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 uzeste musical visage village des arts à l'œuvre

 

L'Université Uzestoise Perspicace, Perplexe et Prolifique Culturellement... est en gestation.
Des cours sérieux, des notes, des réactions, de l'humour, des travaux pratiques pour continuer (via internet notamment) la discussion sur les politiques culturelles.


Le concept de « visage village des arts à l’œuvre » est issu :

  • des travaux de création artistique contemporaine menés à Uzeste par la Compagnie Lubat de Gasconha depuis 1978
  • des travaux de réflexion sur les politiques publiques de la culture menés par Jean-Michel Lucas (ancien directeur régional des affaires culturelles d’Aquitaine, administrateur de l’association Uzeste Musical)

Il a été formalisé en août 2000, à l’occasion d’une « Hestejada en grève » dont la thématique était : « Lieu, place, fonction, coût de la décentralisation culturelle, de l’éducation et de la création artistique dans la cité, dans la société ».

Il est une « proposition » (décentralisée !) pour participer de la re-définition des politiques culturelles. Il pose le principe de la « liberté artistique » inscrite dans les fondements constitutionnels de l’État de droit (comme pour la recherche scientifique) et la nécessité d’une « évaluation artistique » par la nature même de la politique publique...

Université Uzestoise Perspicace, Perplexe et Prolifique Culturellement

Décentralisation et compétences culturelles des collectivités : faux et vrai débats, de Jean-Michel Lucas. "... Il me paraît de première priorité POLITIQUE de demander la mobilisation des élus autour de l'identification d'une compétence culturelle spécifique qui ne soit plus noyée dans la compétence générale..."

Le travail contre la culture ? Yves Clot, titulaire de la chaire de psychologie du travail du CNAM.

11 janvier 2010 Texte de l'intervention de Bernard Lubat au colloque Improvisation : ordre et désordre, organisé en janvier 2009 en ouverture du festival Sons d'Hiver.
"L’improvisation c’est la possibilité d’une musique désagréable à l’oseille. Ça n’a l’air de rien, mais c’est l’avant-garde de la décroissance et pain au chocolat. Car improviser, ça sous-entend que l’on improvise sur : l’improvisation est relative. On improvise sur quelque chose, un texte, une phrase, une grille. Moi, ce que j’entends de plus en plus apparaître ce serait plutôt de la composition instantanée, multimédiate, le retour d’une oralité qui ne serait plus, ou une oralité qui serait devenue savante parce que, jusque-là, l’oralité en musique n’était pas savante, c’était l’écrit qui était considéré comme savant. Alors que l’oralité suppose une transmission directe. Pour se transmettre des choses par l’oralité, il fallait qu’elles soient simples. Quand vous écoutez Cecil Taylor, vous n’êtes pas obligé de recopier ses chorus note pour note comme avec Charlie Parker, par exemple : c’est une autre forme de transmission.

29 mai 2009 Le Conseil Général de la Gironde prend position sur les dossiers de demande de subventions 2009 d'Uzeste Musical et de la Compagnie Lubat...

18 mai 2009 Politiques culturelles, théâtre et démocratie - Intervention lors du festival Théâtre en mai à Dijon, Doc Kasimir Bisou.

27 mars 2009 "Premier regard interrogatif et critique sur le rapport Balladur et sa conception de la politique publique de la culture". Par Doc Kasimir Bisou.

idée et graphisme des ateliers 'Ne pas plier' : nepasplier@wanadoo.fr

16 février 2009 L'utopie est toujours le chemin qui nous manque

L'utopie est ce qui manque au monde, le seul réalisme capable de dénouer le nœud des impossibles. [...] Toute politique sera estimée à son intensité en Relation. Et il y a plus de chemins et d'horizons dans le tremblement et la fragilité que dans la toute-force".
Édouard Glissant et Patrick Chamoiseau dans "L'intraitable beauté du monde".
Uzeste Musical a accueilli a plusieurs reprises Édouard Glissant pendant son Hestejada de las arts, et la Compagnie Lubat a produit le Chao(s)péra Tout Monde (qui a tourné à Paris et en Aquitaine). Les accointances qui nous rapprochent de sa pensée et raisonnent dans la musique de la compagnie Lubat nous amènent aujourd'hui à relayer le très beau Manifeste pour les "produits" de haute nécessité signé par neuf intellectuels antillais : Ernest Breleur, Patrick Chamoiseau, Serge Domi, Gérard Delver, Édouard Glissant, Guillaume Pigeard de Gurbert, Olivier Portecop et Jean-Claude William.

