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16 juillet 2008 Communiqué
Uzeste : l’Hestejada délocalisée à Sore !
Nous apprenons que le Conseil Général de la Gironde accorde à l’association Uzeste Musical une subvention symbolique et minimale de 5 000 € pour l’organisation de la 31e Hestejada de las arts. Elle marque certes la reprise du dialogue avec le Conseil Général de la Gironde, et nous nous en réjouissons, mais demeure très en deça de nos besoins. Nous avions sollicité le rétablissement de la subvention accordée en 2006, soit 70 000 €. En nous accordant 5 000€, le Conseil Général de la Gironde ne reconnaît pas l’Hestejada de las Arts comme un événement majeur du Département, pourtant d’un grand rayonnement national. Il néglige en outre de considérer le travail accompli à l’année, les « saisons d’Uzeste Musical » organisées à L’Estaminet, qui ne fait plus l’objet d’aucune aide. Nous devons donc, cette année encore, contre notre gré, organiser une Hestejada à voilure réduite et, pour cela, renoncer au démarrage par trois jours de spectacles à Villandraut et Cazalis et annuler nos engagements auprès des artistes. Nous réorganisons donc toute l’Hestejada à Sore, avec 3 jours de stage du 17 au 19 août suivis d’un programme de 4 jours du 20 au 23 août. Nous avons pu, par souci d’économie et grâce à l’appui du Conseil Général des Landes, concentrer nos moyens techniques sur un seul lieu. Cependant, le Sud Gironde est bien notre territoire épicentre historique. C’est pourquoi nous cherchons à conclure cette 31e édition par une journée spéciale « girondingue » à Uzeste en co-élaboration avec le Café du Sport.
Le conseil d’Administration de l’association Uzeste Musical
Pour mieux comprendre
Rappel. En 2006, l’association Uzeste Musical est subventionnée à hauteur de 70 000 € par le Conseil Général de la Gironde. La convention de partenariat précise que 70% de l’aide est attribué au fonctionnement de l’association et que 30% est attribué à l’organisation de la 29e Hestejada de las arts (notre festival d’été).
En 2007, suite au débat orchestré sur la politique culturelle du Conseil Général de la Gironde, celui-ci décide de ne pas donner suite aux deux dossiers de demande de subvention déposés par l’association Uzeste Musical (pour le fonctionnement d’une part et l’organisation de la 30e Hestejada de las arts d’autre part). En octobre 2007, après la tenue de l’Hestejada, une aide de 35 000 € est finalement votée à la société Lubat Jazzcogne Productions (structure juridique porteuse de la Compagnie Lubat). La Compagnie Lubat, que le département avait cessé de subventionner depuis 1999, est donc rétablie dans son partenariat avec le Conseil Général de la Gironde. La convention de partenariat précise néanmoins que l’aide est votée pour le « programme d’actions en vue de la création d’un Centre International de Recherche Transartistique Contemporaine » (travaux de recherche et de création de la Compagnie Lubat, manifestivités d’Uzeste Musical et travaux de formation). Il faut comprendre par là que c’est le projet dans sa globalité qui est soutenu. Le Conseil Général de la Gironde n’indiquant pas, dans sa convention, la façon de répartir la subvention entre Uzeste Musical et Lubat Jazzcogne Productions, nous l’avons ventilé à notre guise : 25 000 € pour l’association Uzeste Musical et 10 000 € pour la société Lubat Jazzcogne Productions.
2008. Nous recevons aujourd’hui un courrier du Conseil Général de la Gironde confirmant le vote d’une subvention de 5 000 € à l’association Uzeste Musical pour l’organisation de la 31e Hestejada de las arts ainsi qu’une subvention de 35 000 € sur la société Lubat Jazzcogne Productions au titre du fonctionnement. Chaque structure (l’association et la société) a des missions bien spécifiques : l’association Uzeste Musical organise une Hestejada et des activités d’année, la société Lubat Jazzcogne Productions produit et diffuse les créations transartistiques de la Compagnie Lubat. Les deux structures ont leur personnel et leur comptabilité propres. Contrairement à l’an dernier, les deux subventions accordées étant clairement scindées, l’association Uzeste Musical doit se contenter cette année d’une aide de 5 000 € du Département.
Avenir. Nous prenons rendez-vous après l’Hestejada avec le Conseil Général de la Gironde pour tenter de trouver une issue à cette situation pénalisante pour toutes les parties et redisons notre attachement à l’élaboration d’un partenariat repensé ensemble.
8 juillet 2008 Communiqué
L’an dernier, le désengagement complet du Conseil Général de la Gironde, qui jusqu’alors était notre principal partenaire public, nous avait contraint à la délocalisation dans les Landes. Pour qu’une telle situation ne se reproduise pas, nous nous sommes appliqués à renouer le dialogue brutalement rompu. Nos échanges avec le Conseil Général de la Gironde nous laissaient entrevoir un possible rétablissement du partenariat.
Vendredi 4 juillet, nous avons reçu du Conseil Général de la Gironde un courrier nous informant qu’une subvention de 5 000 € à Uzeste Musical serait proposée au vote de la Commission Permanente du 11 juillet prochain.
Tout en saluant le geste positif du Conseil Général de la Gironde, le conseil d’administration de l’association, réuni en urgence ce week-end, a rappelé à Philippe Madrelle, Président de cette collectivité, que le montant proposé était sans commune mesure avec les sommes précédemment accordées (73 273 € en 2005, 70 000 € en 2006).
Il a donc été demandé à ce que le temps administratif très court nous séparant du 11 juillet soit mis à profit pour que la subvention soit révisée à la hausse.Faute de quoi nous n’aurons pas les moyens de mettre en place sur le territoire girondin le programme de trois jours que nous avons prévu, pour lequel nous avons pourtant engagé artistes, techniciens et soutien logistique, pour lequel nous avons eu des rencontres que nous estimons très positives avec les élus locaux.
