uzeste.org • site web d'expression poïélitique de la Compagnie Lubat de Gasconha


 uzeste musical visage village des arts à l'œuvre

 

Les photos de la 28°
Le programme

affiche de Martin Lartigue

La manifestivité poïélitique d'Occitanie Océanique qui inquiète les inquiétants, mine les dominants, penche sur l'autre, en tremblement et qui de temps en contretemps, devant le temps, remonte les pendules à l'œuvre, avant.

Impopuliste, antiélitriste, inextrémiste, désintégriste, découillonaliste, un entremêlemental gasconcubin transartistique divertisavertissant puissant patent brut de psaume et de créolisation.

Epicentrifugueur local nomade de la nouvelle avant garde champêtre mondiale, nouvelles donnes, nouvelles formes, nouvelles énergies, nouvelles rages, nouvelles ruses, nouveaux intervalles à prendre : nouvelles directions à ne pas suivre. Micro climat file aux uns et aux autres, zones d'envol enracinées, agora citoyenne intégrée.

Le Monde

éd. du 9.06.05

Le programme d'Uzeste Musical se fait comme dans les grands restaurants : à la dernière minute et sur place. Donc, on peut parier sur les sociétaires (ceux de la Compagnie Lubat, Yohann Scheidt), les demi-pensionnaires (François Corneloup, le saxophoniste le plus créatif du moment, la Campagnie des musiques à ouïr), les cousins de la capitale (Michel Portal, Archie Shepp), ceux de la province (Jacques DiDonato, peut-être Louis Sclavis), le chef de la cellule psychologique permanente (Marc Perronne à l'accordéon et aux sentiments), et beaucoup de nouveaux et nouvelles venus qui prennent date.
Uzeste Musical ne ressemble à rien.
Les anciens y ont trouvé, dans une zone de désertification, une occasion de se regénérer. Les nouveaux installés souhaitent le calme. Les collectivités tiquent. Un festival qui pense, qui dépense, qui compense n'est pas un festival : c'et une fête, une heste (en gascon), un manifeste, "un manifheste". Création du poète-tambourinaire André Minvielle (son A-b-c-d'erre est actuellement la coqueluche du Japon).
Il se murmure que le musicien historique Bernard Lubat (Stan Getz, Eddy Louiss, Claude Nougaro) ferait des apparitions. Maison de la mémoire, cyber-bibliothèque, stages actifs, lectures, théâtre, université portative.

28° Hestejada de las arts d'Uzeste Musical

du mercredi 17 au dimanche 21 août 2005 à Villandraut

vidéo format MP4. 1mn32s. 12MoInterview vidéo 1mn30. 5 juillet 2005 - Bernard Lubat : la 28ème ? C'est un processus de cinq jours et nuits, six, même... pour laisser respirer la pensée... Et puis, alors, c'est joyeux !

Mercredi 17

10h30-12h00 Cour de la Mairie – Ateliers Imaginactions Educactives

Les Enfances de l’art (1)

Jeux musicaux à l’ouïe et à l’œil sur la piste du rythme et de l’improvisation pour enfants adolescents adultes.
Entraîneurs-joueurs : Paco Charléry (Martinique, rythmes caribéens), Fabrice Vieira (voix, tambours), Fawzi Berger (voix, tambours)

11h00 Place Paul Dunesme, espace GFEN - Débat utlra court

Immigré dans mon propre pays

11h00-19h00 Cour de la mairie – Exposition-installation de Bruno Sentier

Assemblages éphémères non discriminatoires

« Le paysage dévasté. Chaque morceau du monde a bien sa place et va à l’encontre des autres morceaux. Monde en lambeaux, en miettes, amoncellement de ruines, de débris calcinés. Temples abandonnés, figures errantes, projections mentales. Déserts, celui qui y pénètre perd ses repères et chemine vers l’inconnu. Forêts, enchevêtrements inextricables, embranchements, enracinements, émergences. Tout ce qui est terrestre, formes sombres agencées entre elles de manière empirique. Sentiers, voies vers l’origine, traces des oublis, routes du devenir. Lorsqu’un sentier débouche sur une clairière, la progression devient plus aisée. Littoraux, zones d’échange entre les états liquides, terrestres et aériens, sans que l’un ne domine l’autre et où le temps semble suspendu. Dans ce paysage interprété, je cherche des archétypes de formes, des figures essentielles. Il se transforme sans cesse. Les nombres irrationnels s’y combinent dans le respect de l’harmonie. J’imagine une autre manière de regarder autour de moi, un regard sans a priori qui pourrait se déployer dans de multiples directions sans en privilégier aucune. » Sentier, à propos du dessin n°1

12h30 Place Paul Dunesme, scène déménage

Apéro swing délocalisé

Bernard Lubat scatrap-chante « Camping pong blues ».
Spéciale dédicace à la municipalité d’Uzeste.

15h00 Cour de la mairie – Théâtre

Le mot amour existe (1)

Par la compagnie Uz et Coutûmes
« Parler d’amour n’est pas moderne. Parfois même, ce n’est qu’un prétexte pour dire un peu de la grande fresque humaine, dont nous sommes le prolongement, la réalité, le présent, l’avenir. Dire ainsi au plus près des tiraillements de l’homme, ce que les sentiments, les émotions, font de lui cela de si fragile, de si minuscule, qui perdu dans l’immense, dans la multitude devient pourtant si fort et si incontournablement évident. Cela de pouvoir dire : êtres vivants. Nous tentons ici humblement de retracer dans les différentes époques cet, ou plutôt ces états d’amour, qui nous entraînent vers le drame, le rire, la légèreté ou le profondément tragique, la dérision ou le sérieux, les rimes ou les insultes, l’ivresse ou la sagesse. Parce qu’il est question de toucher du doigt, de l’âme ce qui se raconte là de pluriel et de multiple, nous irons du mot dit au geste lancé dans le vent, de la parole défrichée aux corps écartelés. » Nathalie-Dalilà Boitaud.
Mise en scène : Nathalie-Dalilà Boitaud. Avec : Raphaëlle Camus, Diane Camus, Nathalie-Dalilà Boitaud, Emeline Daudet.

