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 uzeste musical visage village des arts à l'œuvre

 


télécharger l'affiche de la 27° Hestejada de las arts, une peinture de Martin Lartigue (jpeg 1131 x 1772 pixels, 832Ko).


Quand le patrimoine est poitrinaire

Quand le passé ne passe pas, là ou là quand, l'artistique met la culture en crise.

Adresse au peuple absent (feinte indifférence !?)

Uzeste Musical est une entre-crise entre deux prises (et non pas entreprise entre deux crises).

De nouvelles formes et plasticités (esthétiques, conceptuelles, virtuelles) de nouveaux trajets (projets, processus), se plantent, poussent, surgissent (et crèvent aussi) de partout, transportés par de nouvelles imaginations, recherches et créativités d'artistes impliqués dans l'art, parfois prolongés par la pertinence d'acteurs culturels conséquents conscients de cette réalité. Ici il ne s'agit évidemment pas ou plus de ce que répertorie l'industrie du divertissement tonitruant, nouveau patrimoine commercial pour clientèle captive que véhiculent les «y'académies» de tous poils ou autres «pipolitiques cuculturelles» municipalisées (électoralisantes ?) qu'on voit fleurir (flétrir ?) l'innocence au cœur, comme avant-garde d'une décentralisation concentralisée ayant comme principe unique actif : la convivialité (nouveau créneau massif de démagogie participative !)

Les chercheurs d'art vivent survivent ravivent ne se contentant pas d'exister, les œuvriers créateurs (artistes, techniciens, administratifs) œuvrent aux forceps à l'ouverture de nouveaux intervalles à prendre. Ils créent, creusent, confrontent, échangent, changent. Cultivateurs de cultures, les inventeurs, novateurs, artistants, artistisants défrichent, déchiffrent, sèment et moissonnent aux antipodes des avatars vantards de la culture intensive ultralibérale «indépassable» en rut (superproductivité turgescente, résultats avant la lettre, profits financiers révélés).

L'Art ! Presque un gros mot. Bizarre. Comme si on ne se sentait pas digne de le prononcer (comme si on nous y avait «éduqués» ?).
L'art ou la conscience du manque de manque (contre le trop-plein).
L'art ou la richesse de l'insatisfaction.
L'art respiration, pré-occupation de l'espace de l'espèce.
L'art ou l'œdipe incarné,
l'art c'est l'autre, l'autrement, le pluriel bien singulier.
L'art ce n'est pas le «bon» sens, c'est dans tous les sens. Contre tous les sens uniques.
L'art c'est le doute, l'esprit critique, le trajet, l'inachevé.
L'art, subversion des vieilles idées reçues déçues.
L'art, esthétique d'avant les formes.
L'art ou l'être individué ­ altérité délibérée ­ délibérément.
L'art, exemple à ne pas suivre.
L'art de se planter. En beauté.
L'art laisse des traces, non des preuves.
L'art, symbole d'imprévisible, d'aléatoire, d'éphémère (ne pas confondre éphémère et effet mémère pépère). Si la prétention à l'art ne suffit évidemment pas, la modestie ­ vraie ou fausse ­ n'y sert à rien. L'humilité oui ! La fierté oui ! Au boulot les pros, les preux (lépreux !?)
L'art c'est quand on sait qu'on ne sait pas, et pourquoi ! C'est quand on sait l'inatteignable (c'est-à-dire exactement ce qu'il reste à faire et à refaire), c'est quand on sait l'indicible cible. L'art c'est l'inconnaissance de soi, l'ignorance de soi (réservoir inépuisable).
L'art désir d'art. Nul besoin ! Quand le désir laisse à désirer, le besoin use à besogner.
L'art ou la carte d'intensité. Il ne s'agit plus de ressemblance ou d'appartenance, encore moins d'étendard. Il s'agit de singularité, de particularité, de personnalité, d'autonomixité, d'indépendance, d'indé-tendance, de responsabilité, de liberté.
L'art c'est quand je me demande, dépasse mes bornes, mes préjugés, présupposés, prémâchés, préculturés. Arithmétique rythmiquement comptant, sonnant, trébuchant, tout s'entend, rien ne s'écoute, on s'en doute, gagner sa goutte, croûte que coûte.

L'art né alarmé à l'armée. Art larme de dissuasion lascive ?

Art de l'improvisation, de l'improvision, de l'interprétation, de l'interpénétration, de la transe-formation, de l'aléatoirisation, de la déconstruction, de la geste-station, de l'inconfortation, de l'innée-jaculation. Art de la composition instantanée mult'immédiate (rien à voir avec un quelconque spontanéisme révélé), art de l'imprévision, de l'invisible imprévisible. Art de l'entremêlement, du décloisonnement, du déraisonnement, de l'inconsentement. Art de la joute, du défi, du trajet, du sujet, de l'objet, du contre-pied, art de l'humour à mort. L'art d'avertir en divertissant, l'art de divertir en avertissant.

Art de la diffusion de l'art. Et non papa, pâté, pathos, patraque, matraque, assourdissant, aveuglant, clientélisant, asservissant. L'art réveille, secoue, énerve, dérange la détresse ­ dépit des bons goûts établis défraîchis. L'art tutoie l'indifférence, l'art s'engage, implique, incite, incline, intente, invente, invite. L'art inconscientilise les vieilles valises balises.

L'art n'en a rien à secouer des «au-dessus de la mêlée».

L'art est DANS la mêlée (qu'elle s'en rende compte ou pas).

L'art pousse de racines vivantes cultivées et non pas idolâtrées, refoulées, lyophilisées, calcifiées, bocal-localisées à l'étouffé (allez tous faits et refaits).

L'art, c'est comme la liberté, ça n'a pas de prix et pourtant ça coûte, et pourtant ça rapporte.

L'art si ça ne gagne pas ça débarrasse.

Je ne dois rien à tout le monde, je dois tout à personne.

Bernard Lubat

PS : Si, «ce qui reste d'un homme c'est ce qu'il a donné aux autres», ce qui reste d'un artiste c'est ce que les autres lui ont piqué.

