uzeste.org • site web d'expression poïélitique de la Compagnie Lubat de Gasconha


 uzeste musical visage village des arts à l'œuvre

 

Adhésion à Uzeste Musical

Devenez membre d'Uzeste Musical ! Adhérer vous permettra de bénéficier du tarif réduit sur toutes nos manifestations, de recevoir des invitations pour certains de nos concerts et d'être conviés à notre assemblée générale. Et surtout, votre adhésion symbolise votre soutien au projet, elle est nécessaire au fonctionnement de nos activités.

20€
par chèque bulletin d'adhésion à imprimer, remplir et renvoyer...
via Paypal

votre panier PayPal
solution de paiement simple et sécurisée

Note d'André Benedetto après le concert CHANSONS ENJAZZEES
12 décembre 2008 par la Compagnie Lubat d’Uzeste Musical au Théâtre des Carmes d’Avignon. Avec Bernard Lubat (chant, claviers), Fabrice Vieira (guitare, voix), Fawzi Berger (batterie), Louis Lubat (batterie), Thomas Boudé (guitare).

Ça swingue, ça danse, ça chante, ça respire, c’est en mouvement, ça vit à fond la caisse, c’est la mer et le vent, et puis ça se heurte au monde, aux murs, ça se soulève comme vagues, ça cogne dur, ça se questionne, ça s’entête, ça pétrit l’avenir avec toutes les imperfections, ça s’épanouit, ça retombe, ça se relève, et le public ressent tout ça et il s’y voit, il se sent entrer dans le mouvement, ça vibre et chacune et chacun se sent renaître et vivre avec les rythmes des profondeurs, et imagine tout ça parce que chaque musicien fait le même rythme que tous les autres, mais c’est le sien vraiment à lui, très personnel, car ils ne sont pas des boîtes à rythme rangées côte à côte, ils sont des rythmes qui galopent ensemble comme un troupeau de chevaux en liberté, les crinières au vent, et cela avec d’infinie variations, échos, pulsations, syncopes, vibrations non homologuées et autres aspérités infinitésimales, et dans tout ça qui se développe là-dedans, les gens, ils voient leur avenir des temps passés de l’âge d’or qui se pointe déjà sur l’horizon comme avant l’heure, comme s’ils y étaient déjà et ça les rend joyeux, ça les prépare un peu à devenir meilleurs, à se poser les vrais problèmes de la vraie vie paisible, à ne plus fuir, à vivre ensemble au grand galop et déjà libres, quant à savoir s’ils reprennent ensuite la marche au pas, au doigt et à l’œil comme si rien n’avait été ni ne s’était produit en eux, je n’en sais rien mais il me semble que même après une catharsis qui ramone de fond en comble, il doit bien en rester quelques traces dans toutes les mémoires du corps.

André Benedetto

 uzeste.org site web d'expression poïélitique de la Compagnie Lubat de Gasconha plan du site | imprimer