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 uzeste musical visage village des arts à l'œuvre

 

L'Université Uzestoise Perspicace, Perplexe et Prolifique Culturellement... est en gestation.
Des cours sérieux, des notes, des réactions, de l'humour, des travaux pratiques pour continuer (via internet notamment) la discussion sur les politiques culturelles.


Le concept de « visage village des arts à l’œuvre » est issu :

  • des travaux de création artistique contemporaine menés à Uzeste par la Compagnie Lubat de Gasconha depuis 1978
  • des travaux de réflexion sur les politiques publiques de la culture menés par Jean-Michel Lucas (ancien directeur régional des affaires culturelles d’Aquitaine, administrateur de l’association Uzeste Musical)

Il a été formalisé en août 2000, à l’occasion d’une « Hestejada en grève » dont la thématique était : « Lieu, place, fonction, coût de la décentralisation culturelle, de l’éducation et de la création artistique dans la cité, dans la société ».

Il est une « proposition » (décentralisée !) pour participer de la re-définition des politiques culturelles. Il pose le principe de la « liberté artistique » inscrite dans les fondements constitutionnels de l’État de droit (comme pour la recherche scientifique) et la nécessité d’une « évaluation artistique » par la nature même de la politique publique...

Le déclin*
Claude Gudin

Salut l’élu, lu, dévolu (dévôt lu) à l’art et à la culture en sud-Gironde.

  • Un homme averti en vaut deux – Bernard Lubat l’était – Il était donc logique de diviser par deux les subventions, passant ainsi, d’Uzeste à la parole.
  • Lubat, tes sorties sont gratuites mais tes entrées baissent. Tu joues trop avec les maux et les mots se jouent de toi.
  • Ton trafic d’embryons, tes liens avec les « cellules souches », ton petit cercle, tes intimes t’entament, le tam tam de l’Estat miné retenti, repenti ; Ressaisis-toi. Que restera-t-il après toi ? Qu’avais-tu trouvé avant toi ?
  • Tu avais trouvé, il y a trente ans une « Solution imaginaire » à un problème qui ne se posait pas : ça s’est appelé « Uzeste Musical ». Mais le problème se pose maintenant !
  • Alban, Bernard, Louis. Trois générations uzestoises amusicales. Tenez bon la rampe. On continue, avec les milliers d’intimes qui eux aussi en trente ans ont fait des petits.
  • Après avoir semé des graines élitaires et populaires, nous allons, tous ensemble planter une « Forêt musicale » à Uzeste.
  • Forêt qui donnera sa musique dans trente ans, à la prochaine génération, le temps pour les arbres, ces instruments à vent primordiaux de pousser, d’offrir aux vents leur canopée variable d’une espèce à l’autre.
  • Il nous faut pour cela des espaces et des espèces ligneuses, caduques et persistantes, des hectares de chlorophylle, pour fixer le gaz carbonique, réduire l’effet de serre, ralentir le réchauffement de la planète, en musique !
  • Voici un embryon, parfaitement viable, qui ne fera aucune entrée pendant trente ans, dont le développement est aux mains des « subventionneurs » girondins.
  • Les pins ont permis de fixer les dunes. La forêt musicale d’Uzeste fixera l’amusique, le gaz carbonique et le public qui ne paye pas, de même, mais qui pense, c’est là sa grosse dépense.
  • Des espaces, des espèces, subventionneurs à vos portefeuilles, à vos porte-plumes, ça va coûter très cher, l’avenir est entre vos mains.

Un jour, les porte-plumes chanteront sur les porte-feuilles qui fourniront gratuitement l’ombre, à l’heure de la sieste. Donnez-nous trente ans de plus !

Claude Gudin,
5 mars 2007.

10/01/07 Jean Péringuey relance le débat
sur la culture en Gironde (Adiu.fr)

Les réponses de :
16.01.07 Bernard Lubat
20.02.07 Pascal Convert
22.02.07 André Minvielle
28.02.07 Jacky Liégeois
05.03.07 Claude Gudin
06.03.07 lu sur Dissensus.org
06.03.07 Michel Mompontet
09.03.07 Francis Marmande
15.03.07 Chantal Bordes
20.03.07 René Martinez
20.03.07 Philippe Laccarrière
22.03.07 Lionel Le Fort
29.03.07 Pascale Favier

22.06.07 Communiqué d'Uzeste Musical
26.06.07 lettre de René Martinez
03.07.07 contribution de Yves Béal
03.07.07 contribution d'Alain Delmas
07.07.07 contribution de François Corneloup
08.07.07 Pétition de Pierre Labrot
13.07.07 Communiqué du Conseil Général
07.08.07 CG33, Le K : Opéra administratif

et le forum poïélitique...


* Déclin – comment le mesurer ?

Le subventionneur doit pour cela se munir d’un déclinomètre, qui est une boussole destinée à la mesure de la déclinaison magnétique.
Le résultat s’exprime en mètre, qui pendant fort longtemps fut la dix millionième partie du quart du méridien terrestre. Son étalon était visible au Pavillon de Breteuil.
Mais voilà, le mètre n’est plus ce qu’il était et l’amesure comme l’amusique a changé.
Le subventionneur mesure maintenant d’une façon beaucoup plus humaine, avec un étalon à géométrie variable, d’un site à l’autre : le poil.
Il évalue à un poil près, parfois au quart de poil, les financements des festivals. Des fois il s’en faut d’un cheveu pour que le festival n’ait pas lieu.
Pareil pour l’argent, qui varie si souvent qu’il n’a plus de sens.
Qu’à cela ne tienne, le subventionneur humaniste sait que ça coûtera bonbon même s’il a quelques difficultés à estimer ce que coûte la peau des fesses. De toute façon, à lui, ça ne lui coûtera rien.
Cette question de la « juste mesure » sera révélée, débattue aux « Etats généraux du Poil » organisés au Centre d’Art Contemporain du Palais de Tokyo les 30-31 mars et 1er avril 2007.
Bernard Lubat et Fernando Arrabal y célèbreront Ionesco autour d’un piano à queue ; ce qui a posé de nombreux problèmes aux organisateurs et subventionneurs car la longueur de la queue est déterminante : fallait-il un quart de queue, un demi queue, un trois quart de queue, un hongre ?
Venez aux Etats Généraux vous aurez la réponse. Lubat c’est samedi soir 31 mars à 22 heures, j’y serais aussi.

Claude Gudin.

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