Nous attendons donc une réaction du Conseil Général de la Gironde qui sera déterminante pour le programme de la 31e Hestejada de las arts, dont nous retardons la publication afin de laisser une chance à notre grande volonté de coopération sur le territoire girondin.
Forfait festival :
tarif unique de 50€
Billets journaliers :
tarif plein 20€
tarif réduit 10€
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Du mercredi 20 au dimanche 24 août 31° HESTEJADA DE LAS ARTS D’UZESTE MUSICAL
La manifestivité transartistique d’Occitanie Océanique
dédiée à Loris Capelli (musicien) et Aimé Césaire (poète)
imaginée réalisée par les œuvriers créateurs artistes et techniciens du spectacle de la Cie Lubat de Gasconha (compagnie transartistique de divagation)
Transartisticités nomades in lande
Sore - Luxey (Landes), clôture le 24 août à Uzeste (Gironde)
Une poétique du divers pour une écologie poïélitique de l’art de la diffusion de l’art… de villages en villages, en quartiers éloignés, en airials perdus, en lieux-dits non lieux, en cafés des sports, en cercles ouvriers, en place du marché, en salles des fêtes, en sentiers forestiers, en rivières sauvages... en amusique improïésique freelosophique impolyrythmique hasarchaïque fanachronique sociocratique psychorégraphique déconocomique bazarplastique autobiograffitique et patatipataphysique... Déconcertitudes récréactions irrespectacularités improvisions improjections explositions psycauseries circonférences imperformances jazzbalalalubats des hauts débats de fond en artifice opéra 68 ouf !
Théâtre au grand sens d'Uzeste Picnic en sus.
Mots dits moqueurs moteurs mots tôt mobiles... attention avant de trans'verser
les mots sont des masques qui n'ont rien à cacher
les mots mutent moquent aimantent les mots manquent mâtent et mentent
il ne suffit pas de les croire mieux vaut les pratiquer
rien ne suffit de les lire vieux maux mieux vaut les écrire
et pour ce qui nous concerne, nous, artistes d’en scène : les écrire à dire au pire !
« Depuis tout p'tit déjà, j’ai pris un coup d'athéâtre sur la tête ».
Pour ne pas confondre investissement et asservissement, comment savoir faire entendre voir et comprendre l'écart qui se creuse entre divertissement mercantiliste et avertissement artistique ; comment donner à ressentir la distinction qu'il convient d'opérer entre sensibilisation/émancipation et communication/clientélisation. « La vie n'imite pas l'art, elle imite la mauvaise télévision » (Woody Allen). Quand les citoyens sont transformés en clients, la démocratie tourne à vide, en boucle. En play back, elle se singe et la boucle. Nous sommes passés du culte à l'inculte, du catholique au cathodique. Nous voilà aujourd'hui en plein choc des incultures. Nous ne savons plus que nous ne savons pas. Nous ne savons pas que nous ne savons plus. À quoi bon. Il suffit de brancher la réalitélévissévidange, d'écouter la radioaudimatée, de gober les gros gras titres de la pressepuréepeople, de survivre à la malvivre, à la malbouffe, à la maldonne, à la malouïr, à la malpartout, ainsi dépolitisés jusqu'à l'os, nous voilà nus, foin de Dionysos. Alors d'ici d'en bas en haut, œuvriers-créateurs artistes et techniciens du spectacle, intellectuels, syndicalistes, philosophes, enseignants, étudiants, militants, innocents, coupables et autres gascondamnés de la terre, nous voici nous voilà, enjazzés dans une 31ème édition toujours encore plus ou moins que plus “impopuplaire” “inélitriste”, radicalmement à l'affût d'intervalles à savoir prendre... inventer pour inviter... à penser... à jouer... pensez-y !
Bernard Lubat
Mercredi 20
''“La clarté, de quelque manière qu'on l'entende, nuit à l'enthousiasme. Poètes soyez ténébreux !
La poésie veut quelque chose d'énorme, de barbare et de sauvage.” Diderot“''
10h00 Sous un arbre – Mots d’Afrique (1)
« Les dits de là » de Nathalie-Dalilá Boitaud
des ruelles misérables d'Alger, aux bruyants cris de Kinshasa, des mémoires troubles du Rwanda aux vagues écartelées des Antilles, du vent de sable du Maroc aux enfances de Cote d'Ivoire, au pied d'un arbre, paroles à palabres, voyages immobiles sur la corde sensible.
poèmes choisis et joués par Nathalie-Dalilà Boitaud avec les voix de Clémence Boudé, Gabrielle Léglise et Reagan Matuke Star.
"Et nous sommes debouts maintenant mon pays et moi, les cheveux dans le vent, ma main petite maintenant dans sa main énorme et la force n'est pas en nous, mais au-dessus de nous, dans une voix qui vrille la nuit (...) car il n'est point vrai que l'œuvre de l'homme est finie"
Aimé Césaire (cahier d'un retour au pays natal)
10h30 Salle des fêtes – Improjections commentées
« Les délires délices » de Pierre Labrot artiste SDF (sans définition fixe)
11h11 à 11h59 Espace GFEN
Lectures de textes de Félix-Marcel Castan
La pensée de Félix-Marcel Castan est l’un des grands impensés de ce siècle, nécessaire pourtant à ceux qui prétendent à l’art de l’artiste à l’artistique plongé dans le monde concret et pas dans le fantasme, à ceux qui prétendent comprendre leurs choix culturels et qui les méconnaissent. Un choc salutaire, une découverte, des lectures simples entrecoupées d’impros, car on ne visite jamais ceux qui ont déjà pensé qu’avec l’art de ce que nous advenons dans le temps qui nous enserre de ses langues violentes.