9 février 2009 Pour en finir avec le Conseil de la Création artistique

Doc Kasimir BISOU réagit à l'annonce par Nicolas Sarkozy, le 2 février 2009, de la création du Conseil, présenté comme "la réponse de la France à la crise économique", que Marin Karmitz a accepté de diriger...

les bretelles de Michel Ducom

Crise
de
tête

3 avril 2008 '''Sud Ouest : Le monde rural se cultive

Isabelle Dexpert accède à une vice-présidence du Conseil général. Elle sera chargée de la culture, de la vie associative, ainsi que du sport

28 mars 2008 La Maison de la mémoire en marche est FERMÉE

Pas pour congés. Pas pour inventaire. Peut-être par défi. Peut-être par dépit. Peut-être pour cause de déni...

24 août 2007 Le 5ème pas

Pourquoi il ne suffit pas de consommer de l’art, pourquoi il est urgent de se hâter vers un « tous créateurs ! ». Contribution à la 30ème Hestejada de las Arts d’Uzeste Musical, Yves Béal, poète, formateur du Groupe Français d’Education Nouvelle.

22 juin 2007 Communiqué d'Uzeste Musical

... le conseil d’administration de l’association Uzeste Musical a proposé à Bernard Lubat, directeur artistique, de renoncer au contenu initial de la 30e Hestejada de las arts...

Cinq questions au doc Kasimir Bisou Que ses amis ne lui ont pourtant pas posées avant de signer des pétitions !

Question 1 : Pourquoi les programmes des candidats aux élections présidentielles font-ils si peu de place aux propositions en matière de politique culturelle ? Est-ce que cela traduit un vide général d'idées ? ...

29 mars 2007 Pascale Favier répond à Jean Péringuey

... il n’y a de péril que celui que vous souhaiteriez...

22 mars 2007 Lionel Le Fort répond à Jean Péringuey

... L'insécurité comme démarche culturelle ce n'est pas politiquement correct...

21 mars 2007 Philippe Laccarrière répond à Jean Péringuey

... quand les artistes s'occupaient eux-mêmes de la diffusion de l'art vivant...

20 mars 2007 René Martinez répond à Jean Péringuey

... Uzeste est connue dans le monde entier, et pas parce qu’il y a un stand de la CGT ou qu’on peut y rencontrer Jack Lang...

15 mars 2007 Chantal Bordes répond à Jean Péringuey

... c'est dans mon village perdu dans des Landes que j'ai écouté pour la première fois...

9 mars 2007 Francis Marmande répond à Jean Péringuey

... La nuance inouïe entre faire des entrées et faire une sortie aurait dû alerter. Mais non...

6 mars 2007 Michel Mompontet répond à Jean Péringuey

Comment en sommes-nous arrivés là ? ... que les élus se rassurent. Ils seront invités au coktail d’inauguration, sponsorisé par une grande marque...

6 mars 2007 lu sur Dissensus.org

... l'électoralisme des potentats socialistes girondins en vient à pointer du doigt le manque de rentabilité publicitaire de la géniale aventure...

5 mars 2007 Claude Gudin répond à Jean Péringuey

Le déclin*. Salut l’élu, lu, dévolu (dévôt lu) à l’art et à la culture en sud-Gironde...

28 février 2007 Jacky Liégeois répond à Jean Péringuey

Non aux menaces ! Monsieur Péringuey. Je trouve scandaleux qu'un élu ouvre un débat sur une question de fond, en ces termes !

22 février 2007 André Minvielle répond à Jean Péringuey

Qu'est-ce que prouve le nombre ? Que ça marche ? Qu'est ce qui marche ? L'éducation ça marche ? Le service public ça marche ? La santé publique ça marche ? La politique ça marche ?