Uzeste Musical... avant

l’Uzestival du Nouvel An 2008
l’Uzestival d’Automne
30e Hestejada de las arts
29°Printemps 2007
w-e avec l'IRCAM
Impros & w-e au poil
Créolis'action
Noël Enjazzé
Oxygéné Enjazzé Branché
29° Hestejada de las arts
Juin 2006
28° Printemps 2006
28° Noël d'Uzeste Musical 2005
28° Hestejada de las arts
Créolis'action
Clément Surfe 30.07.05
Décembre ensemble 2004/2005
   • la Halha de Nadau
Novembre en tremble
Octobre bouge
   • l'IRCAM à l'Estam
27° Hestejada de las arts
Juin Européen
Printemps 2004
Rassemblement Poïélitique d’Uzeste Musical 2003

27e Hestejada de las arts d’Uzeste Musical

Du 18 au 22 août 2004 La grande fête poïélitique d’Occitanie océanique

directeur artistique : Bernard Lubat

mercredi 18 août

Maxime du jour : "Un art libre induit un regard libre." Robert Bresson

10h30 Pré Cazaubon - Ateliers

Les Enfances de l’art

Jeux d’expression artistique du Conversatoire d’Uzeste Musical (école musicale du rythme et de l’improvisation), pour enfants, adolescents et adultes.
Entraîneur-joueur Stéphane Cazilhac, avec Arnaud Rouanet, Fabrice Vieira, Fawzi Berger, Yoann Scheidt

10h30-11h30 Lou Careyrot (rue Faza)

Radio Uz recrute pour ses enregistrements publics du Petit pommier, artistes (orateurs, danseurs, slameurs, bouilleurs du cru… bienvenus) pour initier rencontres hasardées devant public national local curieux (renseignements-inscriptions sur place).

11h00 Espace Nouvelle Vie Ouvrière – Rencontre-débat

« Mouvement social, où en sommes nous aujourd’hui ? »

Face au gouvernement et au Medef, de quel rapport de force avons-nous besoin ? Comment construire et avec qui des solidarités nouvelles ? Des convergences nécessaires pour les faire reculer et passer à l’offensive ?
Avec Alain Delmas, Philippe Mediavilla...

12h00 Carrefour L’Estaminet – Apéro vernissage

Ouverture des expositions d’arts plastiques

Maison Chez Régine : « T-shirts, diffusion de l’art / art de la diffusion » par Jacky et Matthieu Liégeois
Grange du Transartistic Café L’Estaminet : « Le jardin est dans le pré », œuvre murale de Jacques Taris. 36 pièces disposées en un carré de six rangées de six pièces plus deux pièces « documentaires ».
Atelier-garage Chez Régine : « Impressions d’Uzeste », linogravure Martin Lartigue, Jacky et Matthieu Liégeois

12h30 Pré Cazaubon – Apéro swing poïélitiste

Le débloc-notes de Lubat (1)

Revue de presse et nouvelles du fond – situation poïélitique d’Uzeste Musical, diverse et d’été.

14h00 Lavoir communal – Conférence débat

Les Entretiens d’Uzeste (1)
"La pensée du tremblement"

en co-élaboration avec Co-errances, coopérative de diffusion.
Elle ne correspond ni à la peur, ni au doute, ni à l'incertitude. Elle résiste aux raidissements des pensées de système et aux emportements des systèmes de pensée. Elle maintient tout système dans son cadre méthodologique et le garde de verser dans des absolus. Elle ouvre l'identité sur le rapport à l¹Autre et sur le change qui provient de l'échange, sans que cette identité en soit perturbée ni dénaturée. Elle est la pensée sismique du monde qui tremble en nous et autour de nous. Elle en revient à ce passage, à ce suspens du jugement, et peut-être de l'Être, que Montaigne a si génialement prétendus, comme à la fréquentation, non à la possession, de la terre, proposée par les pensées amérindiennes, comme à la fonction tellurique de la lignée des ancêtres, jamais close ni excluante, chantée par les peuples de l'Afrique subsaharienne. Les catastrophes frappent le monde, mais l'espoir vient aussi de partout. Il nous faut l'entendre.
Édouard Glissant

14h30 Atelier-théâtre de La Menuiserie - théâtre

Gestes. Est-ce ainsi que les hommes vivent ?

Au cœur d'une routine étouffante qui prend au corps, qui emmène l'être dans une cadence où il se perd, où il s'oublie. Combien de gestes sont mis au placard ?
Avec : Anne Righetti, Coralie Servolle, Mylène Servolle. Mise en scène : Nathalie Boitaud.

15h30 Transartistic Café L’Estaminet – Poïésique

« Je ne connais quant à moi que des anges »,

d’après « Alma Matrix » de Léo Férré
Nathalie Boitaud (texte), Yoann Scheidt (batterie)

16h00 La Menuiserie – projections

300 jours de colère

Documentaire de Marcel Trillat, en partenariat avec La Nouvelle Vie Ouvrière. 2002, 80mn
En juin 2001, alors qu'était annoncée la fermeture de leur usine, les 123 salariés d'une petite filature lilloise appartenant au groupe Mossley-Badin débutaient une lutte pour obtenir un véritable plan social. Marcel Trillat a suivi pendant neuf mois cette petite foule sentimentale et révoltée qui refusait de capituler...

16h00 Salle des fêtes – selfs’plicaction

La leçon de musique (1)

Les tambours du jazz : Bernard Lubat réplique et self’splique (batterie, causerie et table d’écoute).
Spéciale dédicace à Elvin Jones

17h00 Cabane GFEN – Istoria d’Occitania

Atelier public sur les écrits de Félix-Marcel Castan

Félix-Marcel Castan a passé l'essentiel de sa vie à essayer de clarifier pour lui-même et ses contemporains les questions de culture, d'art, d'Occitanie, de décentralisation culturelle, de rapport à la langue, de poésie et de littérature, de pédagogie... Son oeuvre est immense mais elle reste à découvrir...

17h00 Jardin du ruisseau – Lecture/musique

La Vie matérielle de Marguerite Duras

Aller-retour entre l’auteur et nous dans le temps qui nous est commun.
par Martine Amanieu (textes dits), Stéphane Cazilhac (piano)

18h00 Transartistic Café L’Estaminet – Concert

« Les duos du Corneloup » (1)

François Corneloup (saxophone baryton soprano)
Un des représentants les plus pertinents de la nouvelle scène européenne des musiques jazzcognitives contemporaines. Outre ses responsabilités de leader à travers son quartet, il joue entre autre avec Henri Texier, Michel Portal, Louis Sclavis et en trio avec Bruno Chevillon et Bernard Lubat.
Invité du jour : François Rossé (piano voix)
Compositeur de musique contemporaine, improvisateur éclairé (en propage les pertinences à travers concerts, ateliers, master-classes)

18h00 Grange des artistes – concerts

« Trio d’en bas »

Fabrice Vieira (guitare, voix), Arnaud Rouanet (saxophone), Yoann Scheidt (batterie). Invité du jour : Nathalie Boitaud.
Issus et responsables des Cultivatures Transartistiques contemporaines vitales vivantes d’Uzeste Musical / Cie Lubat de Gasconha, les jeunes artistes de la nouvelle génération jazzcogne.