13h30 Espace NVO/CGT– Ambivalence
Apéro swing psypolitique
« La batterie est en danger », ouïssez, oui c’est, une enjazzcognade citoyenne de et par Bernard Lubat (anartiste amusicien jazzconcubin uzestien et patati-pataphysicien)
13h00 à 17h00
Les femmes occupent le pré
Les débats, les ébats oratoires, les déclarations enflammées pour la parité, puis les risées et les « pour parler » voire les déclarations châtiées. Mais aussi les efforts réels, l’engagement de femmes et d’hommes : inégalité de salaires, précarité, retraite amputée, partage des responsabilités, violence. Alors : pourquoi c’est si lent de bouger, d’évoluer, pour le ménage et repassage, les enfants et le compte courant, les rapports de domination dans le travail, dans la vie, dans les paroles et dans les gestes. Puis il y a le foulard et la jupe revendiqués. Qu’est-ce qui se passe ? Les femmes de mai 68 ont fait des groupes de parole. À Sore, les femmes de la CGT occupent le gazon l’après-midi : lieu de passage, lieu de parole pour celles, ceux qui passent, entendent, s’en vont puis peut-être reviennent et s’arrêtent. Pour parler. Autrement que dans un débat. Autrement, comme on ne le fait pas. Gazon maudit. Gazon, c’est dit : gazon occupé.
14h00 Salle des fêtes – Communication/Projection
Les ateliers politiques
“Rétention de sûreté : une peine infinie - Réfutations III” Un film de Thomas Lacoste''' (2007, 68 mn) présenté par La Bande Passante et le syndicat de la magistrature. Huit intervenants, praticiens, militants et chercheurs, prennent ici la parole pour déconstruire méticuleusement ce populisme pénal, prôné par le chef de l'Etat, qui a dicté l'adoption de la loi sur la Rétention de sûreté, et le populisme constitutionnel qui veut l'appliquer par-delà les principes supérieurs de notre droit.
« On ne pouvait pas passer à côté d'une mise à mal aussi profonde du droit pénal qui balaye en parfaite impunité, pêle-mêle, le principe de l'égalité et de la stricte necessité de la peine, la présomption d'innocence, l'interdiction de rejuger une personne pour le même fait, la protection de la dignité humaine et celle contre la détention arbitraire. Ici, on piétine allègrement, rien de moins que la déclaration des droits de l'homme de 1789, la constitution de 1958, la convention européenne de sauvegarde des Droits de l'Homme et des libertés fondamentales. C'est à se demander si sur un seul projet de loi un Etat totalitaire aurait pu faire mieux (...)
On ne peut pas comprendre la logique de cette loi si on ne se souvient pas des attaques portées ces six dernières années aux statuts des mineurs dans notre pays, à la mise en place des fichiers électroniques, à l'extension des différents contrôles policiers, à l'augmentation des gardes à vue prolongées, de la surveillance électronique mobile, à la mise à l'épreuve des libérations conditionnées, à la mise en place de la vidéo surveillance, à la création de fichiers municipaux (scolaires et psychiatriques), à la suspension des prestations sociales, ou encore à l'obligation faite aux juges de prononcer des peines minimales en cas de récidive etc... C'est cela le bilan 2002-2008 de la droite, mais cette série d'atteintes aux libertés fondamentales n'aurait de sens si on ne la comparait pas à la dépénalisation, dans le même temps, du droit des affaires. Comme nous le rappelle Emmanuelle Perreux, une seule logique est ici défendue : une justice à deux vitesses en faveur des puissants ». Thomas Lacoste
Ateliers conduits par Monique Chemillier-Gendreau (juriste internationale, professeur émérite à l’université Denis Diderot - Paris VII) avec la participation d'Emmanuelle Perreux (présidente du syndicat de la magistrature).
15h00 A l'ombre sous les platanes – Concert
François Corneloup solo acoustique (saxophones)
Musique de composition instantanée mult'immédiate
15h30 A l'ombre sous les platanes – Conférence
Les entretiens d'Uzeste
Daniel Bensaïd, professeur de philosophie à l'Université de Paris VIII à propos de son livre “Eloge de la politique profane” (Albin Michel)
Parce qu'il ne conçoit pas de séparation étanche entre la pensée et les pratiques sociales,
Daniel Bensaïd, dans son nouvel essai, reprend en charge le concept d'émancipation, en commentant notamment l'un des derniers textes de Jacques Derrida : « Rien ne me semble moins périmé que le classique idéal d'émancipation ». Agitateur politique en philosophie ? “Il se trouve, plaide-t-il, que j'appartiens, depuis le milieu des années 60, à une tradition politique qui n'a jamais cherché à se doter d'une orthodoxie idéologique ou philosophique. Par ailleurs, j'ai toujours revendiqué mon militantisme, y compris partisan, comme un principe de réalité, de responsabilité et d'humilité, consistant à ne pas croire qu'il y a une vérité philosophique comme en surplomb des pratiques sociales”.
A la suite de la conférence, signature de l'ouvrage de Daniel Bensaïs en vente à la librairie de l'Hestejada.
Femmes de l’art de luttes et de paroles
Spectacle manifeste
Solidarités poïélitiques à l'en chantier d'Uzeste musical pour sa résistance critique en situation critique au tout marché mâché rabaché au tout divertissement infantilisant dépolitisant pour son combat contre l'intolérable précarité infligée à la grande majorité des artistes œuvrières créatrices d'aujourd'hui, coincées entre le marteau et les faux cils : utilitarisme popuplaire ou chômage élitriste, sinon rien ! Moins que rien !!
