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coordonnées :Cie Uz & Coutume
administration :Illusion & macadam
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Mots d’artistes
Si un jour tu meurs : Les aphorismes qui suivent ont été dit, au cours des étapes de travail et de recherches, par les différents comédiens et danseurs du spectacle. Ils ont été enregistrés, en voici quelques extraits... « Ces personnages ont un amour terrible parce qu’ils en sont arrivés à un niveau de l’ordre de la bestialité. Il n’est plus du tout question d’intellectualisation de l’amour. Ils aiment leurs peaux, leurs odeurs, le contact, la présence et leur impossibilité de faire autrement. Leur amour existe dans la conscience de cette limite qu’est la mort, il cherche dans les dernières ressources, au désir le plus immédiat. »
« Choisir l’honnêteté de la solitude au mensonge de l’union. » « Devant la mort, l’homme a choisi d’aimer ; quoiqu’il arrive, il fera le choix d’aimer » « L’amour c’est quoi ? Est-ce que c’est un besoin fusionnel ? Un besoin de se foutre sur la gueule ? » « Au milieu des étoiles, il y a le trou noir.
« Il est toujours possible de dire je t’aime et d’éclairer tous les je t’aime du monde mais alors, il ne faudrait pas se couvrir d’autre chose. » « Quand tu vas retrouver ton amoureux, tu as le monde entre ton cœur. » « On s’est trouvé, il n’y a pas de résignation, même si leur vie paraît un peu monotone, ils sont ensemble par amour. Ce n’est pas une habitude, ni une sécurité. Ils ne sont pas quittés parce qu’ils n’ont pas eu besoin de se quitter. »
« Est-ce que je t’aime pour de vrai, pour toujours ? » « C’est populaire parce que ça parle à tout le monde, parce qu’il y a un résonance dans chacun. Dans chaque histoire, il est question d’enlacement, de corps qui nécessairement se rapprochent, se respirent, cela parle pour tout un chacun. C’est élitaire parce que c’est traité avec une véritable poétique, une exigence. Il n’y a pas de prétention dans la thématique, mais dans la façon de la traiter.
« Ce qui m’intéresse , c’est le travail en amont avec les habitants de la rue. C’est un spectacle de rue qui démarre en milieu rural qui va revenir dans l’urbain. On ne fait pas du social, on essaie d’investir les gens. » « Je me lance dans une aventure où pour tout le monde, c’est un pari. Il y a des moments où tu es à fond, où tu as une ligne de direction, il y a des moments, où, parce que c’est un pari, tu es dans le vague. » « Elle va continuer à mentir et ça va la briser petit à petit. » « La danse raconte des émotions qui ne se disent pas. Elle raconte l’histoire dans un autre langage. » « Mon personnage est un écorché, un révolté, un humain qui subit les autres humains et qui se révolte de cela, en étant amoureux là-dedans. » « Je n’ai pas une approche très intellectuelle du personnage. J’essaie de prendre le texte, de me l’approprier, de sentir pourquoi il dit telle ou telle chose, qu’est-ce qu’il ressent quand il est dans les bras de sa compagne ou quand tout explose autour de lui.
« Au sein de ce que tout le monde va voir, il y a le détail que seules quelques personnes vont voir, sentir, toucher. Il existe une progression vers la minutie » « Il ne faut pas parler de quelque chose, il faut déclencher des choses. Les gens qui créent le spectacle doivent ressentir des choses fortes, engager d’eux, prendre des risques, faire des choses qui lui font peur. » « Je ne pense pas que parler d’amour soit un prétexte, il faut prendre les choses de façon brute. Il y a la volonté commune de faire quelque chose qui va faire bouger les gens qui viendront voir le spectacle.
« Elle s’est inventé un univers mais elle ne s’est pas rendue compte à quel point elle est seule. Un univers solitaire qui n’est pas celui du chagrin. » « Ce qui est merveilleux, c’est se rendre compte que l’on fait tous partie du même souffle : cette rue » « Il faut faire naître le risque » « La danse puise dans certaines situations de jeu et nous emmène à les dévoiler, les exacerber, les transcender. Les deux pratiques se nourrissent sans cesse et les personnages naissent de ces aller-retour » « Le geste est au service de l’histoire, au service de l’intérieur des personnages, de quelque chose qui est organique. De ce qu’il pourrait vivre. De ce qu’ils voudraient vivre. De l’ordre du fantasme. » « Le mensonge, les gens ne le verront peut-être pas, mais nous on le sait, c’est la promesse . Quand tu commences, le mensonge : c’est la promesse » « Ce sont tous les enjeux des forces et des faiblesses. Qu’est ce que tu affirmes au premier plan et qu’est-ce qu’il y a derrière sous-jacent ? La troisième question à se poser, c’est ce qui fait que l’un ou l’autre est devant et que tu offres ainsi au public ces aller-retour ? » « ça ne doit pas raconter, ça ne doit pas défendre. ça doit chercher à déclencher…Des émotions basiques et violentes . être pris d’une folie » « C’est l’abandon d’une croyance, la remise en jeu d’une certitude. Tous les personnages touchent cela de près. De différentes façons. Ce qui m’intéresse, ce sont les aller-retour entre la solitude et la vérité » « Le décalage plutôt que l’humour. Le décalage renforce le propos initial. L’humour l’annihile.
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