16h00 Cour de la mairie – Récital diabolitonique

Marc Perrone Accordéon chanson

De son accordéon diatonique, Marc Perrone sort des mélodies évidentes qu’on fredonne sans retenue, qui nous content « des histoires de voyages et d’amour aussi ». De ballades chaudes en valses sautillantes, de passages flamenco, en mesures arabisantes, les chansons touchent l’âme sans qu’on puisse résister. Cœur enjoué, cœur triste, l’éventail de nos émotions est en éveil. Les notes s’entêtent à traquer l’ennui, le dérisoire et l’ignorance, une parenthèse s’ouvre et nous voilà devant l’essentiel, nous inventant les images qui vont avec la musique.

17h00 Cour de la mairie

Têtes de lecture

Entrez dans une librairie bibliothèque vivante. Déplacez-vous au cœur des mots dits. Arrêtez-vous, ne faites que passer, dansez les phrases, marchez lentement, partez en courant.
Voix : Corinne Chiaradia, Martine Bois, Cécile Marical, Josette Folliot, Gauthier Bazelle, Fabrice Vieira, Fawzi Berger, Yves Chaudouët, Didier Peiriz, Bruno Sentier, Marc-Alexis Morelle, Alain Amanieu, Ariane Camus, Alain Delmas, Michel Mompontet, Assaish Hassan Barzanji.

18h00 Maison des vins et légendes, place du général de Gaulle

Atelier dégustation VIN-ART

Offert par Patrick Jeannerey.
Aujourd’hui le rouge robe rubis grenat et nez de fruits rouges mûrs. Boisé délicat, notes de pain grillé et de vanille. Robe pourpre aux reflets carminés tanins harmonieux. Séduction. Rouge comme le blues de Bernard Lubat (accordéon chant)

18h30 Place Paul Dunesme, espace GFEN – Gueuloir

avec Méryl Marchetti (poète)

19h00 Salle des fêtes – Projection

L’Aleph

Un film de Pascal Convert, sur l’imaginaire filmique de Jean Nouvel (juin 2005)
Composition musicale instantanée de la compagnie Lubat : Bernard Lubat (claviers, voix, synthétiseurs), Fabrice Vieira (guitare, voix), Fawzi Berger (percussions). Transinformatique sonore musicale de Loïc Lachaize. Spatialisation sonore quadriphonique de Fabrice Moinet

19h30 Place Paul Dunesme, scène déménage

Histoires de parti pris... d’Uzeste (1)

par René Martinez, conteur
« Depuis que j'ai débarqué à Uzeste, je suis de parti pris... Comme ceux, je pense, qui se donnent rendez-vous chaque année depuis 28 ans. Une manière de clamer qu'évidemment, je ne suis pas objectif. Et je n'ai jamais rencontré, heureusement, des gens qui le soient. Chaque année, à la mi-août, Uzeste sort de son engourdissement...Qu'en sera-t-il cette année ? Je ne le sais pas, mais j'aimerais le raconter. Avec du parti pris.»

20h00 Place Paul Dunesme, scène déménage

Apéro swing uzestien-toi

Les amateurs musiciens d’Uzeste (minimes juniors séniors) : Rémi Gorrichon (trompette), Laurent Labourdette (accordéon,percussions), Gilles Drouillard (saxophone), Thomas Boudé (guitare), Joël Merlière (guitare), Timothé Nobecourt (batterie), Gayelord (guitare). Entraîneur-joueur : Fabrice Vieira

22h00 Salle des fêtes – Concert soirée (20/15 €)

Eddy Louiss soli solo duo trio

Avec Paco Charléry (Fort de France, Martinique) maitre jazz tambour caraïbéen en résidence à Uzeste Musical (dans la dynamique des échanges transartistiques artistes martiniquais et artistes Compagnie Lubat de Gasconha)
et Bernard Lubat (batterie accordéon piano).
La folie douce de la note juste – du juste de la note – comme un éclair de tonnerre dans l’azur pur océanique, une sensibilité d’avant les formes, un lyrisme transharmonique, la danse à l’organique. Il a chanté dans les Double Six, il a offert à Stan Getz quelques compositions pour un de ses disques les plus originaux – «Dynasty», avec René Thomas (guitare), Bernard Lubat (batterie). Compagnon de Kenny Clarke pendant de nombreuses années, il rencontre Claude Nougaro sur les routes en poïésiques et il invente une fanfare symphonique unique magique, «Multicolor feeling».

0h00 Danserie à fleur de peau

Jazzbal afroccitan

Paco Charléry, Bernard Lubat, Fawzi Berger, Fabrice Vieira, Louis Lubat, Thomas Boudé, Timothé Nobécourt.

Jeudi 18

10h00 Place Paul Dunesme, espace NVO – Débat

60 ans du comité d’entreprise : où en sommes-nous de la culture ?
Avec Jean-Michel Leterrier

10h30-12h00 Cour de la Mairie - Ateliers Imaginactions Educactives

Les Enfances de l’art (2)

Entraîneurs-joueurs : Paco Charléry (Martinique, rythmes caribéens), Fabrice Vieira (voix, tambours), Fawzi Berger (voix, tambours)

11h00-19h00 Cour de la mairie – Exposition-installation de Bruno Sentier

Assemblages éphémères non discriminatoires

« Le véhicule, machine à troubler les distances. Véhicules de déplacements rapides, à connexions, véhicules transferts de connaissances, supports d’inscriptions, de représentations. Machines trop rationnelles, machines trop sérieuses, calculatrices, classificatrices. Machines folles, génératrices de hasards, d’aberrations. Machines amoureuses. Une machine est-elle vivante ? la roue est une pièce maitresse du véhicule et de la machine, anneau fixé sur un axe, iris de bois ou de métal, tel un Ouroboros moderne, serpent du progrès qui se mord la queue, mécanisme à rotation monotone. Structures de cylindres, de tiges et de tubes. Le cercle appelle la sphère ; la boule comme image du monde. Rouages et systèmes, organismes autonomes synthétiques. Montages d’éléments disparates, d’agencements complexes, de mouvements combinés, de fonctionnements mécaniyues diverses. Objets fabriqués transformants l’énergie, réglages et déréglages, pannes inopinées. Ruptures de segments, disfonctionnements, va-et-vient défectueux. Accidents générateurs de hasard. Mécanismes de la relation, organismes vivants, réagissant de manière mécanique. Machineries politiques, administratives, transports en commun. Machines de guerre. » Sentier, à propos du dessin n°2

11h00 Place Paul Dunesme, espace GFEN – Débat ultra court

Faire de l’art pour le comprendre ou faire le sourd pour ne pas s’entendre

12h30 Place Paul Dunesme, scène déménage

Apéro swing décollage

Christophe Rocher, Edward Perraut

Rives du Ciron

Hommage à Bernard Manciet

Poïésique attitude

15h00 Communication

Guy Latry, Maître de conférence à Bordeaux-III, son traducteur et son ami

16h00 Musique

Benat Achiary, Michel Etchecopar (chant basque traditionnel contemporain)

16h30 Poïésique

Accidents

de Bernard Manciet

Isabelle Loubère (voix), Fabrice Vieira (guitare, voix)
Là, le travail est à la fois sur le son et sur le sens, les deux artistes disent le texte tour à tour en français et en occitan. Une ambiance s’installe, celle de ce « terrible accident » de la guerre autour « d’une pluie de roses ».