17h00 Première partie : Rives de Leyre
Nathalie-Dalilá Boitaud poèmes d'Aimé Césaire, Claude Nougaro
Juliette Kapla chansons originales
Monique Chemillier-Gendreau dits juridiques
Sylvie Gravagna relectures de Brigitte Fontaine
Raphaëlle Camus danse contemporaine
Lua Carrilho chansons brésiliennes
Lydie Delmas dits syndicaux
Isabelle Loubère poèmes de Bernard Manciet
Martine Amanieu poèmes d'Arthur Rimbaud
Lucie Fouquet chansons lyriques
Vanina Michel chante Jacques Prévert
Perrine Fifadji chants danses d'Afrique
20h00 pause restauration
21h00 Deuxième partie : Rives de Leyre
Laure Duthilleul images et dits de cinéma, hommage à Marie Lubat (1914-2007)
Clémence Massart comédie en lettres sur l'amour chansons courrier du cœur
« Que je t’aime »
« La bêtise des hommes serait-elle gravée dans le marbre de l’éternité ? Joli cœur à vingt ans, Don Juan ou Casanova sur le tard, l’homme continue de ne rien comprendre au sexe, trop occupé à vaquer à ses occupations terrestres. Les femmes ? Comprend qui peut. Elles ont leurs humeurs, leurs vapeurs, leurs langueurs. Allez donc vous fier à de tels êtres si… comment dit-on déjà ? sensibles. Alors quand elles s’expriment, elles écrivent aux journaux, rubrique « courrier du cœur ». Elles couchent sur une page blanche leur vie qui, souvent, tient en quelques lignes, quelques mots pour des maux éternels. Trahies abandonnées, mal-aimées, ignorantes des choses de leur corps, elles laissent leur cœur guider une plume maladroite, émouvante, tendre, drôle ou cruelle. (...) » (Marie-José Sirach 11 juin 2007 l'Humanité)
00h00 Troisième partie : Salle des fêtes
Marie-Odile Chantran (chant, vielle, violon, percussions)
Bal trad avec l'accordéon de Marc Perrone et la guitare de Jean-Baptiste Laya
Rondeau, polka, tarentelle et cercle circassien, Marie-Odile Chantran vous entraîne dans la danse comme personne
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« Il nous faudra avoir la patience de reprendre l'ouvrage, la force de refaire ce qui a été défait ; la force d'inventer notre route et de la débarasser des formes toutes faites, des formes pétrifiées qui l'obstruent. » Aimé Césaire

La blessure de la pensée
de Francis Marmande
Pensée défigurée, moquée.
Théâtre mis à mort dans l'indifférence joyeuse.
Littérature décrétée en voie d'extinction dans les lycées.
Musique étouffée dans le tsunami des musiques.
Accélération exponentielle du progrès : le MP3 restitue, mais de façon intelligente, 1/11e des qualités du document sonore avant compression. France Culture « compresse » le son autant que Skyrock. Arte passe ses films en version doublée.
Triomphe des médiocres.
Accélération stupide des débits, des voix de plus en plus métalliques, de plus en plus sèches, hautes et dures, formatées par la pub, le MP3 et le désir de sonner moderne.
Travestissement du mot même de démocratie.
Provincialisme de vélos et de potagers.
Jamais je n'aurais cru devoir aligner ces petits faits vrais.
J'aime l'ignorance touchant à l'avenir, et l'apocalypse me fait rire.
La question, la seule question, n'est plus : comment en sommes-nous arrivés là ?
La question, c'est : nous n'y allons pas, nous y sommes. Et même bien plus loin.
Où ?
Dans la barbarie rayonnante, l'arrogance teigneuse, dans des effets de domination que les régimes durs avaient au moins le bon goût de faire haïr.
Sans compter, Damoclès à tous les étages, que les derniers esprits à peu près instruits, même d'eux, surtout d'eux, monte en toute innocence le chantage à l'anti-élitisme, le chantage à la bonne humeur, le chantage à la démocratisation, à ce qu'ils osent nommer la démocratisation, à la loi du grand nombre, à la loi du marché, à la loi de la jungle, à l'hystérie des lois et des interdits, à l'infatuation pompette de sa propre créativité.
Tous ces grands duduches qui feraient de la musique sur leur ordinateur, disent-ils.
Tous ces magazins militants (arts, jazz, scène) qui d'une sophistication glacée, sont passés progressivement à une pipolisation dont ne voudrait pas le dernier des canards de cul.
Tous ces conseillers qui expliquent que, chacun son idée, chacun sa lacune.
Toute cette gloire financière du cinéma français (les chiffres) en plein désastre du cinéma d'auteur.
Les temps ne sont même pas durs. Le temps vient à manquer.
On ne sait où donner de la tête que l'on n'a plus. On envie Deleuze et Lacoue-Labarthe d'être partis avant. L'effort de la pensée, la tension qui soutenait le théâtre, l'action brûlante, terrible, qui voyait ou non la musique advenir, cèdent la place à la garderie, aux soirées thématiques et à ce rire obligatoire dont se gavent les radios, les télévisions, comme un aveu terrible.
Nous sommes morts, ce qui n'est pas grave. Personne ne nous l'a dit : ceci s'appelle l'enfer.
A la fin des années 60, on trouvait à San Francisco une affiche répugnante : une horrible mouche bien nommée se repaissait en gros plan de son monstrueux festin. Le texte : « Dix billions de billions de mouches mangent de la merde. Elles ne peuvent pas se tromper (they can't be wrong). »
Ce n'était pas élégant.
Francis Marmande, auteur, universitaire, journaliste
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Revue de presse
“Un statut pour les artistes ?”
de Jean-Pierre Vincent, Comédien et metteur en scène
Il y a comme un paradoxe dans cette question : l’artiste étant celui (ou celle) qui refuse plus ou moins radicalement un statut. Mais la naissance et le développement des politiques culturelles ont diversifié les postures et imposé de nouvelles questions. Je ne peux parler que de ce que je connais bien : les artistes de théâtre ou de cinéma.