20 février 2007 Pascal Convert répond à Jean Péringuey

Les politiques, pris au piège de la société du spectacle, confondent citoyen, électeur et consommateur. Leur grande erreur est d'évacuer une notion centrale de la République, le Peuple.

Février 2007 Donner un sens politique au partage culturel

"La politique culturelle n'est pas seule au monde, ni au-dessus du monde. Ses acteurs devraient observer que toutes les autres politiques publiques évoluent bon gré mal gré vers des logiques de démocratie faites de débats, de concertations, de co-constructions, de co-élaborations, qui alimentent la réflexion des décideurs publics...

à télécharger : deux textes du Doc Kasimir Bisou.


la Lettre
d'Uzeste Musical
n°3, janvier 2007
Jean Péringuey

Jean Péringuey, président socialiste de la communauté de communes de Villandraut relance le débat sur la culture en Gironde

" Les subventions à UZESTE MUSICAL diminuent : il y a longtemps que j’avais averti Bernard Lubat son festival décline ……les subventions aussi. Et surtout que restera t-il après lui… ?
UZESTE MUSICAL en entrées payantes est très loin derrière nos plus proches voisins, Nuits Atypiques de Langon ou Musique à la rue de Luxey. Les entrées baissent constamment et à côté on ne voit rien venir. Echec de tous les embryons qui ont tenté de naître ( le dernier étant le Conversataire). L’activité est devenue intimiste. En dehors du petit cercle, les lettres que nous recevons sont « vous donnez trop à Lubat ». "

J.PERINGUEY
Information publiée sur Adiu.fr, le : 10/01/2007, 16H43

Bernard Lubat répond à Jean Péringuey

Présumés innocents

Il est temps que la leçon porte, il est temps de militer pour une loi sur l'expérimentation artistique qui nous épargne le non sens d'une justice bien déraisonnable, dans cette affaire des "présumés innocents" !
Doc Kasimir Bisou

Le Tout-Monde au rendez-vous d'Uzeste

à propos d'une conférence d'Edouard Glissant : la carte du Tout-Monde, le 20 Août 2006 texte de Dario Ciprut. 29e Hestejada de las arts.


De la guerre à la communauté

"D’aussi loin que je me souvienne, écrivait Machiavel en 1526, ou bien on a fait la guerre, ou bien on en a parlé". Cheminement politico-musical : conférence de Monique Chemillier-Gendreau / musique de Bernard Lubat. Villandraut, 19 août 2006. 29e Hestejada de las arts.


Politique culturelle : derrière le rideau magique de la culture universelle surgit le droit culturel et ses contrats.

rencontre nationale Culture Publique, le 7 juin 2006 au théâtre du Rond Point (Paris).
La politique culturelle a éliminé le citoyen de la scène des discussions et a limité son horizon à celui du « public », le « plus fidèle » quand tout va bien, « public à conquérir », quand les chiffres se mettent à trop parler. Seule la figure du « public » est pensée comme passage obligé vers l'art, voie de la libération de l'homme (vers sa vraie nature humaine !). La catégorie « citoyen » est, reste et demeure hors propos de la politique culturelle.
Je voudrais aujourd'hui m'arrêter sur cette disparition du citoyen comme catégorie, dans le discours de légitimité de l'action culturelle publique dans une société démocratique et en tirer les conséquences sur les négociations de politique publique qui attendent l'art et la culture.

  • La disparition de la catégorie « citoyen » est au fondement de la politique Culturelle
    • Une LOLF prétentieuse, plus bête que méchante
    • La simpliste « Charte des missions de service public pour le spectacle vivant », une tradition de mépris du citoyen
  • Le citoyen au coeur de l'action culturelle publique, un risque à courir !
    • La diversité des pratiques comme fausse entrée en scène du citoyen ordinaire
    • La diversité culturelle comme état de droit : le droit culturel et ses contrats

Par Kasimir Bisou


Le médiateur culturel : héros malheureux de la culture universelle ou hardi négociateur dans la société de diversité culturelle ?

intervention lors du colloque : « Médiations, médiateurs, médias » organisé par « Salon du livre et de la presse jeunesse », Montreuil, le 27 avril 2006.
Par Kasimir Bisou


mai 2006 La critique des politiques culturelles à l’aune de la «Diversité Culturelle»