17h30 Lecture en poïésiques

La ciutat de lua / La cité de la lune

de Bernard Manciet

Bernard Lubat en improvision à lire à l’ouïe à l’art avec Benat Achiary, Michel Etchecopar.
Poème composé pour « Le bal du nouveau siècle ou le partage du passage », créé par la Compagnie Lubat avec trois cents musiciens de la Communauté urbaine de Bordeaux. Le texte « La ciutat de lua », déclamé devant cent vingt mille spectateurs, a marqué le changement de millénaire.

17h00 Cour de la mairie – Théâtre

Plus grande est la beauté, plus profonde est la souillure

d’après et autour de l’œuvre de Georges Bataille.
« L’esprit se détourne de lui-même et pour ainsi dire se tournant le dos, devient dans son obstination la caricature de sa vérité. Si l’homme a besoin du mensonge, après tout libre à lui ! Mais enfin, je n’oublierai jamais ce qui se lie de violent et de merveilleux à la volonté d’ouvrir les yeux, de voir en face ce qui arrive, ce qui est. Et je ne saurais rien de ce qui arrive si je ne savais rien du plaisir extrême, de l’extrême douleur. » George Bataille.
Ce que nous allons présenter n’est ni un spectacle, ni une performance, ni une conférence. Que dire alors ? C’est peut-être plutôt de l’ordre de l’errance, du cheminement vers, d’une pensée, d’une émotion, en chantier. Sans réponse précise. Sans but précis. Un gouffre sans peur. Un plongeon. Sans peur, c’est-à-dire, sans volonté de tout comprendre, de tout saisir.
Avec Cécile Marical (artiste plasticienne, professeur à la maison des arts d’Évreux) et Nathalie-Dalilà Boitaud (comédienne)

18h00 Maison des vins et légendes, place du général de Gaulle

Atelier dégustation VIN-ART

Offert par Patrick Jeanneret.
Aujourd’hui le blanc moëlleux vins dorés. Fraïcheurs et chaleurs de septembre. Botrytis Cinéréa champignon donnant l’or, l’or à la robe dorée. Arômes de fruits confits, de pêche, d’écorces d’oranges et de fruits exotiques. Sauternes blues par Christophe Rocher (clarinette basse)

18h30 Place Paul Dunesme, espace GFEN – Gueuloir

Les enfants terribles de Bernard Manciet

19h30 Place Paul Dunesme, scène déménage

Histoires de parti pris... d’Uzeste (2)

par René Martinez, conteur
« Depuis que j'ai débarqué à Uzeste, je suis de parti pris... Comme ceux, je pense, qui se donnent rendez-vous chaque année depuis 28 ans. Une manière de clamer qu'évidemment, je ne suis pas objectif. Et je n'ai jamais rencontré, heureusement, des gens qui le soient. Chaque année, à la mi-août, Uzeste sort de son engourdissement...Qu'en sera-t-il cette année ? Je ne le sais pas, mais j'aimerais le raconter. Avec du parti pris.»

19h30 Place Paul Dunesme, espace NVO

Le jazz standard du jour (1)

par François Corneloup (saxophones) et Eric Groleau (batterie)

20h00 Place Paul Dunesme, scène déménage

Apéro Swing diabolitonique

Marc Perrone, Fawzi Berger, Fabrice Vieira

20h00 Cour de la mairie – Théâtre

Le mot amour existe

La compagnie Uz et Coutûmes présente
Mise en scène : Nathalie-Dalilà Boitaud
Avec : Raphaëlle Camus, Diane Camus, Nathalie-Dalilà Boitaud, Emeline
Daudet.

21h00 Cour de la mairie – Lecture

Eito, lampe d’ombre

de Daniel de Bruycker, par Martine Amanieu (1)
« Au début, je me souviens j’ai voulu fuir. Si je ne l’ai pas fait, c’est que j’étais trop faible sans doute, mais il y avait autre chose encore : ce besoin de voir que me dictaient mes yeux, ce besoin d’arpenter qui ranimait mes membres endoloris, ce besoin de recueillir la moindre bribe de parole ou alors de parler en lieu et place du mutisme des autres, d’articuler quand ils ne pouvaient plus que gémir, de penser des pensées d’hommes alors que les hommes avaient cessé d’être des hommes, réduits à la chair souffrante et à l’angoisse terrifiée d’eux-mêmes »

La nuit transfigurée

(20/15 €)

22h00 Salle des fêtes – Concert

Les tiers Etat généreux des nouvelles musiques contemporaines improvisées (jazzcognitives et «outres»)

Musiques sans papiers, en libertés, en toutes responsabilités, à l’échappée, à l’évadée, divaguées, inventées, vide grenier, musiques vitales vivantes : désagréables à l’oseille ? (Bernard Lubat)
Duo Michel Étchecopar (chant et d’oiseaux) Fawzi Berger (percussions)
Duo Fabrice Vieira (guitare, voix), Jeanne Added (chant, violoncelle)
Duo Paco Charléry (tambours jazz caraïbéen), Bernard Lubat (piano)
Solo Hélène Labarrière (contrebasse)
Duo Benat Achiary (chant), Bernard Lubat (claviers, chant, batterie)
Trio Christophe Rocher (clarinettes), Edward Perraut (batterie), Hans Poulsen (guitare)
Duo Patrick Auzier (trombonne voix percussions), Bernard Lubat (batterie)
Duo François Corneloup (saxophones), Eric Groleau (batterie)