Si l’on parle de statut pour des artistes, c’est bien d’abord et surtout d’eux que l’on parle. Car tout en étant créatifs, créateurs et donc absolument seuls devant le monde à réimaginer, les «théâtreux» sont inclus dans des entreprises (quels que soient, là aussi, la fragilité et le caractère atypique de celles-ci). Ces entreprises, forcément collectives, fabriquant des prototypes, éphémères ou non, nécessitent depuis l’invention du théâtre un soutien public, quelle qu’en soit la forme. On pourra en répéter les raisons…
Le statut inventé en France pour ces artistes est en crise. C’est évident : cette crise est liée à d’autres réappréciations nécessaires dans notre politique culturelle. Il ne faut pas s’obnubiler sur le seul «statut des intermittents». S’agit-il seulement d’un statut juridique et social ? Ou d’un statut au sens plus large dans la pensée des décideurs, dans l’idée que la société se fait d’elle-même ? D’un projet artistique plus large pour la société… La crise actuelle de la politique culturelle révèle une crise de la politique tout court.
(Libération, 14 juin 2008)
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« L’art doit-il se fixer des limites ? »
de Paul Ardenne, Historien de l’art
Il n’est évidemment pas question que l’art se fixe des limites. Formellement, la création artistique, dans l’espace démocratique, est libre, elle ne saurait se brider. La modernité a fait de cette liberté un dogme, avec cette conséquence : la consécration des formules poétiques extrémistes, qui font florès à compter des années 60. Tout est bien ? Non. L’absence de limites, en l’occurrence, est souvent l’autre nom de l’absence de repères, ou de valeurs. L’institutionnalisation de l’extrémisme artistique, progressivement acquise, rend aussi l’art le plus radical suspect de récupération. La liberté d’expression, dans le même temps, devient plus conditionnelle que jamais, avec le retour plus ou moins masqué des censures : l’ordre moral, mais aussi la production et ses impératifs économiques de rentabilité, aux effets autrement anesthésiants. Sans oublier le fréquent recours des artistes à cette autocensure préventive qui vous évite d’affronter l’évaluation morale et la régulation éthique. Enfin, l’industrie culturelle. Engagée depuis un demi-siècle dans un processus de neutralisation changeant l’homme cultivé en consommateur de biens symboliques et lui faisant prendre le vide culturel pour le plein, cette grosse machine niveleuse ne goûte que modérément les authentiques provocations. Le tout génère ce résultat paradoxal : les artistes, passé le temps des emballements, ont rarement été aussi conformistes qu’aujourd’hui, tous médiums confondus. Et l’art, rarement aussi corseté qu’il ne l’est dorénavant.
de Ruwen Ogien, Philosophe, directeur de recherche au CNRS
Les associations familiales ou religieuses ne sont pas les seules à s’indigner des prétendues dérives de l’art contemporain, qui serait entraîné dans une sorte de surenchère dans la représentation de l’«abject», avec le soutien des institutions publiques, c’est-à-dire aux frais du contribuable anonyme qui n’y comprend rien.
Des critiques d’art renommés, qui ne sont pas tous réactionnaires, partagent ce diagnostic catastrophiste. Ils estiment que l’art d’aujourd’hui est perverti par une tendance à aller vers le plus morbide, le plus cruel, le plus répugnant, tendance que seul peut expliquer, selon eux, le désir des artistes de se faire remarquer dans un marché saturé ou de susciter l’intérêt d’un public vite lassé.
Ces critiques pensent qu’il faut mettre des limites à ces «dérives», car sinon il n’y aura bientôt plus aucune différence entre l’art et la téléréalité la plus sordide ou les sites Internet spécialisés dans le plus stupide ou le plus choquant.
Je conteste ce diagnostic qui relève, à mon avis, d’une panique morale injustifiée face à la création artistique. Sans chercher le paradoxe à tout prix, j’estime que ces tendances esthétiques si décriées apportent une contribution remarquable à notre compréhension du monde. Elles s’inscrivent dans un mouvement général de désacralisation de l’art et de l’homme que je trouve particulièrement bienvenu, et qu’il ne faut surtout pas confondre avec une dévalorisation de l’art et de l’humain.
(Débat animé par Edouard Launet, Libération, 14 juin 2008)
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Jeudi 21 août
“Les poèmes ont toujours de grandes marges blanches, de grandes marges de silence où la mémoire ardente se consume pour recréer un délire sans passé” Paul Eluard
10h00 Sous un arbre – Mots d’Afrique (2)
« Les dits de là » de Nathalie-Dalilá Boitaud
10h30 Sous les platanes
Les ateliers politiques
Débat rebond sur le film Rétention de sûreté : une peine infinie avec Monique Chemillier-Gendreau juriste internationale, et Emmanuelle Perreux, présidente du syndicat de la magistrature.
11h 12 à 11h 59 Espace GFEN
On lit ici Castan Félix-Marcel opéra de la pensée coup de poing aux évidences qu’on a en soi linceuls de soi qui nous caressent et nous serrent de si près cyprès qu’on peut plus respirer oxygène neuf garanti d’écrits inouïs et rares. Après on passe à côté optimistes et frappeurs.
12h00 Espace NVO – Ambiance
Apéro swing frappeur
Après « La batterie est en danger » (réflexion-action individuée) « Les tambours du bourg », (réflexion-action collective en Cie Lubat). Un pour tous, tous frappeurs, comme dans les manifs, apportez vos bidons, casseroles et poêles à frire.