19h00 Patio L’Estaminet – Récit musique (1)

La Gueuse de Patrick Espagnet

Christian Vieussens –
Un texte de Patrick Espagnet, émouvant d’humanité et de sensibilité, une écriture d’en bas en haut contée jouée par Christian Vieussens – artiste œuvrier de Gascogne (musicien, peintre, conteur) – une sensibilité sans apprêt, une authenticité en liberté.

19h00 Salle des fêtes – théâtre

Elena de Bernard Manciet

par Isabelle Loubère, collaboration à la mise en scène de Gilbert Tiberghien
L'histoire d'une femme qui seule sur scène nous parle de sa vie, de son corps que l'on vient d'opérer, des hommes qui l'entourent, son mari, son beau-frère et un mystérieux Alain. Elle dit ses doutes, raconte des bribes de souvenirs.

19h30 Atelier Théâtre de La Menuiserie

« Je ne vous demande pas de me croire »

D’après « Plume d’ange » de Claude Nougaro
Ce ne serait pas un hommage, plutôt un passage de relais, une envie de continuer les mots du poète, parce que les mots ne s'arrêtent pas de marcher, en nous, en chacun, au hasard d'un souffle sur la terre. Comme une plume qui viendrait s'étendre au creux de la nuque...
Avec Juliette Minvielle, Margôt Auzier, Diane Camus, Raphaëlle Camus, Antonin Monnié Cesses, Yacine Barechdy, Nathalie Boitaud. Mise en scène : Nathalie Boitaud.

19h30 Cabane NVO – Expression vivre

« 15 minutes pour 15 ans » d’échange qui nous change.

Soli-sauvage du jour : Fawzy Berger (artiste musicien, batteur, percussionniste)

20h00 Pré Cazaubon – Apéro swing poïélitiste

21h30 Parc de la Collégiale – Concert, récital poïésique

Nuit sauvagement tendre

"Oboa"

Jean-Luc Fillon (Cor anglais, Hautbois jazz), Carlo Rizzo (Tambourins, daf, riqq), Joàn Paulo (piano) – co-production C.C.A.S

Léo ! Allô le temps ? (Récital poïésique)

Richard Martin (comédien, acteur, metteur en scène, directeur fondateur du théâtre Toursky, Marseille) et Bernard Lubat (piano, chant et chansons).
Un plongeon sans sommation dans les textes de Léo Ferré par un duo d’outre-passeurs majeurs et vaccinés. Invitation à re-découvrir les mots dis maux du grand Léo.

« Strada » Sextet

Henri Texier (contrebasse), Sébastien Texier (anches), François Corneloup (anches), Guéorgui Kornazov (trombone), Manu Codjia (guitare), Christophe Marguet (drums), Charles Caratini (son).
Depuis trente ans de contrebasse à cordes et à cri, Henri Texier passe et transepasse son histoire du jazz à plusieurs générations de musiciens qui ont su profiter de l'aubaine, de sa générosité, de son travail de compositeur, de son swing magistral d'improvisateur grooveur, de son énergie de brise-glace. Il entre ainsi dans la lignée des grands contrebassistes, graves et augustes fauteurs de troubles et d'histoire du jazz (Charlie Mingus, Charlie Haden). Ici dans ce sextet, il est entraîneur joueur compositeur entouré de quelques-uns des meilleurs représentants de la nouvelle génération de la musique jazzcognitive française.

1h00 Transartistic Café L’Estaminet – free jazzcognitiverie

Bernard Lubat reçoit qui veut qui ose. Quand les chercheurs d'articulent. Désir au cœur, raison ravie

Jazzbalalalubat

Pour transcendancer tout ouïe de la tête aux pieds sans y jazzypenser.

jeudi 19 août

Maxime du jour : « Le silence des pantoufles est parfois plus inquiétant que le bruit des bottes »

10h30 Pré Cazaubon – Ateliers

Les Enfances de l’art (suite)

10h30 Espace inter-CE - atelier

Dans le noir

Atelier d'écriture avec Stéphanie Benson)

10h30-11h30 Lou Careyrot (rue Faza)

Rendez-vous Radio Uz du petit pommier (suite)

11h00 Cabane NVO – Rencontre-débat

Rencontre autour des Job

Stéphanie Benson, auteure de nombreux romans noirs a engagé un travail d’écriture avec l’ensemble des protagonistes de cette lutte. Ils viendront nous raconter le cheminement qui amène à l'idée de transmettre cette tranche de vie sociale, le rapport à l'écriture et à la lecture qui en découle et les luttes en perspective qui demeurent ou voient le jour.
Pourquoi ressent-on la nécessité d'écrire un livre sur cette lutte ? Pourquoi choisir la forme littéraire du roman ? Qu'a généré la lutte des Job en matière culturelle et en terme de création ? (Vidéo, revendication que l'usine devienne un lieu de création, etc.)

11h00 La Grange des artistes – Film

Les enfants de Marguerite Duras (1984, 90 mn)

Ernesto est un paradoxe, sept ans, et pourtant physiquement adulte, il refuse l’école parce qu’on y apprend ce que l’on ne sait pas, c’est peut-être un petit frère du vice consul d’India Song, ce modèle de l’intelligence et du désespoir politique.

11h00 salle des fêtes - Projection

1/0 Guerre chronique - 50 min 2003.

Artistes & Associés : Fabien Beziat, Pascal Convert, Yohann Costedoat-Descouzeres, Miguel Moro.
"L'imagination ne peut puiser ici hors d'elle. C'est alors que l'imagination doit creuser en elle. Dans un travail d'archéologue des images-sons. Regarder-entendre pour ne pas mourir. Car celui qui regarde-entend sa tombe en la creusant est vivant. Il regarde-entend son histoire dans l'histoire. Imaginer donc l'inimaginable en creusant au fond des images, des sons, creuser leur apparence si lisse, révéler leur matière, leur chair, creuser en elles, en soi(...)nous savons où nous sommes : loin de Bagdad. Être loin de Bagdad aujourd'hui, ce n'est pas une faute, c'est une chance, une chance de pouvoir "élaborer le terrible".