01h00 Subconcert plongée en aveugle

Lubathyscaphe-K

Submersible jazzcognitif de la Compagnie Lubat de Gasconha
Plongeon dans les sans fonds, à la recherche des contretemps perdu
en inconscients remis à nu ni vu ni connu.
Mise en abysses de Bernard Lubat « captain Nomé » (synthétiseurs de synthèse, chant profond, voix double, mots lestes).
Equipage base : Fabrice Vieira (guitare électronitropique, chant contre-chant, sampleurs d’urgences), Fawzi Berger (tambours marqueurs, percussionnalismes sexotiques), Nathalie Boitaud (textes à l’envers, bateau ivre et autres illuminations, micro-lumières de mots), Christophe Rocher (clarinettes et tuyautages), Marc Chemiller, Gérard Assayag (mathématiciens, informaticiens chercheur à l’IRCAM Centre Pompidou), Loïc Lachaize, Fabrice Moinet (transinformatique sonore musicale spatialisée), Yves Chaudouët (traces plastiques abyssales)

2h00

Compagnie Lubat « Spécial Délibération Orchestra 2005 »

Un pour tous, tous en branle-bas de combo
Pour une démocratie participative artistique musicale sans finalité révélée ni «marchandicité» !
Bernard Lubat (geste d’Uzeste), Fabrice Vieira (guitare), Fawzi Berger (percussions), François Corneloup (saxophone), Éric Groleau (batterie), Christophe Rocher (clarinette), Hélène Labarrière (contrebasse), Jeanne Added (chant), Michel Étchecopar (Chant), Benat Achiary (chant), Paco Charléry (percussions), Patrick Auzier (trombonne), Edward Perraut (batterie), Hans Poulsen (guitare)

Vendredi 19

Paroles de femmes

10h00 Centre audiovisuel de Captieux – projection

(15 km au Sud Est de Villandraut, par Préchac et Lucmau)

A ce soir

film écrit et réalisé par Laure Duthilleul
Avec Sophie Marceau, Antoine chappey, Pôme Auzier, Jonaz Capelier
« Logiquement, on devrait l’enterrer Manuel, le médecin du village, il est mort ! Sa femme Nelly, ses enfants, ses proches en décident autrement, rompant avec les rites occidentaux. L’histoire se passe en trois, quatre jours, au cœur d’une forêt… Est-ce qu’on échappe à la forêt, à ses pièges et ses secrets ? Tous les personnages du film vont nous répondre : le mort, les amants et les enfants… »
« Faire un film était simplement un désir de dire mes contrechamps. Ce sont mes espaces de liberté parce que ce sont des espaces que je me choisis. Tout ce que je vois, tout ce que je sens en moi de la vie, toute l’alchimie que je m’invente du monde, ma petite géographie… Donc, j’avais envie de vous raconter certains de mes contrechamps » Laure Duthilleul

11h00-19h00 Cour de la mairie – Exposition-installation de Bruno Sentier

Assemblages éphémères non discriminatoires

« Le pied de géant, bardé de crucifix. La marche impossible. Le pied coupé, l’amputation ; formes aléatoires, agglomérats d’élèments disparates. Formes monstrueuses ou angéliques, hybrides, clone. Souvent les anges ou simplement leurs ailes seules, s’imposent, facteurs de calme et de déplacement. Production hasardeuse du manque de créativité de maîtres soucieux de préserver leurs prérogatives. Bâtons de cérémonies, bâtons de pluie. Sagaies, pagaies, queues animales, mâts, piques, poteaux divers et notamment ceux des suppliciés, pals, piliers, colonnes et toutes tiges érigées plantées dans le sol, supports sur lesquels se juchent toutes les autres formes. Intersections, conséquences évidentes menant à la croix, croix grecque, la lettre grecque khi, croix de Saint André, carrefours. Des objets dérivent de ces spéculations comme le marteau, le cornet, l’enclume, l’épée, la hache, l’herminette, les portiques, les potences et les gibets. La figure humaine dans cet ensemble peut tendre vers le réalisme ou s’en écarter peu importe. Tous ces attributs corporels peuvent être réunis ou dispersés, devenant alors fragments autonomes et isolés de corps, en rupture. » Sentier, à propos de dessin n°3.

12h30 Place Paul Dunesme, scène déménage

Apéro conte

«La blondina, histoire vraie», par René Martinez, conteur.

14h00 Place Paul Dunesme, espace GFEN – débat ultra court

Femmes

14h30 Salle des fêtes – Projection

La représentation de l’action de la femme dans la résistance

un film documentaire de Laurence Thibaut (durée : 50 minutes)
Les femmes étaient engagés dans la Résistance en bien plus grand nombre qu’on ne le dit et sur des tâches plus dangereuses qu’on ne l’imagine. Mais cette réalité de l’histoire a été occultée. Dans des moments particuliers d’engagement extrême, voire d’enfermement, ou dans les camps, comment vivaient-elles avec leurs corps, quelle place à l’intimité ? En fait, cela n’est jamais parlé…

15h30 Rencontre discussion avec la réalisatrice Laurence Thibaut

16h00 Cour de la mairie – Théâtre

Paroles touchées

Isabelle Loubère (texte), Hélène Labarrière (contrebasse)

16h30 Récital Poïésique

Hélène Cixous (auteur), Bernard Lubat (musicien)

A la fois romancière, essayiste et dramaturge, Hélène Cixous développe une réflexion sur la féminité, l’ambivalence sexuelle et le corps comme langage de l’inconscient. Autour de nombreux romans, tel Dedans (prix Médicis), elle ne distingue pas son œuvre de fiction den sa recherche, car l’essentiel étant pour elle l’émergence d’une nouvelle écriture féminine. Elle collabore depuis plusieurs années avec Ariane Mouchkine et le Théâtre du Soleil. Une première rencontre artistique a déjà eu lieue avec Bernard Lubat en janvier 2005, au théâtre du Rond Point à Paris. Ils ne se connaissaient pas. Il y avait là Michel Portal, et Jacques Derrida à travers la parole d’Hélène Cixous, à qui elle rendait hommage. Bernard Lubat au piano. Sous le regard ému de Charles Silvestre, povocateur de la rencontre. Il y avait le silence et les mots qui coulaient lentement et de plus en plus vite. Les mots de la, musique et les mots de la bouche. La musique qui se cherche dans le silence des mots. Les mots devenus cris au travers des notes bleues.
« Se vouloir délivrée ! Sentir tous ses cris qui ne sont pas poussés. Ses sanglots étranglés » Hélène Cixous

