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 uzeste musical visage village des arts à l'œuvre

 

L'Université Uzestoise Perspicace, Perplexe et Prolifique Culturellement... est en gestation.
Des cours sérieux, des notes, des réactions, de l'humour, des travaux pratiques pour continuer (via internet notamment) la discussion sur les politiques culturelles.


Le concept de « visage village des arts à l’œuvre » est issu :

  • des travaux de création artistique contemporaine menés à Uzeste par la Compagnie Lubat de Gasconha depuis 1978
  • des travaux de réflexion sur les politiques publiques de la culture menés par Jean-Michel Lucas (ancien directeur régional des affaires culturelles d’Aquitaine, administrateur de l’association Uzeste Musical)

Il a été formalisé en août 2000, à l’occasion d’une « Hestejada en grève » dont la thématique était : « Lieu, place, fonction, coût de la décentralisation culturelle, de l’éducation et de la création artistique dans la cité, dans la société ».

Il est une « proposition » (décentralisée !) pour participer de la re-définition des politiques culturelles. Il pose le principe de la « liberté artistique » inscrite dans les fondements constitutionnels de l’État de droit (comme pour la recherche scientifique) et la nécessité d’une « évaluation artistique » par la nature même de la politique publique...

Donner un sens politique au partage culturel

La politique culturelle n'est pas seule au monde, ni au-dessus du monde.
Ses acteurs devraient observer que toutes les autres politiques publiques évoluent bon gré mal gré vers des logiques de démocratie faites de débats, de concertations, de co-constructions, de co-élaborations, qui alimentent la réflexion des décideurs publics.
La politique culturelle à la française sera bientôt la seule à vivre sur le modèle du despotisme éclairé ! Elle sera bientôt la seule à refuser obstinément, comme un tabou, de mettre le citoyen autour de la table de négociation pour dialoguer et se confronter, autour des valeurs, des finalités, des objectifs, des missions publiques et des moyens.

L'exemple de « Présumés innocents » au CAPC de Bordeaux nous montre qu'à un moment du débat public, la lutte pour protéger les enfants de la pornographie l'a emportée sur tout autre considération, dans la détermination de l'intérêt général. Et de ce point de vue, il semble essentiel de considérer que d'autres politiques publiques imposent leurs règles, leur lois, leur conception de l'intérêt général aux acteurs des arts et des cultures.

La politique cultuelle sera-t-elle capable de convaincre la démocratie d'accepter des pratiques d'artistes qui filent entre les doigts de la conformité ? Autrement formulé, les acteurs culturels seront-ils capables de s'organiser collectivement pour plaider une place spécifique au droit d'expérimentation artistique ?

Pour que la création ait encore un futur, l'urgence est de convaincre d'abord les citoyens, en multipliant les débats sur les valeurs artistiques, de négocier avec eux les temps et espaces d'expérimentations artistiques, de donner un sens politique au partage culturel pour obtenir les outils de financement public, hors subvention, ou mission, qui puissent mobiliser de nouveaux contributeurs.

En somme, faire renaître de l'institution culturelle, les vertus de mobilisation qu'elle détenait à l'origine : une puissance de militance culturelle qui s'est perdue en route, cette volonté de dialoguer et d'échanger avec le citoyen pour qu'il construise, à sa main, une identité culturelle « plurielle, variée et dynamique » et contribue à la dynamique du « vivre ensemble » et des « arts en train de se faire ».

Télécharger les textes
"interrogation sur les politiques publiques de la culture : l'intérêt général à portée de main"
et
"LOLF, indicateurs de performance et évaluation : la politique culturelle en porte à faux"
par le Doc Kasimir Bisou

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