12h00 Carrefour L’Estaminet - expositions d’arts plastiques

Apéro rencontre quotidien (suite)

12h30 Pré Cazaubon - Apéro swing transatlantique

Les Tambours Créoliens

Tambours de la Martinique / Tambours d’Aquitaine
Première rencontre sur le pré-occupé.

14h00 Lavoir communal

Les Entretiens d’Uzeste (2)

1ère partie « Histoire de séduction : les caprins d’abord »
Causerie de Claude Gudin poète et scientifique (biologiste)
A partir de son dernier livre paru au Seuil en 2003 « Une histoire naturelle de la séduction » (Prix du livre scientifique en 2004), Claude Gudin propose un panorama des stratégies de séduction : des cellules primitives à l’Homme en passant par les plantes et les insectes. « Pourquoi ne trouve-t-on pas dans un troupeau de bovins, d’ovins, de caprins, autant de mâles que de femelles ? Ne faut-il pas dès maintenant envisager une protection des mâles plus efficaces ? »

2ème partie : Liberté artistique, public/privé, municipalisation de la culture et de l'artistique. Quelles tendances, quelles distances, quelles dépendances, quelles incidences ?
Fabien Barontini (directeur artistique du festival Sons d’hiver, Val de Marne), Jacques Pornon (directeur licencié de la Maison de la culture d’Amiens), Bernard Lubat (directeur « licencieux » d’Uzeste Musical)…

15h00 Salle Transartistic Café L’Estaminet

« Je ne connais quant à moi que des anges »

d’après « Alma Matrix » de Léo Férré
Nathalie Boitaud (texte), Yoann Scheidt (batterie)

16h00 salle des fêtes - Projections

Coup de Pompe. projection avant-première

Un film de Dominique Poupardin, en partenariat avec La Nouvelle Vie Ouvrière (60’, 2003)
Mai 2000, la manufacture de chaussures Myris ferme définitivement ses portes. C’est la fin de 80 années d’histoire industrielle à Limoux une petite ville aux pieds des Pyrénées.

A travers le regard de trois salariés, que le réalisateur a suivi sur une période de trois ans, de la fermeture de l’usine à sa destruction, ce documentaire aborde les questions de l’attachement à un métier et à un outil de travail, du difficile travail de deuil, de la lutte et de la dignité, du chômage et du reclassement.

16h00 parc Seguin - Selfs’plicaction

La leçon de musique (2)

La contrebasse du jazz d’Henri Texier

16h00 Espace inter-CE - atelier

Dans le noir

Atelier d'écriture avec Stéphanie Benson

17h00 Cabane GFEN (Champs Alizés)

Atelier public sur les écrits de Félix-Marcel Castan

17h00 Jardin du ruisseau (rue de la boucherie) – Lecture (2)

L'été 80 de Marguerite Duras.

Lecture-musique. Chronique sur l’actualité politique de l’été 80.
Martine Amanieu (texte dit), Alice Amanieu (piano)

17h00 Patio Transartistic Café L’Estaminet – concert

Fabrice Ingueneau (accordéon), Fabrice Vieira (guitare, voix)

18h00 Transartistic Café L’Estaminet – concert

« Les duos du Corneloup » (2)

Invité du jour : Christophe Marguet (batterie)

18h00 La Grange des artistes

Nathalie Boitaud Quartet

La maladie de la mort de Marguerite Duras

"Ici le jeu serait remplacé par la lecture. Je crois toujours que rien ne remplace la lecture d'un texte, que rien ne remplace le manque de mémoire. Rien. Aucun jeu." Marguerite Duras.
Ceci n'est pas une performance. Ceci est une quête, une tentative de rencontre avec ce texte immense, parce que si radicalement écrit. Voilà pourquoi.

Avec : Nathalie Boitaud, Fawzy Berger, Arnaud Rouanet
Peinture : Cécile Marical
Mise en scène : Nathalie Boitaud

19h00 Patio Transartistic Café L’Estaminet – Récit musique (2)

La Gueuse de Patrick Espagnet

par Christian Vieussens (flûte, contrebasse) et Pierre Thibaud (percussions)

19h30 Cabane NVO – Expression vivre

« 15 minutes pour 15 ans »

Soli-sauvage du jour : Fabrice Ingueneau (accordéon)

19h30 Atelier-théâtre de La Menuiserie - théâtre

Elena de Bernard Manciet

par Isabelle Loubère, collaboration à la mise en scène de Gilbert Tiberghien

20h00 Pré Cazaubon – Apéro dansant d’accord et des on

Marc Perrone, Marie-Odile Chantran

22h00 Parc de la Collégiale

La nuit du créolien

Proposition « Imaginavoguée » (mise en réseau de la méduse) par Bernard Lubat (lancement du processus de créolis’action transartistique Martinique / Aquitaine. Etape suivante : Fort de France, février 2005).

Contrepoint pyrotechnique de Patrick Auzier mise en lumière de Grégory Laporte, mise en son de Fabrice Moinet mise en informatique Loïc Lachaise

Prologue (Le d'ici d'en la)
Tambours tout-monde

Ouverture
La mar (la mer)

Bernat Manciet dit Bernard Manciet

1er mouvement (Le là-bas d’ici d’en bas)
«Jazz caribéen contemporain»

«Paco» Charléry Quintet (Martinique)
Alain Charléry (percussions, congas, compositions), Alain Antoinette (contrebasse), Vincent Tolleron (saxophone), Dominique Bougrainville (batterie), Thierry Médelice (piano). Le tempo martinico-caraibe à travers les méandres de l’improvisation jazzistique et par les mélodies de Paco Charléry, maître tambour de Fort de France.

2ème mouvement (Le d'ici d'en base)
Pas de cimes sans racines, pas de racines sans cimes

Bernard Lubat chante en occitan sa jazzcogne au monde sur une musique de Dizzy Gillespie.

3ème mouvement (Le d’ici d’en bas en haut)
« Sous les mots dits à vie »

Extraits de textes d’Aimé Césaire et Édouard Glissant (poète, écrivain, vice-président du Parlement international des écrivains), dits par Martine Amanieu et Nathalie Boitaud (comédiennes). Extraits de poèmes de Bernard Manciet, enchant’scandés par Isabelle Loubère (comédienne chanteuse)

4ème mouvement (Le sans dessous dessus d’ici d’en)
« Déconstruire c’est s’instruire, ce n’est pas détruire »

Bernard Lubat (piano), Fabrice Vieira (guitare, voix), Yoann Scheidt (batterie, percussions), Loïc Lachaize (pièges et accidents de piano préparés)

5ème mouvement (Le d’ici d’en haut d’en bas de là-bas)
La pensée du tremblement

Édouard Glissant (texte).