Intervention spéciale du conteur René Martinez narrant les péripéties du dernier opus Soli Solo Saga de Bernard Lubat : « Chansons Enjazzées » (distribution Harmonia Mundi en vente sur la Hestejada)
14h00 Salle des fêtes – Projection
Artistes & Associés présente : Le Fil rouge sur le fil rouge film de Frédéric Delpech (2007, 6 mn), captation vidéo de la destruction des tours de la cité Yves Farge à Bègles. Sculptures vivantes film de Frédéric Teissèdre (2006, 26 mn), les années 70 au CAPC musée de Bordeaux. Pathos mathos film de Manuela Morgaine (2007, 59 mn), un film au source de l'idée noire.
15h30 Sous les platanes
Les entretiens d'Uzeste
Débat rebond sur la conférence de la veille : Eloge de la politique profane de Daniel Bensaïd
17h00 Rives de Leyre – causerie concert
Louis Sclavis duo dialogue avec Bernard Lubat : musique société vécu improvisation enjazzement
18h00 Salle des fêtes – Projection
Rétrospective Emile Cohl, L'agitateur aux mille images Musique originale composée et interprétée par Bernard Lubat.
Cent ans plus tard, alors que l'animation est devenue l'un des domaines les plus créatifs du cinéma contemporain et occupe une nouvelle place dans le paysage cinématographique, la force poétique des films d'Emile Cohl reste intacte : à jamais expérimentale, inventive, fugace, fantasmatique.
20 ans avant Mickey, Emile Cohl invente le film d'animation.
Venu de la caricature, Emille Courthet -dit Cohl- découvre à cinquante ans l'univers infini du cinéma d'animation, celui de la manipulation image par image du monde, de ses espaces et de ses créatures.
De ce qui n'est alors qu'un truc, il va faire un art.
Trois cents films exploitant toutes les techniques autorisées par cette expression singulière et principalement réalisés sous le signe de la marguerite Gaumont
19h00 Derrière l'église ou dans l'église – Concert
“Des free songs partout”
Juliette Kapla (chant), Claire Bellamy (contrebasse voix), Fabrice Vieira (guitare)
L'une joue de la voix, l'autre fait chanter sa contrebasse. Elles se sont rencontrées autour de standards de Jazz, se sont essayées ensemble aux chansons que Juliette écrit, et se sont trouvées dans cette formule duo-ouverte...
Juliette Kapla écrit les textes qu'elle défend, déforme, enchante et déchiquette. Claire Bellamy empoigne fermement sa contrebasse et enrichit le chant de sons profonds, s'amusant d'effets divers, de percussions en distorsions.
Les deux femmes partagent le jeu du mot dit, du mot jeté, des échos et de l'harmonie des voix. Elles partagent aussi le goût du bizarre, du marrant, du risqué. Mordant la poésie à belles dents, elles mettent leur énergie et leur enthousisme à étirer la chanson dans sa forme, afin d'arriver si possible là où elles-mêmes ne s'attendent pas. Mais s'entendent bien !
Dans une atmosphère joyeuse et joueuse, ces très féminines duettistes se promènent de la chanson claire à la freesong, ne négligeant pas le trash metal ni le groove tranquille. Il leur est donc bien naturel d'accueillir Fabrice Vieira, complice occasionnel de la formation lilloise ; ses interventions guitaristiques et vocales apportent des couleurs nouvelles à ce duo déjà pas triste.
19h16 à 19h59 Espace GFEN
Oseoir à Gueuloir
Les mots nous menacent on les dit pardi pour s’en défaire sans défaire le sens juste pour les regarder incertains car les mots quand on les dit ils trahissent ce qu’on écrit les chiens ! Aussitôt après on file aux jeunes d’à côté qui ont osé. L’écho des mots dans les oreilles se mélange à la swing sang battant jeune.
20h00 Espace NVO/CGT – Ambiance
Apéro swing junior
Les enfances de l'art du ConVersatoire d'Uzeste
Luxey – airial quartier de Gaillarde
21h00 Sous les chênes centenaires – concert projection photographique
“1950”
Un poème musical imaginé et interprété par Bernard Lubat (accordéon chant), Raphaëlle Camus (danse contemporaine), Louis Sclavis (clarinette) Beñat Achiary (chant)
Hommage à la vie pastorale landaise à travers les visages de la famille Tilhos. Alice, Laurent et leurs quatre enfants, métayers (cultivateurs éleveurs et résiniers) sur l’airial du quartier de Gaillarde de 1935 à 1985.
Retour à Sore
22h00 Rives de Leyre – Science friction
IRCAM-UMCL Voyage dans le futur
Les Omax Brothers : Gérard Assayag, Georges Bloch, Marc Chemillier (logiciel informatique)
Au piano : Hélène Schwartz et Bernard Lubat
A la captation vidéo: Emilie Rossez
Travaux audio-visuels entre chercheurs mathématiciens informaticiens musiciens compositeurs de l'IRCAM (Institut de Recherche et Coordination Acoustique Musique) et chercheurs d'art d'UMCL (Uzeste Musical en Cie Lubat).
Jeux en je en joute entre intelligence humaine, intelligence artificielle
quand sons et images s'envolent au vent dans le logiciel.
23h00 Rives de Leyre – Déconcertifiant
Nuit Free Taxe Taxi
en Cie et invités en filou folie
Comme une course folle au fin fond de l'énergie
Comme un trajet sans froid ni loi sans trêve ni répit jusqu'au bout de la nuit
Louis Sclavis (anches) Beñat Achiary (chant) Patrick Auzier (trombone) Fabrice Vieira (guitare voix) Fawzi Berger (batterie percussions) Louis Lubat (batterie) Thomas Boudé (guitare) Nathalie-Dalilá Boitaud (textes) Raphaël Quenehen (sax) Yoann Durant (sax) Pierre Labrot (improjections) Bernard Lubat (amusicienneries) Julen Achiary (percussions).
Nous aurons froid ? Couvrons-nous !! Munissons-nous : pulls polaires, couvertures chauffantes, couettes, manteaux, duvets, bouillotes, triples chaussettes, bonnets de nuits, mouffles... Sont prévus : service de vin chaud, tourin à la tomate...