L’intention de ce texte est critique. Mon propos est de dire que la « politique culturelle française » est tout, sauf politique... En effet, les acteurs bénéficiaires de la politique culturelle (et ceux qui sont en formation pour l’être) préfèrent que « la politique » et « le politique » restent en dehors de leurs affaires... Le « citoyen » n’a qu’un seul droit « Applaudir » comme « public » et n’a qu’un seul devoir « Payer » comme « contribuable ». Ce travestissement du citoyen ordinaire, qui vaut disparition du « politique », n’inquiète guère !

par le Doc Kasimir Bisou
(janvier 2006, version corrigée en mai 2006)


CULTURE PUBLIQUE - Opus 4

Depuis les années 1980, la question de la démocratisation de l'accès aux ressources et aux pratiques culturelles est devenue un véritable slogan politique. "L'art pour tous" s'affiche comme la promesse centrale de la politique culturelle, tandis que l'éducation artistique doit permettre l'accomplissement de ce vaste dessein. L'ambition est vive, d'autant qu'elle provient de sources historiques diverses et profondes. Aujourd'hui, à l'heure de la "fracture culturelle", quel bilan dresser de la démocratisation culturelle, et sur la base de quelles convictions politiques réaffirmer l'objectif de "la culture en partage" ?

Contributions de Jean Blaise, Michel Duffour, Marc Fumaroli, Alain Krivine, Jack Lang, Doc Kasimir Bisou, Claude Mollard, Raoul Vaneigen...

L'opus 4 de la série "Culture Publique" est disponible !
- en commande sur http://www.mouvement.net/culturepublique
- en prêt à la bibliothèque de la Maison de la mémoire en marche (Uzeste)

novembre 2005 Quelques pistes pour concevoir l’évaluation des politiques publiques artistico-culturelles mises en œuvre par des acteurs aussi peu corporatistes que possible.

forum national des musiques actuelles

octobre 2005 Cloture du Foruma (1er forum des musiques actuelles, Nancy) :

"les acteurs des ateliers espèrent que le regard éclairé sur le futur l'emportera sur la lecture simpliste des sempiternelles recettes de la vielle maison mère."

  • l’atelier 8 : La musique est-elle soluble dans les politiques actuelles ?
  • l’atelier 9 : Une construction participative et concertée est-elle possible ?
  • l’atelier 10 : Quelle politiques publiques pour la structuration territoriale ?


forum national des musiques actuelles

septembre 2005Un peu d'attention avant la victoire attendue, fin octobre, de la diversité culturelle sur le libéralisme mondialisé

Contribution du docteur Kasimir Bisou, à l'usage des acteurs les moins

corporatistes du ForuMa (1er forum des musiques actuelles, les 5-6-7 octobre 2005, à Nancy)


Déclaration Universelle de l'UNESCO sur la Diversité Culturelle

13 juin 2005 «Diversité Culturelle et Politiques Publiques, la Fausse Conversion Française !»

Docteur Kasimir Bisou Médecin des « pompes spéciales »

Les acteurs du « culturel » s'accrochent aux trois référentiels «Démocratisation culturelle», «Développement culturel», «Démocratie Culturelle» presque aveuglément, dans un joyeux mélange où l'absence de rigueur passe pour liberté de penser. Quelques-uns ont même rajouté à leur vocabulaire la «Diversité Culturelle». Ce référentiel leur a semblé avoir des vertus salvatrices mais ils ne l'associent qu'à la seule légitimité des interventions publiques contre le marché, oubliant ce qui en fait le sens «le Droit Culturel» de chacun.

Arrêtons donc d'abuser de la démocratie pour en faire l'outil d'un pouvoir culturel arbitraire. Recherchons des arguments mieux étayés pour mener le seul combat qui dépasse le siècle, celui de la dynamique des arts au-delà des intérêts des marchés. Cherchons d'autres règles de droit pour donner de nouvelles capacités de négociations au développement des interventions artistiques et culturelles publiques.

Mars 2005 De la recomposition de la légitimité de l’action culturelle publique

par le docteur Kasimir Bisou
Réflexions / propositions sur la future loi sur le spectacle vivant, après le débat à l’Assemblée Nationale du 9 décembre 2004 : www.assemblee-nationale.fr/...