6ème mouvement (Le d’ici d’en et de là-bas)
« Biguines racines, comptines gasconcubines »

Eddy Louiss (orgue) Bernard Lubat (accordéon)

7ème mouvement (La d’ici danse de là-bas)
« Biguine créoline »

Zigui no’t (Martinique)
Dany « Zaza » Boislaville (chant, saxo alto), Félix Clarion (guitare acoustique), Philippe Luc (guitare basse)

Final (Le d’ici d’en base en long en large ni en marge)
« Grand Vidé créolien jazzbal gasconcubin »

Tous tambours, tous en danse, tout s’entredéchaîne, nous sommes les maillons de la scène

vendredi 20 août

Maxime du jour : "Le monde ne souffre pas d'un manque de sécurité, mais d'un manque de justice."

10h30 Pré Cazaubon

Les Enfances de l’art (suite)

10h30 Espace inter-CE - atelier

Dans le noir

Atelier d'écriture avec Stéphanie Benson

10h30-11h30 Lou Careyrot (suite)

Rendez-vous Radio Uz du petit pommier (suite)

11h00 Cabane NVO – Rencontre-débat

« Jeunes et engagement, où en sommes nous ? » à partir d’un travail réalisé par le centre confédéral de la jeunesse avec une sociologue...

11h00 La grange des artistes – projections

India Song de Marguerite Duras (1974, 120 mn)

« j’ai dit à un moment donné que c’était un film de femme, un film féminin. Surtout pour les cris, j'ai dit qu'une femme, seulement une femme aurait pu avoir cette impudeur. De faire crier un homme à ce point. De déclarer l'amour à ce point. Sans le vivre... »

11h00 salle des fêtes - Projection

A l'Ouest - 52 min, 2003.

Manuela Morgaine, co-produit par Artistes & Associés.
On the wild side. Quelques artistes au Far-West américain

un film de Manuela Morgaine, image : Sabine Lancelin, son : Laurent Sellier, montage : Dora Soltani, collaboration artistique : Francesca Pollock, production : Playfilm, Images Plus, la Muse en Circuit, Envers Compagnie, avec la participation d'Artistes & Associés et de Nasser Volant.

Nevada – Utah – Arizona – New Mexico – quatre états – quatre artistes – quatre utopies – d'Hollywood au grain de sable, une contre-amérique. "Celui que tu veux détruire, commence par le faire passer pour un sauvage" Bertold Brecht.

Je rêve de mots - 35 min, 2004.

Artistes & Associés : Martine Convert, Frédéric Delpech.

Jenny Holzer travaille depuis les années 70 avec les mots. Installations en diodes électroniques ou projections lumineuses, elle leur fait envahir l'espace urbain et saper nos habitudes de pensée. "Je rêve de mots" tente de privilégier la concentration même de l'œuvre, sans en faire le commentaire, de restituer la tension de la parole, de proposer une projection de projection.

11h30 Lavoir communal - bio promenade

Suivez la botte à Nick

dans la nature où les arbres sont bouffés aux mythes.
Avec Claude Gudin (poète et biologiste)

12h00 Pré Cazaubon – Apéro surprise

Fabrice Ingueneau (accordéon), Marc Perrrone (accordéon)

14h00 Lavoir communal

Les Entretiens d’Uzeste (3)

1ère partie : Poésie de l’improvisation
Causerie de Robert Redeker (philosophe)

"Le terme d'improvisation renvoie, de prime abord, à un magma assez indistinct de notions souvent prises les unes pour les autres, employées les unes à la place des autres, amalgamées les unes aux autres. L'imprécision conceptuelle du langage ordinaire confond les mots "improvisation", "inspiration", "intuition", les prenant indistinctement les uns pour les autres. Dans cette nuit sémantique de l'esprit où toutes les vaches sont grises, la tâche du philosophe est en premier lieu d'opérer des découpages conceptuels afin de permettre un usage sain, différencié et approprié de tous ces termes. Qu'est-ce que l'improvisation ? Comment oeuvre-t-elle ? Dans quels domaines opère-t-elle ?

2ème partie : Media crisis : de la critique des media aux media de la critique
proposé par Co-errances, avec Christopher Yggdre, Patrick Watkins, Christel Chapin et Caroline Lensing-Hebben

"Par media crisis (crise des media), j'entends l'irresponsabilité croissante des mass media audiovisuels (MMAV) et leur impact dévastateur sur l'homme, la société et l'environnement. Je parle de la léthargie généralisée du public face à des MMAV agissant délibérément comme des vecteurs d'idéologies violentes, manipulatrices et autoritaires ; je me réfère également à la méconnaissance chronique et largement répandue des effets que ces mass media audiovisuels produisent sur chacun de nous. Je parle du refus quasi-unanime, dans les milieux professionnels concernés, d'engager le moindre débat critique touchant à leur métier. Je parle aussi de la répression féroce exercée au sein des MMAV pour maintenir les professionnels dans le rang et réduire au silence toute forme d'expression contradictoire. Enfin, je parle de l'obstruction pratiquée par les systèmes éducatifs du monde entier pour empêcher les jeunes d'accéder aux formes critiques d'enseignement des media et tout ce qui pourrait les inciter à remettre en cause le rôle et les pratiques des MMAV." Peter Watkins.

15h00 Transartistic Café L’Estaminet

« Je ne connais quant à moi que des anges »

d’après « Alma Matrix » de Léo Férré
Nathalie Boitaud (texte), Fawzi Berger (batterie)

16h00 La Menuiserie – projections

Un monde moderne. projection avant-première.

film de Sabrina Malek et Arnaud Soulier, en partenariat avec La Nouvelle Vie Ouvrière (90’, 2003)

Les Chantiers de l'Atlantique, à St Nazaire. A partir d'une résidence d'artiste, Sabrina Malek et Arnaud Soulier dévoilent la précarité des travailleurs du chantier, avec la réorganisation du travail et l'appel massif à la sous-traitance et à l'intérim. Les réalisateurs interrogent une nouvelle fois le monde du travail, les conséquences individuelles et collectives des changements qui y sont à l'œuvre.