17h30 Conférence débat

Autoriser enfin le droit de vote aux femmes c’est pour une société redonner aux femmes leur corps social

L’(im)monde du travail ( ?)
Aujourd’hui, le corps engagé dans le travail se voit infligé, lorsqu’on est une femme, des critères de discriminations physiques et psychiques qui sont, pour le libéralisme, des outils d’utilisation du corps des individus au travail afin de le soumettre à des objectifs de rentabilité. Profils physiques à l’embauche, normes imposées autour de l’aspect physique, interdictions implicites de grossesse pour les femmes cadres, harcèlements spécifiques, hors du travail, la pub et la prostitution. Quand on est dans cet engagement quotidien par rapport aux conditions de travail et de vie face aux maltraitances libérales, on se met en situation d’être capable de réagir à de graves évènements sociaux et politiques.
Brigitte Couderc-Delorge (salariée de la grande distribution), Marie Marcello (éducatrice), Elise Kéou (déléguée syndicale), Marie-Laure Pillet (auxiliaire de vie à domicile)

18h30 Cour de la mairie – Théâtre

Des habits et moi

« (…) Et puis c’est devenu une lettre, un message. Comme si je parlais à quelqu’un. Comme si quelqu’un pouvait entendre tout cela. J’ai signé, j’ai rangé les feuilles dans une enveloppe. Bien sûr, je n’ai inscrit aucun nom. Bien sûr, personne n’allait lire cela. Ça intéresse qui ce qu’une femme crie en silence, seule dans sa cuisine ? »
Nathalie-Dalila Boitaud (textes écrits et lus),

19h00 Rencontre

Sophia Domancich Solo

Sophia Domancich commence ses études musicales à l'age de six ans. Elles s'achèvent au Conservatoire National Supérieur de Musique de Paris avec un Premier Prix de piano et de musique de chambre. Elle découvre le Jazz et l'improvisation aux côtés de Steve Lacy et de Laurent Cugny qui l'invite dans son big-band "Lumière". Puis elle collabore avec des musiciens tels que John Greaves, Elton Dean,Robert Wyatt,…
De 1997 à 2000, Sa participation à l'Orchestre National de Jazz dirigé par Didier Levallet est le point de départ d'une activité de "sidewomen" de plus en plus fournie, sur scène comme et en studio. On peut l'entendre notamment aux côtés de Eric Barret, Evan Parker, Jean-Jacques Avenel, Ramon Lopez, Paul Dunmall, Riccardo Del Fra, Yannick Rieu, Simon Goubert, Stefano Maltese, Jeanne Lee, Claude Barthélémy, Michel Édelin, Jacques Vidal, Steve Potts… En 1999, Sophia Domancich a été la première femme à recevoir le Prix Django Reinhardt de l’Académie du jazz.

19h00 Place Paul Dunesme, espace GFEN – Gueuloir

Nahalia Lassibile (ethnologue), Fathia Damou (poète)

19h30 Maison des vins de légendes, place du général de Gaulle

Atelier dégustation VIN-ART

Offert par Patrick Jeanneret.
Aujourd’hui le rosé. Robe aux reflets framboise. Arôme de groseille, de fraise. Flaveurs de bonbons acidulés, flagrances florales. Gourmandises de Vanina Michel

20h00 Bar le Médiéval

Apéro swing jazzcogne

avec la Compagnie Lubat de Gasconha et invités

Soirée Colère de femmes

(20/15 €)

21h30 Salle des fêtes – projection

Femmes précaires

un film de Marcel Trillat (avant première)
La face cachée du monde du travail : plus de trois millions quatre cent mille salariés français travaillent à temps partiel et gagnent moins que le smic. Leur nombre est en augmentation constante et huit sur dix sont des femmes. Après Trois cents jours de colère et Les Prolos, Marcel Trillat a choisi cinq d’entre-elles pour ce dernier volet d’une trilogie consacrée au monde du travail.

22h30 1er acte : Paroles

Témoignage de Valentina Passaievitch, femme de liquidateur à tchernobyl

par Martine Amanieu

23h00 2ème acte : Musique, comédie, textomanie

Isabelle Loubère, Nathalie Dalila Boitaud, Hélène Labarrière, Jeanne Added, Sophia Domancich

0h00 2e acte : chanson

Vanina Michel chante Prévert

« Vanina Michel c’est aussi un amour sans fin pour Prévert à qui elle consacre entièrement ce spectacle – hommage. Un récital plein de surprises où se dévoile mot à mot un Prévert méconnu. On y (re)découvre les textes inédits qu’on n’apprend pas forcément sur les bancs de l’école. On y apprécie plus que jamais leur musicalité naturelle, appuyée par les compositions éclectiques de l’interprète. De quoi savourer sans modération une œuvre parmi les plus humanistes et les plus pertinentes de ce siècle ». AM Paquotte, pour TÉLÉRAMA.

1h00 3e acte : chant théâtral

Clémence Massart : La vieille au bois dormant

Après le triomphe de « Que je t’aime », mis en scène par Philipe Caubère, Clémence Massart revient seule en scène, chanter et jouer de terribles chansons oubliées, et des textes cruels et drôles, les paradis artifciels , l’alcool, la jalousie, le crime, le rhume. Mesdames Mesdemoiselles mes enfants messieurs ! Vous avez devant vous une femme qui jadis scintillait au firmament du music-hall. Elle scintillait comme un astre ! À présent, constatez le désastre.

