Semaine internationale de la poésie - Lycée Aristide Briand d'Evreux
Du lundi 25 au vendredi 29 février 2008
Deuxième semaine d’ateliers d’écriture
Les liens se resserrent, entre nous ; avec la poésie c’est autre chose…
Nous la perdons chaque fois, jusqu’à ce qu’elle n’ait plus de nom commun, jusqu’à ce que l’évoquer ne puisse plus être que derrière une épaisse brume , où le visible n’est plus ce qui est vu, où ce qui se dit tient sa valeur dans le présent d’un acte.
Soudain le reste (et ce n’est pas peu de chose) se tait.
Voilà ce qui se passe, voilà l’impossible parole se frayant un chemin dans le possible ordre établi, voilà le réel à l’assaut du mensonge.
Avant d’être un veau de consommation de masse et de basse messe, l’homme est un chaudron de pensées et de silences et de terribles cris poussés bouches fermées.
C’est celui qui le regarde écrire, en n’y comprenant rien qui a peur.
Lui, là, elle, non. Pas peur, monsieur le président.
NDB
Le lycée a ouvert ses portes, une fois encore…
Nous avons recommencé .
La parole encore
L’inconnu encore
Le fragile encore le lointain tout près
Et le regard sur les choses du monde
Les élèves étaient au rendez-vous, nous n’étions pas en avance, il y a eu la pluie, le vent, les problèmes technico-sécuritaires et leurs lots de malentendus, les aller retour, les dernières minutes, le désir qui n’en finit pas, les discussions qui prennent toute la place, et puis, comme chaque soir, une étoile allumée. Au moins une.
Nous avions des textes en bouches, nous avions de l’imagination dans les poches et du vide, et des doutes.
Marie-leïla disait « en tonnes, vous m’entendez, en tonnes , je vous arracherai ce que vous m’avez refusé en grammes »
Nous avons franchi les interdits sans arrogance, avec un peu de nos âmes poètes, avec nos ignorances, et nos envies d’avancer.
Yui intriguait, dérangeait, puis faisait sa place. Ensuite, dans la cour, tout le monde dansait.
Les photos des élèves rendaient l’espace plus petit, on s’arrêtait, on ne savait pas de quoi il était question. Et il était question.
Le décor devenait invisible. On passait devant assez vite, il y a du mystère derrière tout cela mais le temps presse.
A la cantine, la photo du « mangeur » s’affiche sur un écran lorsqu’il passe pointer son repas, ce n’est pas une prison, c’est l’école, mais la question reste posée.
Dans la cour, nous avons profité pour jouer à la liberté, pour franchir certains interdits, pour dire les colères et les doutes d’un âge pointé du doigt…
Hadi suicidait un petit cachet d’aspirine, mort de solitude et du regard des autres, ça n’allait pas sans évoquer une certaine réalité…
Vincent et Pierre allumait l’écran et l’improbable d’un cinéma dans la cour du bahut.
Une fois encore, nous avons dépassé les obstacles invisibles des égoismes et des certitudes.
Une fois encore, à pieds, à contre-pieds, nous avons joué avec le monde.
NDB
C’est quoi un atelier d’écriture ???? Réponses écrites par les élèves de seconde B.
« Ces trois heures sont le moyen de s’exprimer différament que pendant les cours. On discute de sujets qui concernent la société actuelle. On s’exprime comme on pense les choses et ça permet de savoir ce que pense réellement les gens en dehors d’un cadre classique. » Martin
« Ce projet nous aide à nous évader à partir des mots ou des expressions, nous écrivons un texte. On arrive à écrire de belles choses. Au début, quand on nous dit ce que l’on va faire, cela peut paraître ennuyant, mais quand on commence à écrire, cela paraît plus passionnant. Dès le premier cours, j’ai accroché direct. Je n’avais pas envie que l’atelier prenne fin. » Brenda
« Je trouve que l’atelier d’écrit ouvre les yeux sur plusieurs sujets qu’on ne connaît pas forcément ; on voit ce que les autres pensent. C’est vraiment intéressant. » Laura.