16h00 parc Seguin - selfs’plicaction

La leçon de musique (3)

Le saxophone jazzcognitif de François Corneloup

16h00 Espace inter-CE - atelier

Dans le noir

Atelier d'écriture avec Stéphanie Benson

17h00 Patio Transartistic Café L’Estaminet – théâtre psychanalytique

L'Appariteur se déballe de et avec Sylvain Roux

17h00 Cabane GFEN

Atelier public sur les écrits de Félix-Marcel Castan

17h00 Jardin du ruisseau – lecture-musique

Écrire de Marguerite Duras par Martine Amanieu, Fabrice Vieira (piano)

18h00 Transartistic Café L’Estaminet

« Les duos du Corneloup » (3)

Invité du jour : Henri Texier

18h00 Grange des artistes

« Trio d’en bas »

invités du jour : Fawzy Berger (batterie), Jomy Cuadrano (peintre)

19h00 Cabane NVO – Expression vivre

« 15 minutes pour 15 ans » d’échange qui nous change.

Soli-sauvage du jour : André Minvielle

19h00 Patio Transatistic Café L'Estaminet - conte

René Martinez

20h00 Salle des fêtes – théâtre

Elena de Bernard Manciet

par Isabelle Loubère, collaboration à la mise en scène de Gilbert Tiberghien

20h00 Apéro swing biguine

Dany « Zaza » Boislaville

chante hier comme aujourd’hui biguine avec Ziguino’t

21h30 Parc de la Collégiale – concert

Pour Claude Nougaro

Bernard Lubat et André Minvielle, ses amis chantent sur lui.
Nathalie Boitaud dit des textes de lui.
André Minvielle chante un texte écrit pour lui par Claude Nougaro, avec Lionel Suarez (accordéon).
Bernard Lubat chante "le jazz et la java", "Cécile ma fille" et "Rimes"

« Je ne vous demande pas de me croire »

D’après « Plume d’ange » de Claude Nougaro
Ce ne serait pas un hommage, plutôt un passage de relais, une envie de continuer les mots du poète, parce que les mots ne s'arrêtent pas de marcher, en nous, en chacun, au hasard d'un souffle sur la terre. Comme une plume qui viendrait s'étendre au creux de la nuque...

Avec Juliette Minvielle, Margôt Auzier, Diane Camus, Raphaëlle Camus, Antonin Monnié Cesses, Yacine Barechdy, Nathalie Boitaud. Mise en scène : Nathalie Boitaud.

Eddy Louiss (orgue) Maurice Vander (piano)
Luigi Trussardi (contrebasse) Bernard Lubat (batterie)

Quatre piliers tauliers de la mythique épique jazz épopée de Saint Germain des Prés. Quand l'histoire des musiciens de jazz en France transcende l'inspiration complice du poète chanteur.

Luigi Trussardi (contrebasse) : Le tempo sans faille de la ligne de basse profonde sans laquelle rien ne chante ni ne balance. Compagnon de Claude Nougaro de la première heure, il a joué avec les plus grands jazzmen noirs américains dans tous les clubs mythiques de la capitale (Saint Germain, Chat qui pêche...) Il a enregistré avec Kenny Clark, Stéphane Grappelli, Johnny Griffin...

Maurice Vander (piano) : La passion du jazz bebop, des harmonies savantes, des improvisations virtuoses pour un tempo sans concession. Un amoureux du piano, de Schuman, d'Art Tatum... Compositeur de musiques de film, il a joué avec les plus grands solistes de l'histoire du jazz : Django Reinhardt, Clifford Brown... Trente années passées avec Claude Nougaro, pour qui il a composé quelques-unes de ses plus belles chansons.

Eddy Louiss (orgue) : La folie douce de la note juste (du juste de la note) comme un éclair de tonnerre dans l'azur pur océanique, une sensibilité d'avant les formes, un lyrisme transharmonique, la danse à l'organique. Il a chanté dans les Double Six, il a offert à Stan Getz quelques compositions pour un de ses plus original disque, "Dynasty", avec René Thomas (guitare), Bernard Lubat (batterie).Compagnon de Kenny Clarke pendant de nombreuses années, il rencontre Claude Nougaro sur les routes en poïésiques et il invente une fanfare symphonique unique magique, "Multicolor feeling".

Bernard Lubat (batterie) : La batterie enfantine gasconcubine d'un artistisan jazzcognitif maître tambour du bourg entre deux crises. Il a joué partout où il a su apprendre à s'entreprendre. Compagnon de doute de Claude Nougaro, à plusieurs et différentes époques, comme percussionniste, claviériste, communaliste et batteriste (disque "Bleu Blanc Blues" avec Maurice Vander et Pierre Michelot).

1h00 Transartistic Café L’Estaminet

« Jazz Flamme and Co »

Miguel Mipuente, Susana Zabala, André Minvielle, Georges Didi-Huberman, Francis Marmande, Bernard Lubat.

« Il y a la règle, il y a l’esprit. S’improviser au jeu du flamenco, c’est s’approcher si près du feu qu’on le devient. L’espace d’un silence, de la guitare à Georges quand on prend son élan. Et comme quand j’écoute Miguel ou Susanna avec ces voix de loin, une mémoire vive, celle de l’amateur, celui qui aime – au-delà d’un poème, comme un arrachement – se laisser embarquer dans sa grande carcasse, au fil de l’autre, avec des grandes oreilles d’incandescence. Dans une autre langue. » André Minvielle.

samedi 21 août

Maxime du jour : « Il y a des profondeurs de misère ou ne luit même plus l’espérance » (Jean Jaurès)

10h30 Pré Cazaubon - Atelier

Les Enfances de l’art (suite)

10h30 Espace inter-CE - atelier

Dans le noir

Atelier d'écriture avec Stéphanie Benson

10h30-11h30 Lou Careyrot

Rendez-vous Radio Uz du petit pommier (suite)

11h00 Cabane NVO – Rencontre-débat

« Mouvement social et roman noir, quel rapport ? »

Avec Stéphanie Benson, Didier Daeninckx, Yonnel Liégeois (journaliste à la NVO), Jean-Pierre Burdin (responsable culture, CGT), Laurent Martin (auteur).
La forme littéraire du roman noir met très souvent en scène la réalité du mouvement social, est-ce une réalité ? Cette forme littéraire est-elle plus facilement appréhendée par le plus grand nombre et donc donne-t-elle ce sentiment ? Ou bien les auteurs du roman noir sont-ils plus sensibles et plus ouverts au monde qui les entoure ?

11h00 salle des fêtes - projection

L'Horloge universelle. Film de Geoff Bowie (120mn)

Documentaire sur le processus de réalisation du film La Commune et le combat de Peter Watkins contre le formatage audiovisuel et la dictature des mass media.