1h00 Bar le Médiéval

Jazzcogne club

avec la Compagnie Lubat de Gasconha et invités

Samedi 20

10h30-12h00 Cour de la Mairie – Ateliers Imaginactions Educactives

(5 € la matinée)

Les Enfances de l’art (3)

Entraîneurs-joueurs : Paco Charléry (Martinique, rythmes caribéens), Fabrice Vieira (voix, tambours), Fawzi Berger (voix, tambours)

11h00-19h00 Cour de la mairie – Exposition-installation de Bruno Sentier

Assemblages éphémères non discriminatoires

«Carcasses de navire ou de Léviathan. Squelettes blanchis des illusions généralisantes, des grandes idées totalitaires. Ils gisent sur des littoraux désolés, rivages délaissés d’où quelques errants solitaires peuvent embarquer vers l’ailleurs et l’inconnu. Ce sont des endroits primitifs ou les restes immobiles des anciens monstres, des peurs antiques se désagrègent lentement. Autrefois ils se montraient, arborrant leur puissance. Ils sont morts de vieillesse ou tués par des héros vengeurs... ». Sentier, dessin n°4

10h00 Place Paul Dunesme, espace NVO – Débat

Suite aux projections de Femmes précaires et de À ce soir, rencontre avec Marcel Trillat (réalisateur), Jean Bigot (producteur) et Laure Duthilleul (réalisatrice)

11h30 Place Paul Dunesme, espace GFEN – Débat ultra court

Uzeste Manifeste

12h00 Place Paul Dunesme, scène déménage – Les Entretiens d’Uzeste

Une histoire naturelle de la mort

par Claude Gudin, ingénieur-docteur en physiologie et poète
« Notre vie toute entière est chargée de mort » écrivait George Bataille.
Claude Gudin calcule qu’il a produit, en soixante-huit ans, vingt quatre tonnes de cellules mortes pour vivre. La mort, écrit-il, dès le début du
livre est la face cachée de la vie, notre seule certitude, la mort sûre.
Nous marchons sur les squelettes sédimentaires du plancton calcaire ou silicieux avec lequel nous construisons nos maisons et nous lavons nos dents. Nous nous chauffons à la mort avec le charbon, le pétrole et les gaz.
Nous enterrons nos morts dans l’humus de l’humain. En creusant sous nos
pieds, nous trouvons des villes mortes, des civilisations mortes et plus bas
encore, toutes les formes de vie qui, depuis quatre milliards d’années, ont
inventé la nôtre. « Pardon Monsieur Heisenberg, le principe d’incertitude,
c’est un truc pour les jeunes et les électrons, moi, je suis certain de
mourir. »

13h00 Cour de la mairie

Signatures (4) Claude Gudin signe «Une histoire naturelle de la mort».

13h00 Place Paul Dunesme, scène déménage

Apéro swing sans alcool

Ateliers des Enfances de l’art

14h00 Place Paul Dunesme, espace NVO - Débat

Droit à l’énergie, droits fondamentaux

15h00 Cour de la mairie – Conférence

SoundCircus

Présentation des travaux de recherches en sciences sociales (ethnologie,
anthropologie, sociologie) concernant les musiques improvisées. Exploration
de trois pistes de réflexions: «Les troubadours et le free jazz» par Fayçal
Bénouiche (anthropologue et philosophe) ; «Le free jazz des années 70 en
France» par Pierre Carsalade (anthropologue et philosophe) ; «Les
interactions entre les musiciens sur scène» par Jocelyn Bonnerave
(anthropologue et écrivain).

16h00 Rendez-vous devant la salle des fêtes

Les mots dits sous les arbres

Sur une idée de Claude Gudin (poète humoriste et scientifique)
Vous voulez savoir pourquoi les arbres sont en bois, qui se cache dans les platanes pour les écorcher, pourquoi les fous portent un hêtre sur la tête, ce que peut bien faire la belle Hélène dans un Rhododendron, et comment théâtre et botanique sont mariés éternellement ? Venez rencontrer les « comédiens de jardins », vous ne pourrez plus jamais, après cela, regarder les plantes de la même façon qu’avant et vous promener dans un jardin deviendra une aventure re-créative.
Avec Claude Gudin, Serge Valentin, Céline Delhommeau, Catherine Bariat, Éric Bergeonneau, Anne Marcel, Carole Le Rudulier, Françoise Hérault.

17h00 Cour de la mairie

L’Enterrement à Sabres

de Bernard Manciet.
Sous les pas, la langue. Sous les doigts, la lande.
Or, si cette langue disparaissait, il resterait toujours quelqu’un pour en signer l’empreinte. Pour montrer à ceux qui n’entendent pas « ces incendies, ces nuages violents, ces péchés truculents ». Pour signifier à ceux qui ont oublié qu’elle est faite de « pluies interminables, d’impénitentes superstitions et de secrets obstinés ».
Vivante et enterrée puis dans l’air, sublimée quand le geste se joint à la parole et la parole aux sons.
Isabelle Loubère (textes), François Corneloup (Saxophones), Eric Groleau (batterie), Dominique Pifarély (violon), Lucie Jaquemin (signeuse)

18h00 Salle des fêtes – Projection

La Madone de Bentalha

film de Pascal Convert (52’)
« Ce film retrace l’histoire d’une photo d’Hocine Zaourar représentant une mère envahie par le chagrin après le massacre de plus de 400 habitants par le GIA dans une bourgade de la banlieue d’Alger, le 23 septembre 1997. Cette image est si célèbre qu’elle a été diffusée sur des centaines de unes à travers le monde, qu’elle est devenue une icône, a servi de modèle à une sculpture de Pascal Convert, mais a valu à Hocine, dans le même temps, d’être accusé de terrorisme alors même qu’il le dénonçait. Aujourd’hui, l’onde de choc de cette image n’est pas terminée. Le pouvoir algérien, qui organise le pardon pour le GIA et l’armée, essaie de neutraliser les journalistes qui ont dénoncé les massacres perpétrés entre 1991 et 1999. Hocine est donc interdit de travail en Algérie par le ministère de la Communication qui lui a retiré sa carte de presse. Son patron, l’AFP, lui propose de partir travailler en Irak. Son épouse, Ablashérif, fait partie, elle, des quatre journalistes passibles d’une peine de prison ferme pour avoir dénoncé les agissements d’un proche de Bouteflika. Mais qu’attend donc Reporters sans frontières pour s’emparer de ce cas et faire campagne. »
M.J. journal l’Humanité, 9 juillet 2005.
Rencontre avec Pascal Convert (réalisateur) et Hocine Zaourar (photographe, prix World Press 1997)

