Amants, heureux amants...
Si un jour tu meurs :
• Intro
• Théâtre pour une rue (dossier)
• Passants des rues
• Amants, heureux amants...
• L’universel, c’est soi-même moins les murs
• Ce qui nous guide et nous perd
• L’acte de création comme acte d’amour
• « Reconnaître c’est découvrir à nouveau »
• Mots d’artistes
• Extraits choisis de l’Encyclopaedia Universalis
• les conditions

Un ange passe
Du bien. Du mal. Les deux ?
On va trouver d’emblée ce que chacun aime. Oui, plutôt comme ça, c’est ça. Et voilà.
Et adieu ou à bientôt, suivant les circonstances.
Les amants sont évidents, mais personne ne le remarque.
Amants, heureux amants, voulez-vous voyager ?
Que ce soit aux rives prochaines, soyez-vous l’un à l’autre un monde toujours beau, toujours divers, toujours nouveau, tenez-vous lieu de tout, tenez pour rien le reste.
Et mille autres refrains du même ordre semés dans le vent à travers les tempêtes du temps.
Tu vois tous ces personnages avec leurs costumes ?
Ils vont être nus d’un moment à l’autre, se donner autant de plaisir et de tendresse qu’ils le pourront, naviguer à vue, toujours en alerte, éviter les écueils, jeter l’ancre, repartir doucement.

Cachez-vous bien frères et sœurs de la côte, ne signalez pas votre position. Virez quand il faut, mentez, masquez-vous, taisez-vous, ne faîtes confiance à personne, ne donnez jamais les noms sociaux, ne balancez pas vos partenaires.
Vous êtes les vrais terroristes d’une époque qui les cherchera partout, sauf là.
Et puis, un jour ou l’autre vous êtes morts. Vous voilà en cendres.
Anéantis comme il faut, rires, chansons, soûleries, danses, bains, murmures, sommeils, illuminations, gémissements dorés, gentillesses.
Quelque chose n’a pas été dit…
Tu l’entends ?