11h00 La Grange des artistes – Projection

Son nom de Venise dans Calcutta désert de Marguerite Duras

(1976, 120 mn)
« Il me fallait faire endurer à India Song cette épreuve là d’être détruit ». Elle réinvente India Song, c'est le film des traces qu'elle veut tourner, de l'histoire d'un monde qui part dans l'investissement des friches ; le film n'existe désormais que par les voix des comédiens.

12h00 Pré Cazaubon – Apéro swing poïélitique

Le débloc note de Lubat

Le futur est dans l'air, pas dans la poche.

14h00 Salle des fêtes

Les Entretiens d’Uzeste (4)

1ère partie : « L’image brûle »

Causerie de Georges Didi-Huberman (philosophe, historien de l’art).
« La question des images aujourd’hui : question brûlante, question complexe... Jamais, semble-t-il, l’image ne s’est imposée avec tant de force dans notre univers esthétique, technique, quotidien, politique, historique. Jamais elle n’a montré autant de vérités si crues ; jamais, pourtant, elle ne nous a autant menti en sollicitant notre crédulité ; jamais elle n’a autant proliféré, et jamais elle n’a autant subi de censures et de destructions. Jamais, donc (cette impression tenant sans doute au caractère même de la situation actuelle, son caractère brûlant), l'image n'a subi autant de déchirements, de revendications contradictoires et de rejets croisés, de manipulations immorales et d'exécrations moralisantes. Comment s'orienter dans tous ces bifurcations, dans tous ces pièges en puissance ? Et qu'est-ce que l'art a à voir (ou à faire) avec tout cela ?

2ème partie : « Droits de l’Homme et roman noir : l’affaire Cesare Battisti »

Causerie de Stéphanie Benson (auteur), Gilles Mangard (médecin de quartier), Didier Daeninckx (auteur).
« De la fiction à perpète. Quand la réalité devient un mauvais roman noir : Cesare Battisti, réfugié politique italien et auteur de romans vient d’être jugé extradable par la justice française en sachant que son procès mené par un tribunal d’exception sur la foi unique d’un témoignage de repenti le condamne à la prison à perpétuité en Berlusconie. A quand l'extradition du chef d'État italien en Espagne ? A quand une justice unique, selon la déclaration universelle des droits de l'homme ? A quand un territoire européen à labri des délires vengeurs de gouvernements précaires ? Soutenir Battisti et quelques 130 autres Italiens menacés du même sort, c'est soutenir un avenir humain où justice ne serait pas un mot vain. »

14h30 Atelier-théâtre de La Menuiserie - théâtre

Gestes. Est-ce ainsi que les hommes vivent ?

Au cœur d'une routine étouffante qui prend au corps, qui emmène l'être dans une cadence où il se perd, où il s'oublie. Combien de gestes sont mis au placard ?
Avec : Anne Righetti, Coralie Servolle, Mylène Servolle. Mise en scène : Nathalie Boitaud.

15h30 Transartistic Café L’Estaminet

« Je ne connais quant à moi que des anges »

d’après « Alma Matrix » de Léo Ferré
Nathalie Boitaud (texte), Fabrice Vieira (guitare)

16h00 Espace inter-CE - atelier

Dans le noir

Atelier d'écriture avec Stéphanie Benson

16h00 salle des fêtes - Projections

1er Mai à St Nazaire

Documentaire de Marcel Trillat et Hubert Knapp, en partenariat avec La Nouvelle Vie Ouvrière. 1967, 26mn
Tourné pour l'émission " Cinq colonnes à la une ", 1er Mai à St Nazaire n'a jamais été diffusé à la télévision. Trillat nous raconte l'histoire d¹une grève dure qui fut en 1967 un événement dans l'histoire du mouvement social, en préfiguration des événements de mai 1968. Un combat pour la dignité des ouvriers des chantiers de l'Atlantique. Un moment de solidarité entre commerçants, paysans et ouvriers.

Etranges étrangers

Film produit par la coopérative SCOPCOLOR crée par les licenciés de l’ORTF de 1968. Équipe dirigée par Frédéric Variot et Marcel Trillat. Montage : Catherine Dehaut (75’).
Ce film retrace les conditions de vie des immigrés portugais, maghrébins et africains dans la banlieue parisienne en 1969.

16h00 parc de la Collégiale - Concert commenté

La leçon de musique (4)

Le jazz bebop de Maurice Vander (piano), accompagné par Luigi Trussardi (contrebasse), Bernard Lubat (drums).

17h00 Espace Ormée - Rencontre débat

L'Humanité acteur culturel

Rencontre débat organisée par L'Ormée, publication culturelle du PCF de la Gironde avec Roland Leroy, directeur du journal de 1974 à 1994, rédacteur d'Un siècle d'Humanité (éditions du Cherche Midi)

17h00 Patio du Transartistic Café L'Estaminet - Lecture-musique

Qui a dit que les pierres se bouchent les oreilles

Nathalie Boitaud, Fabrice Ingueneau

18h00 Cabane GFEN

Atelier public sur les écrits de Félix-Marcel Castan

18h00 Patio Transartistic Café L’Estaminet

Patrick Fourquet (guitare solo)

Un monde musical chaotique unique « digitalique » non planant

18h00 Transartistic Café L’Estaminet

« Les duos du Corneloup » (4)

Invités du jour, trois duos : Yoann Scheidt (batterie), Arnaud Rouanet (sax), Fabrice Vieira (guitare, voix)

19h00 Cabane NVO – Expression vivre

« 15 minutes pour 15 ans » d’échange qui nous change :

Sylvain Roux (free fifre électro-acoustique), Marc Perrone et André Minvielle

20h30 Atelier théâtre de La Menuiserie - Théâtre

L’Amante anglaise, Marguerite Duras, par la Compagnie de l’âne bleu.