18h00 Cour de la mairie – Lecture

L’atelier de Giacometti

de Jean Genet par Martine Amanieu
« En fait, je ne sais plus quoi penser de quoi que ce soit et puis chaque mot que j’écris n’est que l’expression de ma vanité, de ma prétention, de mon hypocrisie, oui de mon plaisir de briller, d’épater, toutes qualités dont j’éclatais déjà à l’âge de douze ans. Heureusement, après, il y a eu une très longue époque de répit, en fait à peu près jusqu’à ces toutes dernières années, mais maintenant je suis celui que j’étais à douze ans, non, pas tout à fait, j’ai fait un immense progrès, maintenant je n’avance qu’en tournant le dos au but, je ne fais qu’en défaisant. Je ne sais si je suis comédien, un filou, un idiot ou un garçon très scrupuleux. Je sais qu’il faut que j’essaye de copier un nez après l’autre » (octobre 1965, extrait de Écrits)

18h00 Place Paul Dunesme, espace GFEN – Gueuloir

avec la revue Cahiers de poèmes

18h30 Maison des vins de légendes – Place du général de Gaulle

Atelier dégustation VIN-ART

Offert par Patrick Jeannerey.
Aujourd’hui le blanc sec nerveux et fruités. Arômes d’agrumes, d’acacia et de miel, subtil mélange de fleurs et de fruits blancs. Fraîcheur rondeurs en bouche et cordes sèches de Fabrice Vieira

19h00 Place Paul Dunesme, scène déménage

Histoires de parti pris... d’Uzeste

par René Martinez, conteur (2)
« Depuis que j'ai débarqué à Uzeste, je suis de parti pris... Comme ceux, je pense, qui se donnent rendez-vous chaque année depuis 28 ans. Une manière de clamer qu'évidemment, je ne suis pas objectif. Et je n'ai jamais rencontré, heureusement, des gens qui le soient. Chaque année, à la mi-août, Uzeste sort de son engourdissement... Qu'en sera-t-il cette année ? Je ne le sais pas, mais j'aimerais le raconter. Avec du parti pris.»

19h00 Cour de la mairie – Lecture

Dans le silence des peintres

par Cécile Marical et Josette Folliot

19h30 Place Paul Dunesme, espace NVO

Le jazz standard du jour

par François Corneloup (saxophones) et Eric Groleau (batterie)

20h00 Cour de la mairie – Vernissage de l’exposition de Bruno Sentier

Assemblages éphémères non discriminatoires

« Sentier Glissant », Performance de Nathalie-Dalila Boitaud (textes dits), Paco Charléry (percussions, trompette), Fawzi Berger (percussions)

20h00 Place Paul Dunesme, scène déménage

Apéro Swing free taxi

André Minvielle, Henri Texier, Louis Sclavis, Dominique Pifarély

20h00 Bar le Médiéval

Apéro swing frappeur avec les tambours du bourg et les paroles du jour

Fawzi Berger, Hubert Coleau, Paco Charléry, Fabrice Vieira, Nathalie Boitaud.

21h00 Cour de la mairie – Lecture

Eito, lampe d’ombre

de Daniel de Bruycker par Martine Amanieu. (2)
« Quelles sont ces racines qui agrippent, ces branches jaillies des pierres amoncelées ? Mais qu’en saurais-tu, fils de l’homme, comment le devinerais-tu, toi qui ne vois là qu’un tas d’images brisées sous le soleil qui cogne, où l’arbre mort n’offre plus son abri, la cigale sans répit, ni la pierre sèche son murmure d’eau vive. » TS.ELIOT

Salle des fêtes

Nuit d’ici danse

(20/15 €)

22h30 Aspectacle de genre et léger !

Vive l’Amusique !

Bernard Lubat soli solo saga
Une comédie musicienne citoyenne pour artiste solitaire-solidaire et participation active du public. Imaginée improvisée enjouée-déjouée par Bernard Lubat (chercheur d’histoires, chanteur de jazzcogne, pianonaniste, désaccordéoniste, désintégriste, tambour majeur afroccitaniste)
Avec la co-élaboration de ...
C’est l’histoire autobiograffitique d’un artiste enfantillagé et gascon, clown et philosophe, qui ne sait toujours pas jusqu’où ça commence la musique et qui fait des pieds et des mains, s’amuse et donne de la voix sans trêve contre les professionnels joyeux du jusqu’où ça s’arrête la musique.
Il fait ça devant tout le monde avec la complicité sans cible de tout le monde. Deux heures d’épopée tragi-comique caustique électroaccoustique. Histoire d’amusiques, d’art, de société, de culture, de politique, d’improvisation, de chansons blues.

0h30 Danserie free

Grand Jazzbalalalubat

avec le Jazzcogne Créolien Orchestra
Paco Charléry, Fabrice Vieira, François Corneloup, Dominique Pifarély, Eric Groleau, André Minvielle, Fawzi Berger, Philipe Laccarrière, Louis Sclavis, Henri Texier, Hubert Coleau.

Dimanche 21

11h00-19h00 Cour de la mairie – Exposition-installation de Bruno Sentier

Assemblages éphémères non discriminatoires

«La maison (massacres à l’intérieur). C’est l’espace des retrouvailles avec soi. Entre les parois opaques des intérieurs, les masques tombent. L’intimité, le lieu de la solitude, l’ermitage. Dans le secret des lieux clos, les désastres se trament. Les esprits dissimulés s’adonnent à leur ivresse créatrice. C’est là que se perpétuent les massacres secrets, sans image. Les tortures aux cris étouffés. Désir de massacre, désir de créer, l’art prend de la force quand il se souvient du temps des massacres. Entre les murs, les lectrices et les lecteurs produisent des silences. L’œil isolé du reste de la face,ellipse des regards voyeurs, refuse et menace les secrets d’alcôve. Architectures dissimulant les égarements, structures des labyrinthes abrités, tombes et mausolées. Les murs gardent les marques des gestes de ceux qui passent. Entrées et sorties. »
Sentier, à propos de dessin n°5

10h00 Place Paul Dunesme, espace NVO – Débat

Métiers d’artistes, autres métiers : que ressent le corps dans le travail ?

Comment se traduit et se ressent le plaisir du travail quand on peut faire marcher ses muscles, sa pensée, ses émotions ? Mais lorsque survient la pathologie du travail, sommes-nous différents travailleurs de la recherche artistique et ceux de la recherche d’ailleurs, en recherche aussi de l’accomplissement de soi ? N’existe-t-il pas des chemins communs à creuser ?
Avec Serge Dufour (responsable confédéral des question du travail), Jean-Pierre Burdin (responsable culturel confédéral), Annabelle Bonnéry et François Deneulin (compagnie chorégraphique Annabelle), Xavier Roth (jeune chercheur doctorant sur les questions du travail)

11h00 Place Paul Dunesme, espace GFEN - Débat ultra court

Travail prescrit, travail réel ? et moi ?

