Si un jour tu meurs :
• Intro
• Théâtre pour une rue (dossier)
• Passants des rues
• Amants, heureux amants...
• L’universel, c’est soi-même moins les murs
• Ce qui nous guide et nous perd
• L’acte de création comme acte d’amour
• « Reconnaître c’est découvrir à nouveau »
• Mots d’artistes
• Extraits choisis de l’Encyclopaedia Universalis
• les conditions
Je ne veux plus que l’on se mente.
Qu’on se caresse assez pour que ce soit une gifle.
Qu’on se gifle assez pour que ce soit une caresse.
Parler d’amour n’est pas moderne et pourtant, je cherche à être en résonance avec mon temps.
Parler de peaux et de contacts
Recentrer sur une réalité incontournable.
L’artiste est une porte. Il invite à, il propose.
C’est pour cela que c’est politiquement démocratique.
L’envers de la dictature : c’est la faille.
Je ne suis pas là pour résoudre ta propre faille, surtout pas pour la combler, mais j’ai pris conscience de ma propre faille, et je t’invite – humblement – à rencontrer la tienne.
Si chacun se sent capable d’être en résonance avec son temps et se fabrique les outils, et l’art en est un, alors il peut demander à l’autre de faire le même chemin.
Je suis Interrogée, Interrogateur, Interrogatif : la conscience, le désir, le doute. Triptyque de l’état d’art imposé en moi-même.
Je voudrais parler de ventre de toutes façons.
Quand nous sommes capables d’y installer une échelle et que de cette échelle, on accède à la pensée.
Qui dit échelle, dit barreaux, dit franchir.
S’installer d’abord dans les bas étages, pour ne jamais s’arrêter de monter .
Fabriquer de la pensée de ce qui suinte, c’est ce qui est honnête.
Si tu penses avant de transpirer, tu penses à la place d’un autre, je préfère penser à la place de moi-même, c’est déjà pluriel.
Plus nous serons honnête sur notre propre condition, plus nous serons au combat du combat.
Partir de ce qu’il y a d’essentiel, d’organique pour construire une échelle.

Ce qui fait que tu acceptes de descendre, de glisser, de suinter et tu ne sais pas comment te relever. Si tu vas fuir ou rester mais tu laisseras des traces.
Ces traces sont ce que tu deviens.
Cela suffit toutes ces choses accrochées à leurs branches.
Décrochons-nous nous-mêmes.
Je préfère crever de ne pas avoir menti.
J’aurais laissé mon odeur et mon souffle plutôt que d’avoir survoler.
Nathalie-Dalilà Boitaud