Avec Martine Amanieu (Claire Lannes), Alain Raimond (Pierre Lannes), Dominique Unternehr (l’interrogateur). Création lumières : Jean-Michel Lenormand
Mise en scène de Martine Amanieu
Le huit avril mil neuf cent quarante neuf on découvre en France, dans un wagon de marchandises, un morceau de corps humain. Dans les jours qui suivent, en France et ailleurs, dans d'autres trains de marchandises, on continue à découvrir d'autres morceaux de ce même corps. Puis ça s'arrête. Une seule chose manque, la tête. On ne la retrouvera jamais. Grâce à ce qu'on appelle le recoupement ferroviaire l'enquête permet de découvrir que tous les trains qui ont transporté les morceaux de ce corps sont passés (quelle que soit leur destination) par un même point, à savoir : sous le pont de la montagne pavée, à Viorne, circonscription de Corbeil. Très vite la commune de Viorne, 2500 habitants, 75 Portugais, investie de fond en comble par la police livre son dépeceur de cadavre : une autre femme, Claire Lannes, 51 ans, ressortissante de Viorne depuis vingt ans, depuis son mariage avec Pierre Lannes. Dès qu'elle se trouve en face de la police, Claire Lannes avoue son crime. Elle dit avoir assassiné sa cousine Marie-Thérèse Bousquet, sourde et muette. Malgré son évidente bonne volonté tout au long du procès, Claire Lannes n'a jamais réussi à donner d'explications à ce crime.

22h30 Parc de la Collégiale - Jeu de je

« Bernard Lubat soli saga solo – Vive l’Amusique ! »

Un jeu de théâtre musicien… gasconcubin… citoyen.
Un jeu autobiograffitique… crise de représentation de la crise
Spectacle de satiété… du spectacle
Concertifortifiant et désinconscientralisé !
Un jeu d’ici d’en bas d’en haut d’en long d’en marge
Un jeu scatrap-contant l’histoire de tête toute bête d’un citoyen artiste poïélitiste, musicien blanc... pas clair, malpoly-instrumentiste, vocalpiniste-échangiste, comédien audio-didacte, désenchanteur de charme, fauteur de trouble de la perfection, évadé de l’extérieur, cerné d’indicibles cibles, impolitiquement correct, menteur en scène, tombé dans un trou de mémoire… et ça finit bien. Quoiqu’on ne sache jamais vraiment jusqu’où ça commence.

0h30 Parc de la collégiale – transendanse avec les fous

« Jazzbalalalubatifolie douce »jusqu’à l’aube

Mambo, samba, tchatcha, biguine des coquins et des coquines des voisins et des voisines...

dimanche 22 août

Maxime du jour : "Ce n'est pas la vérité qui est relative, c'est le relatif qui est véritable."

10h30 Pré Cazaubon – Atelier

Les Enfances de l’art (suite)

10h30-11h30 Lou Careyrot

Rendez-vous Radio Uz du petit pommier (suite)

11h00 Espace inter Comités d’entreprises – Rencontre-débat

Service public

Débat avec les acteurs du mouvement social perpétuel

11h00 Parc Seguin - Lecture-musique

Montedidio

de Eri de Luca, par Martine Amanieu (lecture), Marc Perrone (accordéon)

11h00 salle des fêtes - Projection - rencontre

Notre Musique de Jean-Luc Godard (1h20', 2004)

Un film en 3 parties :
L'Enfer est composé de diverses images de guerre, muettes et accompagnées de textes et de morceaux de piano.
Le Purgatoire se situe de nos jours dans la ville de Sarajevo en reconstruction. Des personnages réels et imaginaires se croisent et conversent de la Palestine, de la Shoah, de la Bosnie-Herzégovine, des Indiens, de la poésie et du politique comme autant de champs/contre champs contemporains.
Le Paradis, petite plage au bord d'une rivière où Olga, sacrifiée pour le pardon, trouve la paix parmi des lecteurs et des Marines américains qui en gardent l'accès.

"(...) dès la première fois que je suis allé à Sarajevo, j'ai senti quelque chose qui me disait : venez là. C'était un endroit qui avait besoin d'une caméra et pas d'un projecteur."
"Elias Sanbar montre très bien comment, de ne pouvoir exister comme les "autres" des Israéliens, les Palestiniens ont dû se fabriquer une image. Une image "d'autres", ces autres-là que les Européens appellent Arabes depuis l'époque de la colonisation (...) Moi, quand j'essaie de réfléchir à cela, je le fais forcément en cinéaste, il me semble que le champ-contrechamp, le montage du champ 1 et du champ 2, reste la manière d'interroger des faits qui se produisent mais que nous ne savons pas mettre en relation."
Extraits de l'entretien accordé aux Cahiers du cinéma en avril 2004.

12h00 Pré Cazaubon

Apéro swing des Enfances de l’art

14h00 Parc de la Collégiale – Musique, théâtre, conte, tchache

Désir d’art désordre

André Minvielle "ABC d'erre de Vocalchimie"
Martine Amanieu, Nathalie Boitaud
Zigui no't, Zaza Boislaville
Paco Charléry Quintet
Patrick Fourquet
Fawzy Berger
François Rossé
Sylvain Roux
René Martinez
Fabrice Vieira, Yoann Scheidt, Arnaud Rouanet
Denis Charoles
Tio Delpierre-Jérôme-Gleizes : mutatis mutandis
Chaos Monde Orchestra

21h00 Pré Cazaubon occupé

« Omelette Gé(n)ante »

Amenez vos fourchettes, les œufs sont fournis par les artistes et techniciens intermittents du spectacle.

Notre Humanité - 55 min, 2004

Vivants / Artistes & Associés : Fabien Beziat, Pascal Convert.
Une projection vidéo sur deux écrans, une improvisation musicale en direct (par François Corneloup, Bernard Lubat, André Minvielle, Marc Perrone, Arnaud Rouanet, Yohann Scheidt, Fabrice Vieira...)
Le montage vidéo a été réalisé pour le centenaire du journal l'Humanité, et mis en musique à cette occasion. Combinant archives photographiques ou filmées et extraits de fiction, Notre Humanité vise à créer une évocation de l'histoire du journal s'organisant autour de notions centrales : Jaurès et la paix, le lyrisme et l'épopée de l'histoire, le sens du mot humanité.

"Notre Humanité : le possessif ne doit pas tromper. Si l'Humanité a un avenir, ce ne sera qu'à la condition que chacun d'entre nous retrouve sa singularité, sa dignité, son histoire, histoire de ses faiblesses, de ses erreurs ou de sa grandeur... autant d'histoires humaines sur lesquelles peuvent se fonder une sympathie qui ne renonce en rien à la justice et à la vérité.
Notre Humanité : non pas un spectacle, ni un événement, plutôt un parti pris dans des milliers d'images que nous avons feuilletées et visionnées, parfois au bord de l'écœurement devant les violences de l'Histoire, parfois dans la tristesse devant des visages de chômeurs, parfois dans l'enthousiasme que quelque chose de nouveau est toujours possible à la lumière de l'humain."

23h30

Le bal de Perrone

Le maître de l’accordéon diatonique sensible (sans cible) et ses amis voisins gasconcubins.

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