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Louis Sclavis commence l'étude de la clarinette à l'âge de 9 ans avant de rejoindre le Conservatoire de Lyon. Il se produit dès 1975 avec le Workshop de Lyon, joue dans diverses formations de l'ARFI (Association à la Recherche d'un Folklore Imaginaire, fondée en 1977 à Lyon) et rencontre Michel Portal, Bernard Lubat, joue avec la première Cie Lubat d'Uzeste Musical ensuite avec le Brotherhood of Breath de Chris McGregor et le quartet d'Henri Texier. Il enregistre ensuite plusieurs disques sous son nom et se produit dans les principaux festivals de jazz français et étrangers. Le Prix Django Reinhardt, décerné au « meilleur musicien de jazz français », lui est attribué en 1988. En 1989, il obtient avec son quartet le premier prix de la Biennale de Barcelona décerné au meilleur créateur Européen puis reçoit au Midem le British Jazz Award 90/91 du meilleur artiste étranger. Il a obtenu le Django d'Or 93 attribué au meilleur disque de Jazz français de l'année. Artiste engagé, il participe à de nombreux concerts et manifestations de solidarité.
Revue de presse
“La musique transforme-t-elle la société ?”
de Carlos Kater, Musicologue
La musique peut avoir un rôle fondamental dans la transformation de la société… Cependant, ce rôle se joue d’une façon plus efficace par l’intermédiaire des actions musicales conçues en syntonie avec des problématiques sociales contemporaines. Elles devraient être en mesure de favoriser le développement humain, intégrant savoir, observation, créativité, plaisir… La musique nous offre tout cela potentiellement, ainsi que la possibilité d’une pratique créative pour que les individus puissent prendre un contact aussi effectif qu’agréable avec le savoir au sens large, ce qui signifie des connaissances au niveau externe (la culture) et aussi au niveau interne (savoir du soi). Les ponts responsables pour l’intégration de ces deux univers, dedans-dehors, moi l’autre, la musique est capable de les stimuler.
Il faut toutefois que les responsables des projets d’éducation ou d’animation musicale dans les établissements, qu’ils soient scolaires, culturels, de santé, de réclusion,etc., ne substituent pas expression par audition, invention par reproduction. Cela mettrait en situation fragile le rôle essentiel et humaniste que la musique peut avoir dans la vie présente des individus, dans la construction d’une meilleure qualité de vie de la société future.
(Libération, 14 juin 2008)
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Vendredi 22 août
“En art les seules règles valables sont celles qui sont transgressées” David Lynch
10h00 Sous un arbre – Mots d’Afrique (3)
« Les dits de là » de Nathalie-Dalilá Boitaud
10h30 Salle des fêtes – Projection
Les ateliers politiques
Monique Chemillier-Gendreau présente Universités, le grand soir un film de Thomas Lacoste sur la crise du savoir, l'université, le déplacement du savoir
11h17 à 11h59 espace GFEN
Lire Marcel-Félix Castan
L’os de la langue de Castan c’est la pensée qui oscille mobile entre l’immobile de nos défaites toutes faites et de nos victoires à penser autrement nous-mêmes quand même avec les autres. Pourquoi ne pas inventer plus loin quand d’autres ont inventé de nous nos possibles de le faire en fer et contre enfer de nous enfermés et paradis de comprendre enfin ce qui nous échappe et où nous courrons pour le rattraper ? La minute d’après on tchatche dans nos têtes à NVO, OVNI-CGT.
12h00 Espace NVO/CGT – Ambivaillance
Apéro swing pataphysique
Bernard Lubat Déconomunication dodécacophonique « Lubat ? On ne comprend rien à ce qu'il dit. » (Credo ou créneau, au choix, d'un ancien grand élu local, aujourd'hui à la retraite)
13h30 Chapiteau noir – Projection
Rétrospective Maurice Failevic
«Les saltimbanques» téléfilm en deux parties, scénario et dialogue : Jean-Louis Comolli et Maurice Failevic, musique : Michel Portal.
Dans ce film en deux parties, un joli pari : celui d'une télévision à la fois populaire (accessible au plus grand nombre) et exigeante, difficile. En clair : il s'adresse autant à l'intelligence qu'à la sensibilité des spectateurs, qu'ils ne prennent pas pour des demeurés à la petite cervelle. «Les saltimbanques» c'est une merveilleuse histoire drôle et émouvante, un fantastique suspens. Mais c'est aussi une très subtile réflexion sur le métier de comédien, la transformation du réel par l'art, la fonction de la mise en scène, du spectacle. La grande trouvaille de Failevic et Comolli, c'est d'avoir plongé leurs comédiens au coeur même d'une période historique décisive, celle de la fin de la deuxième guerre mondiale. Les hommes de l'illusion, du faux-semblant, au prise avec les machiavéliques machinations des nazis, qui jouent (pour de bon) avec la vie et la mort.
Après les deux projections, rencontre avec le réalisateur.
