. Opéra Bitûme II. Juillet 2007
Une empreinte est une peinture, sans pinceau, sans recul
Dans le corps, son mouvement, ses inconnus
Ce que l’on n’avait pas vu, devenu peau courbe être
Sur une ligne invisible
De l’humanité
Direction artistique / réalisation : Nathalie-Dalilà Boitaud. Musique : valse de l’éden cinéma, Carlos d’Alessio.
Le combat des habitants d’un quartier des Landes avant la destruction des immeubles et le re-logement des gens. 2006
Poésie, théâtre de rue, musique, tous les moyens sont bons pour les habitants du quartier du Peyrouat pour raconter leur passé, leurs combats, exprimer leurs envies. « Peut-être que ce sera mieux après, mais qu’est-ce c’était bien avant »
Le combat pour la propreté est engagé. Pour la sécurité, ils ont fait construire un rond-point.
« On est un petit peuple. Tous unis, c’est bien ! »
Le quartier c’est eux, et ne se refera pas sans eux, qu’on se le dise !
Réalisation du collectif Périphéries sous la conduite de David Foucher, dans le cadre du dispositif CINEVILLE- Un été au ciné 2006.
uzeste.org • site web d'expression poïélitique de la Compagnie Lubat de Gasconha