« On apprend des choses, c’est complètement différent des cours, l’ambiance n’est pas stressante ; j’espère que les futurs lycéens pourront découvrir ce projet ». Fatou
« C’était très bien, d’habitude, je n’aime pas trop écrire, faire des poèmes, mais après, du coup, ça m’a beaucoup plu. » Pauline
Petit lexique à l’usage de ceux qui veulent parler une nouvelle langue *
Kidep : mentir
Je suis die : je suis fatigué
Charbonner : draguer
Flutiste : menteur
C’est ienb, c’est frais : c’est bien
Elle est chargée, elle est fraîche : elle est belle
Michtonneuse : allumeuse
Elle a tiré du câble : elle a déjà un certain parcours sexuel
Il est fâché : il est moche
Je te cœur : je t’aime
Tu liquides : tu as peur
Je suis en chien : je suis en galère
Damer ; tabasser : manger
MDR :mort de rire
PTDR : pété de rire
* Nous avons eu vite fait de nous rendre compte qu’un langage se parle dans les couloirs du lycée, et surtout vite fait de voir que nous n’y comprenions rien. Nous nous sommes prêtés à un petit jeu : mélanger ces mots de tous les jours avec des mots plus rares, dont le sens est connu des élèves, mais pourtant très peu utilisés, broyés par nos quotidiens pauvres en vocubalaire. L’amalgame étonnant nous a laissé sans voix ; la créolisation des mots exalte vraiment une nouvelle région du monde…
NB : Selon des études récentes plus de trente langues vivantes disparaissent chaque jour dans le monde. Alors tant mieux si d’autres s’inventent et se fassent reconnaître comme telles.
Extraits :
« L’eau douce coule sur tes os calcinés, la vieille âme soupire le passage à tabac.
Trois heures onze à présent, une sympathie hurle dans les rues de la ville. Les nerfs tricoteurs gémissent jusqu’à la transe. » Vanessa et Julie
« C’est horrible de débarquer dans cet endroit entouré de murs de larmes. Je suis mélancolique. Cet endroit rétrécit notre auréole du temps, et me laisse un goût amer.
Ce vacarme me brise le moral. Le monstre de la fuite m’attire vers la sortie. The life isn’t that. » Amandine et Justine.
« L’enfance à la recherche du passé, rechercher l’issu dans les bousculades. Quand j’étais un enfant, le temps perdu à des nuits entières de pleurs ; cette enfance, mon enfance. (…) L’enfance avec ses pleurs, mais aussi ses rires, ceux qui nous font courir après le temps. Une enfance où détruire pour tout reconstruire est un acte de banalité et pour preuve, on ne s’en rend pas compte. » Martin
« C’est l’homme qui nous rend fou, c’est la femme qui nous rend fou, l’argent qui nous rend fou. A peine hier, on était une bande de gamins qui attendaient l’hiver ». Jihad
Mois de novembre 2007
Premières rencontres avec les élèves des classes concernées cette année par le projet.
Premières respirations, explications ; premiers gestes d’écritures.
Nous avons des choses à dire, la parole est un espace fragile, mais l’on peut attiser les braises, et deviner derrière les apparences, des poètes et des cris.
C’est décidé, nous allons creuser deux thèmes, des opposés qui se transpercent :
La Liberté, Les prisons. Au pluriel parce qu’il s’agit là de creuser dans le quotidien, dans le réel, afin d’y trouver des lieux de cloisonnement, d’asphyxie.
Et il y en a beaucoup…
A un âge où l’on se sent courir et enfoncer les murs, ce n’est pas si évident, ce n’est pas si sûr d’être libre.
La matière prend comme du petit bois, et c’est sur ce tas de cendres fraîches que nous trempons nos regards pour écrire, écrire, écrire. Plusieurs heures, plusieurs jours durant.
Nous apprenons à nous (re) connaître, à cet endroit-là.
