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 UZ & COUTÛMES

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Théâtre / actes

Hebs  Nouveau... 
théâtre du bitume en trois actes et un chaos
Kinshasa
Clowns sans frontières, 2008
Si un jour tu meurs
théâtre pour une rue
Opéra Bitume I et II
théâtre pour un quartier
Points communs
danse théâtre pour une ville et un littoral
Toutes ces choses qui nous échappent
poésie visuelle, féminine et sensible
Plus grande est la beauté, plus profonde est la souillure
théâtre peint autour de l’œuvre de Georges Bataille
Rhapsodie de passage
actions d’art en milieu scolaire I
Semaine internationale de la poésie
(spectaculaire et vivante)
actions d’art en milieu scolaire II
Collège Ausone
actions d’art en milieu scolaire III
Des habits et moi
costumes de mots et autres récupérations

Matières / pensées

Nous sommes des survivants
réflexions non définitives, en direct d’Alger, mars 2004
Ce théâtre est à vendre
écrit sur la crise. Août 2007
L’éducation artistique
interrogations sur le fond de la chose , 2003

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à propos d’Uz & Coutumes
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 coordonnées :

Cie Uz & Coutume
Direction artistisque : Nathalie Dalilà Boitaud
uzetcoutumes@laposte.net
05 56 25 38 46 / 06 22 51 09 16
4 rue Faza. 33730 Uzeste.

 administration :

Illusion & macadam
Mathieu Argaud
mathieu@illusion-macadam.com
08 70 444 052 / 06 11 56 30 51
 

L’universel, c’est soi-même moins les murs

Si un jour tu meurs :

Intro
Théâtre pour une rue (dossier)
Passants des rues
Amants, heureux amants...
L’universel, c’est soi-même moins les murs
Ce qui nous guide et nous perd
L’acte de création comme acte d’amour
« Reconnaître c’est découvrir à nouveau »
Mots d’artistes
Extraits choisis de l’Encyclopaedia Universalis
les conditions

L’amour est un prétexte pour passer de l’intime à l’universel.
L’amour envisagé au pluriel au sens d’un sentiment indescriptible qui est à l’intérieur du ventre.
Au pluriel parce que les sources d’amour sont indénombrables et qu’il n’est pas question de restreindre le mot à un rapport homme/femme. Il n’est pas question d’enfermer cela dans des codes : l’homme, la femme, la procréation. Je ne pense pas que c’est cela qui fait que tous les matins, il y a du sang qui circule dans tes veines.
Ce sang-là, tu es libre d’en faire ce que tu veux.
A chacun de se tenir debout.
Je me sens capable d’aborder quelque chose d’universel parce que je me sens capable d’en créer des individualités.

Je n’ai pas honte de parler d’amour parce que je me sais chargée d’un questionnement profond.
Si à certaines personnes, l’amour renvoie une platitude, moi, cela me parle de multitude impalpable, donc inconcevable C’est parce que c’est inconcevable qu’il est nécessaire de le concevoir.
C’est parce qu’il existe un propre questionnement que je désire interroger l’autre.
Je me sens suffisamment chargée d’une réflexion pour ne pas faire de l’amour une carte postale, mais une mappemonde que nous ne connaîtrons jamais.
Finalement, c’est une thématique qui cherche suffisamment loin, pour être suffisamment près.
On refuse de parler de l’universel par souci de sa particularité.

Personne n’accepterait de parler de son histoire et que ce soit celle de tout le monde.
Si on accepte l’histoire du monde et qu’on se rend compte que c’est la sienne, c’est aussi insupportable que de parler de sa propre histoire et se rendre compte que c’est celle de tout le monde.
Plus tu es toi-même, plus tu accèdes à la réalité du monde, plus tu es un grain de sable.
Plus tu as l’impression de planter tes pieds dans la terre, plus tu deviens de la brume.

Ce qui m’intéresse dans l’amour, c’est ce paradoxe entre l’existence à son paroxysme et le fait que ce ne soit que de la poudre aux yeux par rapport au néant dans lequel tu es projeté. Fondamentalement.
On joue dans l’attraction de forces contradictoires, qui sont celles de la vie et de la mort.
Je n’ai jamais autant existé que dans cet instant où l’autre me tient, et si j’existe tant, c’est parce qu’à cet instant même, je pourrais être pulvérisée.
Car l’instant même n’existe pas
Un instant n’existe que parce qu’il est éphémère et nous renvoie à notre essence d’éphémère, de mortel.
A cet instant-là, tu prends tellement conscience que tu es vivant, que c’est tellement délicieux d’être vivant, que tu prends conscience que tu es mortel.
Tu prends conscience que la seconde d’après tu seras dans un déficit d’être, dans une incomplétude.
Le déficit d’être n’existe que dans la plénitude d’être.

Il n’y a pas de sentiment aussi fort que dans l’acceptation de son contraire
Tu n’es démuni que si tu as été muni.
L’amour, c’est le vide qui trouve sa mesure et qui la perd toute à la fois.
Tu ne peux te perdre que parce que tu te trouves et vice versa.

L’amour c’est la rupture de l’abandon mais pas l’abandon de la rupture.
L’amour pour moi est une fêlure sur une fêlure, mais pas un pansement
C’est une fracture de plus sur une fracture qui est.
Ce n’est pas une réparation, c’est de nouveau un choc.
En ce sens, c’est une solitude.
C’est fondamentalement catastrophique et absolument fabuleux
Ce spectacle parle de l’enlacement et l’enlacement peut être ta propre solitude
Je voudrais donner envie à chacun de danser sa propre solitude.

Nathalie-Dalilà Boitaud

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