Noël enjazzé
au Transartistic Café L’Estaminet avec les transartisticités de la Compagnie Lubat d’Uzeste musical et ses invités Marc Perrone et Pascal Convert
Nature art culture villégiature intraventure entre-ouverture compost-cure ? Bouger de posture. Oser l’Uzeste attitrude. Attendez-vous à ne rien attendre.
Le jour, la forêt à perte de nues, à ciel ouvert, le silence des oiseaux et les grands airs de l’océan d’à côté. Le soir, la nuit tombe pile à pic, crépusculaire, incendiaire, froide, humide, landaise. Le cosmos s’allume sous les brumes fantasmatiques.
Visage village de rien du tout, loin de tout, beau comme tout, désert comme tout. Visage village d’art et d’essai, à l’insu de son plein gré, sans retour sur investi souvent (investi se ment). Au pied de l’imposante collégiale papale, le Café du Sport refuge auberge épicerie tabac restauration. Au fin fond de la rue qui penche, le Transartistic Café L’Estaminet, tout juste éclairé sonorisé : l’entre-ouvert et fermé de cette « célèbre » Compagnie Lubat redoutable et redoutée compagnie transartistique de divagation, bien connue pour ses inexactions, ses entremêlementalités, entransartisticités, inventualités et autres démondialités qui lui valent une réputation certaine et fondée… quoique internationale. Compagnie du nom de Lubat, son « frondacteur », amusicien(’dit-gène) autochtone bien connu pour ses facéties incompréhensibles et son enjazzement poïélitique persistant constant. L’amusicien qui vous veut du bien !
« Il joue bien ce Lubat ? » demandait l’un, « ça fait très mal » répondait l’autre.
Laissez vous y aller divaguer les idées, respirer les pensées, découvrir le plaisir de découvrir l’art jazzconcubin lubatien à la lettre : sa source. Elle coule, elle n’arrête pas de couler, cool, enjazzée dans « l’être » à l’autre… façon de ne pas se laisser faire par l’« avoir ». Une « poïétique de la relation » (Edouard Glissant) pour de nouvelles conjurations esthétiques du sensible. Humour, humeur, humus, humanité, humidité, ubiquité (« Elle était une force diffuse qui avait l’ubiquité de la lumière de l’air » Paul Nizan), ultimité, unicité, urbanité, universalité, uzestivalité.
Amusicien chabadadaïste, Lubat est anti Lubat, comme tout le monde.
Jazzconcubin comme personne, c’est son dada : des ires, des astres, des airs, des ordres, intacts… pas une rime… y a pas d’âge pour les « enfantillusages ».
« morale de réalisation sans but plus rare qu’on ne croie. Plutôt fraternité que confrérie, il reste encore assez de passion et d’innocence pour tenir bon par les fentes, les brèches, les interstices… et dans la quatrième dimension. » (F. Marmande)
Trente ans de Compagnie compagnons d’âge d’Uzeste Musical de Gasconha de Paris de Bordeaux d’Avignon de Lille de Bayonne de Venise de Moscou de partout.
Trente ans tout le temps à plein temps d’ici d’en contretemps contre-courant, comme il se doit pour un acte artistique conséquent constant. L’artistique conséquent c’est quoi conséquemment ? C’est quand… ça met la culture « assise » en crise, goût-dégoûts et couleuvres en question, connaissance et ignorance en face, TF1 et consorts à leur place.
Quand les conventions artistiques (notamment) perdurent, elles s’y fatiguent énormément, forcément, ne représentant plus grand chose d’autre que la nostalgie (grand ou petit commerce) d’un passé dépassé paradis perdu d’âge d’or pas radin « infantilisidéalisable » à souhait !
Trente ans d’enjazzement durable sur le râble pour une écologie au logis : décroissance et pain au chocolat. Tout ce qui est utile ne fait pas forcément le bonheur. Par exemple l’argent.
Laisser aller l’espace libre au désir d’avenir (vider les greniers) qui ne doit pourtant rien au hasard, alléger (ventiler) le présent du poids d’un passé souvent mal passé (d’où la lourdeur d’estomac des vieilles habitudes, vieilles peurs ancestrales, vieilles éducations, vieilles carapaces plombées de toutes les nostalgies regrets et dépits). « Passisimplicité » du jeu, du je à apprendre à laisser jouer entre histoire collective / réalité sociale et souvenirs individuels / réalité locale.
Bernard Lubat
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Vendredi 22 décembre
21h30 - One jazzman show
« Bernard Lubat - Vive l'Amusique ! »
Samedi 23 décembre
21h30 - One jazzman show
« Bernard Lubat - Vive l'Amusique ! »
23h00 - Dancing live remix
« Jazzbalalalubat »
Jeudi 28 décembre
21h30 - Projection en avant première mondiale
« Improvista : Michel Portal / Bernard Lubat »
un film de Pascal Convert
Vendredi 29 décembre
21h30 - Concert en plongée dans l’obscurité absolue
« Lubathyscaphe-K »
22h30 - Nougaro, Brel, Ferré revus et débloc'note bleue bluesés
« Chansons enjazzées »
23h30 - Dancing live remix
« Jazzbalalalubat »
Samedi 30 décembre
21h30 - Les amis d’accordéon en chansons
« duo Marc Perrone / Bernard Lubat »
23h00 - Dancing live remix
« Jazzbalalalubat »
tarifs : 7 € (gratuit pour les adhérents d’Uzeste Musical et de la Maison de la mémoire en marche). 12 € le samedi 30
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