NDB
Extraits :
« C’est à ce moment là que l’on a envie de s’arracher les yeux pour ne pas voir ce qui nous fait souffrir, on n’a plus envie de vivre, mais de mourir, on se sent prisonnier et soumis. On ne se débarasse pas d’un sentiment comme du papier »Justine
« Mon adversaire ne veut pas me croire. Les oiseaux mourraient sans le savoir. Il se révolte, personne ne pleure. Lutter grâce à ma fierté. Il y a un silence. Je me bats encore et encore. Je pars. Je marche. Le vent me caresse, pas par la violence, mais par les mots ; je lève la tête et je vois d’autres oiseaux. Ils sont lâches, ils abandonnent. J’ai gagné, ils ont perdu. J’écoute le son de leur chant, je souris. J’ai envie d’arracher le silence. Et ce n’est pas un jeu. »Alexandra.
« Il est anonyme dans son absence d’expression. Bruit de chaos, cette tornade dans ses yeux, ce tourbillon au dessus de ses cils, il reste inopérant dans cette spirale sans fond. Son sourire surpris montre son envie de descendre et de nous quitter. Sa bouche ément un silence trop marquant tel, qu’un bouclier le protège de toute approche ; sympathique ou pas. »Mickaël
« Elle marche sur le trottoir, ses jambes tremblotent dans la nuit à cause du froid. Sa douleur lui donne un sentiment de retrait ; elle est marquée à jamais. Son silence nous donne l’image d’une femme morte au combat, écoeurée par le reste du monde. Pour elle le bonheur est juste un cliché, une chose louche à comprendre »Diouma
« Pétrifiée par ce que je viens de voir, dégoûtée par ce que je viens d’entendre ; mes cheveux s’hérissent sur mon crâne. Mes lèvres ne peuvent plus rien dire. Je ne suis pas verte mais jaune de peur. De nos jours, nos sourires restent dans nos poches. La nuit tombe ; je claque la porte. Je sors, zizaguant dans les rues désertes, intriguée, une cage d’escalier allumée. Mais rien, rien ni personne. Aucune femme, aucun homme. »Yasmina
Depuis deux ans, les élèves de Seconde B (classe à projet dont je suis professeur principal) ont la chance de participer aux ateliers d’écriture animés par Dalila au lycée Aristide Briand.
Les deux années cela a été très profitable. Les élèves, fragiles dans cette classe, y trouvent un espace de liberté d’expression, un moyen de formuler beaucoup de choses très importantes : sur le lycée, sur eux-mêmes, sur leur relation aux autres, … etc.
Dalila sait particulièrement bien faire « sortir » tout cela. Comme sa démarche est artistique – ou en tous les cas absolument pas « scolaire » - elle place les élèves dans un univers nouveau, une posture de « créateurs », voire « d’écrivains », sans flagornerie mais avec une vraie mise en confiance.
En outre, le spectacle final est très appréciable et apprécié (des élèves « écrivains » et des autres, simples spectateurs ainsi que des enseignants).
J’espère que ce projet sera reconduit cette année, toute l’équipe pédagogique qui s’est réunie aujourd’hui le souhaite…
Merci à l’avance.
Élise Dallier
Professeur d’Histoire Géographie
J'ai eu l'occasion pendant l'année scolaire 2006-2007 de participer à l'encadrement de la venue au Lycée Aristide Briand de l'écrivain-comédienne Dalilà Boitaud, accompagnée d'une partie de sa troupe Uz et Coutumes. Elle est intervenue dans quatre des classes du lycée : deux premières technologiques, une seconde, ainsi qu'une classe du lycée professionnel. Elle a proposé à chaque classe plusieurs "séances" d'écriture, puis a exploité le résultat, c'est-à-dire les textes écrits par les élèves, pour en faire la matière d'un spectacle vivant qui a eu lieu dans la cour du lycée.
Les ateliers d'écriture en eux-mêmes m'ont permis d'apprécier les qualités de Mlle Boitaud, qui sait en variant les amorces (images, sons, tranches de vie...) faire naître l'envie d'écrire - et d'écrire avec plaisir - chez un public pour lequel l'écriture n'est que le medium obligé d'autres activités, mais très rarement un moyen d'expression intime. Elle sait en outre laisser suffisamment de liberté aux élèves pour qu'ils se sentent dégagés d'attentes plus scolaires, tout en parvenant à canaliser leur énergie toujours vers un seul but : l'écriture. Les feuilles de papier se noircissent, parfois se froissent ou volent dans la classe lors "d'échanges de mots", mais toujours pour revenir sous des mains qui les travaillent souvent plus fébrilement que la nonchalance de certains voudrait le faire croire.
