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télécharger l'affiche de la 27° Hestejada de las arts, une peinture de Martin Lartigue (jpeg 1131 x 1772 pixels, 832Ko). Quand le patrimoine est poitrinaireQuand le passé ne passe pas, là ou là quand, l'artistique met la culture en crise. Adresse au peuple absent (feinte indifférence !?) Uzeste Musical est une entre-crise entre deux prises (et non pas entreprise entre deux crises). De nouvelles formes et plasticités (esthétiques, conceptuelles, virtuelles) de nouveaux trajets (projets, processus), se plantent, poussent, surgissent (et crèvent aussi) de partout, transportés par de nouvelles imaginations, recherches et créativités d'artistes impliqués dans l'art, parfois prolongés par la pertinence d'acteurs culturels conséquents conscients de cette réalité. Ici il ne s'agit évidemment pas ou plus de ce que répertorie l'industrie du divertissement tonitruant, nouveau patrimoine commercial pour clientèle captive que véhiculent les «y'académies» de tous poils ou autres «pipolitiques cuculturelles» municipalisées (électoralisantes ?) qu'on voit fleurir (flétrir ?) l'innocence au cœur, comme avant-garde d'une décentralisation concentralisée ayant comme principe unique actif : la convivialité (nouveau créneau massif de démagogie participative !) Les chercheurs d'art vivent survivent ravivent ne se contentant pas d'exister, les œuvriers créateurs (artistes, techniciens, administratifs) œuvrent aux forceps à l'ouverture de nouveaux intervalles à prendre. Ils créent, creusent, confrontent, échangent, changent. Cultivateurs de cultures, les inventeurs, novateurs, artistants, artistisants défrichent, déchiffrent, sèment et moissonnent aux antipodes des avatars vantards de la culture intensive ultralibérale «indépassable» en rut (superproductivité turgescente, résultats avant la lettre, profits financiers révélés). L'Art ! Presque un gros mot. Bizarre. Comme si on ne se sentait pas digne de le prononcer (comme si on nous y avait «éduqués» ?).
L'art né alarmé à l'armée. Art larme de dissuasion lascive ? Art de l'improvisation, de l'improvision, de l'interprétation, de l'interpénétration, de la transe-formation, de l'aléatoirisation, de la déconstruction, de la geste-station, de l'inconfortation, de l'innée-jaculation. Art de la composition instantanée mult'immédiate (rien à voir avec un quelconque spontanéisme révélé), art de l'imprévision, de l'invisible imprévisible. Art de l'entremêlement, du décloisonnement, du déraisonnement, de l'inconsentement. Art de la joute, du défi, du trajet, du sujet, de l'objet, du contre-pied, art de l'humour à mort. L'art d'avertir en divertissant, l'art de divertir en avertissant. Art de la diffusion de l'art. Et non papa, pâté, pathos, patraque, matraque, assourdissant, aveuglant, clientélisant, asservissant. L'art réveille, secoue, énerve, dérange la détresse dépit des bons goûts établis défraîchis. L'art tutoie l'indifférence, l'art s'engage, implique, incite, incline, intente, invente, invite. L'art inconscientilise les vieilles valises balises. L'art n'en a rien à secouer des «au-dessus de la mêlée». L'art est DANS la mêlée (qu'elle s'en rende compte ou pas). L'art pousse de racines vivantes cultivées et non pas idolâtrées, refoulées, lyophilisées, calcifiées, bocal-localisées à l'étouffé (allez tous faits et refaits). L'art, c'est comme la liberté, ça n'a pas de prix et pourtant ça coûte, et pourtant ça rapporte. L'art si ça ne gagne pas ça débarrasse. Je ne dois rien à tout le monde, je dois tout à personne. Bernard Lubat PS : Si, «ce qui reste d'un homme c'est ce qu'il a donné aux autres», ce qui reste d'un artiste c'est ce que les autres lui ont piqué. |
27e Hestejada de las arts d’Uzeste Musical - Photos
Du 18 au 22 août 200427e Hestejada de las arts d’Uzeste MusicalLa grande fête poïélitique d’Occitanie océanique
mercredi 18 aoûtMaxime du jour : "Un art libre induit un regard libre." Robert Bresson
jeudi 19 aoûtMaxime du jour : « Le silence des pantoufles est parfois plus inquiétant que le bruit des bottes »
vendredi 20 aoûtMaxime du jour : "Le monde ne souffre pas d'un manque de sécurité, mais d'un manque de justice."
samedi 21 aoûtMaxime du jour : « Il y a des profondeurs de misère ou ne luit même plus l’espérance » (Jean Jaurès)
dimanche 22 aoûtMaxime du jour : "Ce n'est pas la vérité qui est relative, c'est le relatif qui est véritable."
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