14h00 à 16h00 Espace CCAS
Ouverture d'un bureau de poste temporaire « Spécial Hestejada »
14h00 Salle des fêtes – Conférence projections débat
Filmer le jazz (1eme partie)
par Xavier Baert (en partenariat avec la Cinémathèque de la danse)
15h00 Derrière l'église ou dans l'église – Concert
« Corps à cordes » Philippe Laval (guitare voix), Fabrice Vieira (guitare voix), Fawzi Berger (percussions), Nathalie-Dalilá Boitaud (voix)
15h30 Salle des fêtes Conférence improjections débat
Autour de “Mon Œil” par Michel Mompontet (journaliste) et la participation de Jean-François Cazeaux (philosophe)
Chaque samedi à 13h15 sur France 2 Michel Mompontet assure « Mon Œil », une chronique lumineuse sur l'actualité de la semaine. Une réflexion sur l'image ludique et pédagogique. « Mon Œil » se présente comme un édifice de verve où tout se tient et se contient. Michel Mompontet additionne retranche monte recoupe. Il discerne. Sans théser. Ça vire alors en implacable. En ajoutant aux images et en voix off, un commentaire où caracolent phrases et sentences, virevolte l'adjectif. Une langue piquant ses trilles dans l'argot, l'expression familière. Le verbe danse sur une piste humoristique, ironique. Et toujours juste. Cingler s'acoquine si bien avec la justesse (et inversement). Ni gratuité, ni effet de manches. Mais une correction. Un sens critique. Des fois que le téléspectateur, devant son robinet d'images coulant à flots, n'aurait pas tout retenu, saisi. Il a droit ici à une leçon trempée de pédagogie. A la rentrée, Michel Mompontet double la mise au point, repique à la table de rétroprojection : à « Mon Œil » le samedi, va succéder même heure, même chaîne « Mon Pied » le dimanche.
17h30 Rives de Leyre – Causerie concertifiante
A une et deux voix une réflexion sur l'art de l'improvisation jazzistique et outre
Francis Marmande avec Martial Solal et Bernard Lubat
18h30 Espace GFEN – Comédie
On n'est pas des chiens
Textes et chansons de Brigitte Fontaine par Sylvie Gravagna
18h40 à 18h59 Espace GFEN
Gueuloir à mots osés.
C’est jamais moi qu’on lit c’est un personnage d’encre qui m’accompagne pagne qui cache le sexe des mots bandés comme des arcs les flêches revêches tendres cibles du public si t’oses tu touches le cœur est un oiseau poétique tendre. Si tu dis t’écoutes mieux si t’écoutes tu te dis mieux et âpre près après tu comprends mieux ceux qui créent malgré tout l’audio invisuel public du débat qui suit les sentiers de la création.
19h00 Librairie nomade
Signature dédicace du livre autobiographique de Martial Solal Ma vie sur un tabouret éd.Actes Sud
19h00 Espace NVO/CGT – Débat
« Quel avenir pour l'audiovisuel public ? Quelle réalitélé ? Qui télécommande ? »
Marcel Trillat (réalisateur et ancien membre CGT du conseil d’administration de France Télévisions) Pierre Mouchel (France 3 Aquitaine) Jean-François Théaldi (secrétaire général du syndicat national des journalistes CGT de France 3) Pierre-Henri Arnstam (Aquitaine Images Cinéma) Maurice Failevic (réalisateur) Michel Mompontet (journaliste France 2)
19h30 Rives de Leyre – Lecture dansée
Le funambule de Jean Genet par Martine Amanieu (texte) et Raphaëlle Camus (danse).
« Tout homme aura peut-être éprouvé cette sorte de chagrin, sinon la terreur, de voir comme le monde et son histoire semblent pris dans un inéluctable mouvement, qui s’amplifie toujours plus, et qui paraît devoir modifier, pour des fins toujours plus grossières que les manifestations toujours plus visibles du monde. Ce monde visible est ce qu’il est, et notre action sur lui ne pourra faire qu’il soit absolument autre. On songe donc avec nostalgie à un univers où l’homme, au lieu d’agir aussi furieusement sur l’apparence visible, se serait employé à s’en défaire, non seulement à refuser toute action sur elle, mais à se dénuder assez pour découvrir ce lieu secret, en nous-mêmes, à partir de quoi eut été possible une aventure humaine toute différente. » Jean Genet, L’atelier de Giacometti.
20h00 Espace CCAS – Ambiance
Atelier apéro EDF/GDF
21h30 Rives de Leyre – Concert
Enjazzements coupables
Piano Lubat Solo « Y'a-t-il une vie après le jazz ? »
Improvisions jazzconcubines alternaïves natives
Duo conversatoire d'Uzeste :Thomas Boudé (guitare) / Louis Lubat (batterie)
Duo conservatoire de Paris : Raphaël Quenehen (sax) / Yoann Durant (sax)
Récital Martial Solal piano solo
Compositions personnelles, improvisations libres, relectures de standards de jazz
« Le style, d'abord. La manière. Dès qu'on l'entend jouer, aucune erreur n'est possible : on sait que c'est Solal. Ensuite, il y a le degré de perfection qu'atteint le virtuose. Pas seulement les doigts, la tête aussi. On pourrait dire que la philosophie paternelle (« De l'ordre ! De l'ordre ! ») n'est pas restée lettre morte. La technique instrumentale, fruit d'un travail renouvelé, est mise au service d'une discipline intellectuelle rare chez un improvisateur. Les plus folles digressions sont fermement contrôlées. On pourrait poursuivre ainsi, évoquer les réactions de grands concertistes, Samson François, Sviatoslav Richter, devant le monde nouveau que leur dévoile ce pianiste de jazz (...).
André Hodeir, extrait de la préface Martial Solal, Ma vie sur un tabouret
Final dual Martial Solal (piano) / Bernard Lubat (batterie)
Improvisation libre (composition instantanée mult'immédiate)
00h00 Salle des fêtes – Spectacle
La vieille au bois dormant de et par Clémence Massart
Elle joue des textes drôles et cruels, les paradis artificiels, l'alcool, la jalousie, le crime, le rhume et de terribles chansons oubliées. Elle joue devant vous une femme qui jadis scintiller au firmament du music hall. Elle scintillait comme un astre ! A présent, constatez le désastre.
01h00 Espace NVO/CGT – Bal brésilien
Lua Carrilho (flûte chant) Fawzi Berger (percussion chant) Fabrice Vieira (cavaquinho guitare chant) Mickaël Geyre (accordéon)
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