Puis est venu plus vers la fin de l'année le travail avec les comédiens, qui ont permis aux élèves de traduire directement en actions les idées qui jusque là étaient sur le papier. Cela a souvent permis aux dramaturges novices de commencer à prendre conscience du fascinant pouvoir de l'action fantasmée, réfléchie - écrite - puis traduite en corps et en gestes.
Enfin le spectacle proposé par trois comédiens et une danseuse a bien sûr eu ce premier mérite de donner à voir aux élèves une manifestation "concrète" de leur travail, mais elle a selon moi surtout permis à tous les élèves de l'établissement de vivre des moments poétiques d'une intensité souvent inattendue pour la plupart - par touches éparses de mots pris à la volée ou par grandes lampées de poèmes mis en bouche et bercés dans les bras des comédiens, selon qu'ils prêtaient au spectacle plus ou moins de leur temps.
Je me permets pour conclure de dire que je crois intimement aux vertus d'une telle entreprise poétique. Les élèves, surtout les élèves issus des filières concernées en premier lieu par le projet, n'ont que trop peu d'occasion de se réapproprier le langage et les mots et d'en faire l'instrument de leurs rêveries et de leurs rêves, plutôt que de les vivre comme des instruments de pouvoir et d'humiliation sociale.
Thomas Girard
Professeur de Français
Notes d’intention du metteur en scène
Durant toutes ces années, nous avons appris à écrire, penser, inventer, confronter, ensemble : élèves, enseignants, artistes. Il semble évident de poursuivre ce que nous ignorons chaque fois: cette force qui sans cesse nous pousse à recommencer encore .
Ce qui nous guide tient entre les murs du bahut et les dépasse pourtant.
Je voudrais une fois de plus découvrir dans les mots des élèves une vérité à dire, je la sais à cet endroit-là comme nulle part ailleurs.
L’artiste que je suis, se voit ainsi renouvelée, ouverte, contrainte d’ouvrir un œil, contrainte de laisser de côté des préjugés, happée dans le dire et l’agir, autrement, avec la multitude d’un individu, d’une classe, d’un ensemble éphémère…
Les jeunes…
Rien à fixer, tout à apprivoiser.
Dans le sensible.
Il est question de libertés, de fermeture, de provocations de l’espace social et d’identification, de paradoxes, de choix.
De l’enfant que l’on laisse vers l’adulte que l’on adopte ; et c’est alors le début du combat d’une vie.
Cette année je souhaite aborder la liberté comme une réalité à éclater, comme une petite chose fragile au creux de nos paumes maladroites.
Je souhaite parler avec les élèves, en poésie, de cette notion plurielle, qui a autant de sens que d’esprits qui la décuplent.
Une liberté, une prison, et l’être au centre se démène d’être et se trace un chemin.
LIBRE pour soi, les autres, les codes, la société, la pensée ????
CONTRAINT mais encore ?????
Et le tout mélangé…
Je n’ai pas d’idées prévues, je tente par l’outil que j’offre de décupler l’invisible et l’expression du poème de chaque homme.
Ce qui m’entraîne cette année dans une nouvelle recherche : creuser avec les élèves (au delà de leurs dires évidents ), leurs engagements singuliers dans la mouvance du monde.
C’est pour cela que nous travaillerons plusieurs heures autour de ce thème universel de la liberté et de l’emprisonnement, pour parvenir à une multitude de formes et de contradictions, laissant perplexes le savoir, le commun et l’évidence.
De cela viendront les mots.
Chaque mot étant un langage en soi.
De cette nourriture humaine je deviendrais une voix, et de cette voix un corps.
Une matière.
Avec les artistes, nous partirons de là pour aller ailleurs et autrement, à travers les périples de la création. Nous rendrons ainsi aux élèves leurs textes, interprétant les silences et l’entre-ligne, avec nos subjectivité, nos aléas.
Nous les rencontrerons de nouveau dans le jeu de la parole et dans le décalage du sens.