12h00 Place Paul Dunesme, scène déménage

Apéro Swing du Geste

Raphaëlle Camus (danse) Bernard Lubat (batterie),

de 15h00 à 21h00 - Salle des fêtes (20/15 €)

Les sois s’entend du «Lubat»

Sexagén[è]re L’anniversaire à rien à conditions de s’en servir
Soixante ans d’amusichienne de vie, dont cinquante d’amusicanaillerie, d’amuzestoiseries, d’amusaparis, d’amuzestiwalkiries… Artistisan irréparable, biodégradable, à mon insu-portable Mes désirs d’art sont « désordre » (Bernard Lubat)
Désir d’Art désordre À qui joue avec qui veut : demandez Lubat dimanche
Bernard Lubat, Paco Charléry (percussions), Nathalie Boitaud, Isabelle Loubère (comédiennes), Pascal Convert (plasticien), Louis Sclavis (saxophone), René Martinez (conteur), Claude Gudin (scientifique poète), Dominique Pifarély (violon), François Corneloup (saxophone), Fawzi Berger (batterie), Eric Groleau (batterie), Henri Texier (contrebasse), André Minvielle (chant), Fabrice Vieira (chant), François Rossé (compositeur)
Gâteau blues d’anniversaire en fa majeur

19h30 Maison des vins de légendes, place du général de Gaulle.

Atelier dégustation VIN-ART

Offert par Patrick Jeannerey.
Aujourd’hui le clairet typique du vignoble bordelais. Grand frère du rosé, petit frère du rouge. Raisins, couleurs et tanins. Robe rubis rosé brillant, bouquet de fruits rouges, de rose, de violette.
Tous enfants phares parade

20h00 Bar Le Médiéval

Apéro swing parade

Les musiciens et comédiens de la 28e

Nuit sans fin

(20/15 €)

21h30 Salle des fêtes

Les babys blues d’Uzeste

Thomas Boudé (guitare solo), Jaime Chao (guitare groove), Louis Lubat (batterie trash)
Entraineur joueur : Fabrice Vieira (guitare), Bernard Lubat (chant)

22h00 Salle des fêtes

Abécédaire de la vocalchimie, spécial anniversaire

André Minvielle
C’est le grand alphabet de la voix des lettres. Chacune à son voyage en texte ou onomatopée, en chants en sons, en Périple vocalchimiste comme un aborigène chanterait sa géographie. Géographie sonore des mains des doigts, de la voix à pied(s), du Marcheur comme celui de Giacometti. La bouche grande ouverte, il marche sur place et pour ne pas tomber à Pic. Identité éclatée, tel le nomade, le vocalchimiste monte et démonte son petit théâtre vivant et vital. Coup de théâtre dans la Musique. Coups de musique dans le Théâtre.
Une voix un Autre. Dans le monde et la machine il donne de la Voix. La vocalchimie, c’est du rhizome pas des racines. Ce qui est dit est chanté. Comme un vers à pied. On voix à travers.

23h00

Jacques Higelin en roue libre

Spectacle payants : mentionnés en rouge
Abonnement 5 jours : 60/50 € (accès à tous les spectacles)
Spectacles du soir et du dimanche après midi : 20/15 €. Accès gratuit toute la journée. Tarifs réduits pour les personnes au chômage ou bénéficiant du RMI. Gratuit pour les moins de 14 ans. En raison d’un nombre de places limité, les abonnements sont en vente dès le 1er août.

cliquez sur les photos ou sur les liens pour chercher + d'infos

André Minvielle (chant)

Annabelle Bonnéry (compagnie chorégraphique Annabelle)

Benat Achiary (chant)

Bernard Lubat (musichien)

Brigitte Couderc-Delorge (salariée de la grande distribution)

Bruno Sentier (peintre)

Cécile Marical (plasticienne)

Christophe Rocher (clarinettes)

Claude Gudin (poète scientifique)

Clémence Massart

Dominique Pifarély (violon)

Eddy Louiss (clavier)

Edward Perraut (batterie)

Elise Kéou (déléguée syndicale)

Eric Groleau (batterie)

Fabrice Moinet (son)

Fabrice Vieira (guitare, chant)

Fathia Damou (poète)

Fawzi Berger (batterie)

Francis Marmande (écrivain)

François Corneloup (saxophone)

François Deneulin (compagnie chorégraphique Annabelle)

François Rossé (compositeur)

Gérard Assayag (ircam)

Guy Latry (maître de conférence à Bordeaux-III)

Hans Poulsen (guitare)

Hélène Cixous (auteur)

Hélène Labarrière (contrebasse)

Henri Texier (contrebasse)

Hocine Zaourar (photographe)

Hubert Colau (batterie)

Isabelle Loubère (comédienne)

Jacques Higelin (musicien)

Jean Bigot (producteur)

Jean-Michel Leterrier

Jean-Pierre Burdin (responsable culturel confédéral)

Jeanne Added (chant, violoncelle)

Josette Folliot (peintre)

Laure Duthilleul (réalisatrice)

Laurence Thibaut (réalisatrice)

Loïc Lachaize (ingénieur son)

Louis Sclavis (saxophone)

Lucie Jaquemin (signeuse)

Marc Chemillier (ircam)

Marc Perrone (accordéon)

Marcel Trillat (réalisateur)

Marie Marcello (éducatrice)

Marie-Laure Pillet (auxiliaire de vie à domicile)

Martine Amanieu (théâtre)

Méryl Marchetti (poète)

Michel Etchecopar

Nahalia Lassibile (ethnologue)

Nathalie-Dalilà Boitaud (théâtre)

Paco Charléry (percussions)

Pascal Convert (plasticien, réalisateur)

Patrick Auzier (trombone, pyrotechnie)

Philippe Lacarrière (basse)

Raphaëlle Camus (danse)

René Martinez (conteur)

René Thomas (guitare)

Sophia Domancich (violoncelle)

Serge Dufour (responsable confédéral des questions du travail)

Vanina Michel (chant)

Xavier Roth (jeune chercheur doctorant sur les questions du travail)

Yves Chaudouët (traces plastiques abyssales)

 uzeste.org site web d'expression poïélitique de la Compagnie Lubat de Gasconha plan du site | imprimer