Ils sont poètes et nous sommes acteurs.
Il suffit d’y aller encore une fois.
Et ce n’est jamais ni la première, ni la dernière fois.
La compagnie Uz et Coutûmes présente : La semaine internationale de la poésie (spectaculaire et vivante) Lycée Aristide Briand d'Evreux
Du 2 au 6 avril 2007
Représentations publiques les jeudi 5 et vendredi 6 avril De 11h30 à 14 h00
Dans la cour principale (il est impossible de ne pas les voir !!!)
« La poésie est dans la rue, prends-la dans tes bras »
Avec Nathalie-Dalilà Boitaud dans le rôle de « la société m’ennuie, j’emmerde la société » ; Sophie Poupin dans le rôle de « l’amour, y’a que ça de vrai » ; Fabrice Nabet dans le rôle de « aujourd’hui je suis triste, demain, ça ira mieux », et Vincent Mazaudier dans le rôle de « je sais pas trop comment je m’appelle »
« Pour la cinquième année, la compagnie Uz et Coutûmes, compagnie de théâtre, investit le lycée Aristide Briand, tout au long de l’année, de façon très discrète d’abord, puis beaucoup plus « sonore et visible » ensuite.
Ainsi, cette année encore, quatre classes (seconde B, première BEP, première COM 4, première GES 2) ont suivi plusieurs heures d’atelier d’écriture.
C’est quoi un atelier d’écriture ? Ça sert à quoi ?
Un atelier d’écriture c’est le bazar. C’est de l’art .
Ce n’est pas un cours, ce n’est pas noté.
On rit, on pleure parfois, on joue avec le mots, on écrit des pages de « trucs qui veulent rien dire », mais qui en disent long pourtant.
Chacun parle avec le stylo, donne son avis, invente une histoire, se confie, se livre, écoute les mots des autres.
Chacun se laisse aller à devenir poète et c’est bon.
Plus de cent poèmes, des brouillons en pagaille, des cartouches d’encre, des questions, des disputes, des confidences …
Et voici, que cela devient PUBLIC
Et voici que cela devient du THÉÂTRE.
Cette semaine, quatre comédiens-danseurs-prêts à tout, s’installent dans le lycée, à la vue de tous : jouer, danser, dire, crier, chuchoter, partager les textes écrits durant toute cette année par 80 élèves du lycée.
Merci à tous les auteurs pour leur engagement, leur sincérité et leur confiance, tout au long de l’année. Merci aux professeurs et responsables administratifs, qui permettent la mise en place de ce projet, merci à ceux qui donnent l’argent nécessaire.
Spéciale dédicace à Monsieur Thierry Cattan, professeur de philosophie, qui s’est battu depuis le bébut pour que tout cela existe.
Quant à moi,j’espère pouvoir poursuivre encore l’année prochaine cette belle aventure car si les jeunes d’aujourd’hui ne prennent pas ainsi la parole eux-mêmes, « on » la prendra facilement à leur place : c’est cela qui ne veut rien dire. »
Interventions sauvages, mots et gestes, images et jeux. Semaine internationale de la poésie, lycée Aristide Briand, Evreux, avril 2007.
Installation artistique au milieu d’un cour de lycée, aux heures de pointes.
Trois acteurs, une danseuse, et des centaines d’élèves, de professeurs, qui s’approchent petit à petit sans trop savoir de quoi il s’agit.
C’est pourtant simple ! plus de cent élèves ont écrits des textes, des pamphlets, des poèmes, tout au long de l’année. La compagnie uz et coutûmes en propose ici et là, une version vivante, qui se construit dans l’instantané, l’immédiat d’une rencontre.
Direction artistique / réalisation : Nathalie-Dalilà Boitaud. Photos : Cécile Marical. Montage sonore : Vincent Mazaudier. Avec Fabrice Nabet, Vincent Mazaudier, Sophie Poupin, Nathalie-Dalilà Boitaud. Et les textes et les voix des élèves du lycée Aristide Briand. Et aussi les voix de Gauthier Bazelle et Clémence Boudé.
uzeste.org • site web d'expression poïélitique de la Compagnie Lubat de Gasconha