Novembre 2004 Culture en mouvements

Réactions du réseau fanfare au texte diffusé par le secrétariat national à la culture et aux médias du Parti socialiste.
La plate forme de discussion du parti socialiste.


Novembre 2004 Culture en pays Landes de Gascogne

Signé en novembre 2004, le contrat de pays Landes Gironde confirme la difficulté (l'impossibilité ?) de légitimer la culture dans la définition des politiques publiques.
Télécharger le document "Contrat de Pays Landes de Gascogne" sur http://www.airial-hautelande.org/


Juillet 2004 La politique culturelle publique va-t-elle mourir idiote ?

Doc Kasimir Bisou
Avec l’âge, la politique culturelle publique est devenue stupide. Sa cervelle s’est vidée. Elle se croit pleine de bonnes intentions – ici, «je crée en première mondiale», là, «je mets le meilleur de l’art à la portée de tous», ailleurs «l’éducation artistique ouvre la voie des arts aux élèves») – alors que, statistiques en main, rien ne confirme ces fariboles. La politique culturelle ne fait que s’écouter parler. Elle s’admire elle-même, délivrant, en majesté, ses bienfaits à tous ceux qui n’en ont rien à battre !!! Stupide, comme il l’était, elle aura le sort de Narcisse.

Août 2002 Réflexions ouvertes sur la place de la culture dans le développement du pays Landes Gironde...

Texte publié par la Compagnie Lubat de Gasconha et l’association «Uzeste Musical, visage village des arts l’œuvre»

21 août 2001 Quelles politiques culturelles ?

Article de Jacques Moran paru dans L'Humanité

15 août 2001 Identité culturelle en pays Landes Gironde

Extrait des Entretiens d’Uzeste du 15 août 2001, avec la participation de Jean Péringuey (conseiller général de la Gironde), Alain Delmas (secrétaire régional de la CGT), Jean-Michel Lucas (ancien DRAC Aquitaine), Martine Faure (vice-présidente du Conseil général de la Gironde).

2001 Quelques idées de base pour repenser les projets culturels dans les territoires

Extrait des "Notes interrogatives sur la conception du volet culturel du Grand Projet de Ville (GPV) des Hauts de Garonne (Gironde)", par Jean-Michel Lucas.
Quelques idées de base

2 octobre 2000 Pour ouvrir le débat sur la politique culturelle dans les territoires

Texte de Jean-Michel Lucas, 2 octobre 2000

«Le sujet des relations entre "culture" et "développement local" est complexe et traversé de nombreuses ambiguïtés. Il va probablement le rester longtemps faute de volonté d’ouvrir le débat politique sur les rapports des arts et des cultures avec les territoires.
Pourtant, on doit bien constater que le renforcement des politiques territoriales interroge fortement la légitimité de la politique culturelle publique telle que le ministère de la culture l’a conduite depuis quarante ans. Plutôt que d’en débattre, dans la transparence, chacun s’est employé à éviter les questions qui fâchent. Cette politique de l’autruche est douteuse. Elle ne permettra pas, à notre sens, de renforcer la légitimité du service public des arts et des cultures.
Pour pointer les principales questions à affronter, je voudrais, d’abord, rappeler les dispositifs de référence qui conditionnent aujourd’hui, le rôle accordé à la culture dans les politiques de développement territorial. J’analyserai, ensuite, les difficultés posées avant de suggérer les principes de transparence indispensables qu’une société démocratique, confrontée aux logiques du marché, doit aux arts et aux cultures.»

Septembre 2000 Pour ouvrir des perspectives au « Visage village des arts à l’œuvre »

Uzeste Musical, septembre 2000

30 mars 2000 Cultures, territoires et politiques publiques

Intervention de Jean-Michel Lucas

  • La première partie retire du magma des propos sur «cultures » et «territoires », une clé de lecture qui vaut décryptage de paradigmes : la politique culturelle de l’État tend à s’opposer au territoire et sa politique territoriale n’offre guère d’alternatives pour réduire ces tensions.
  • La seconde partie fixera le regard sur les collectivités territoriales et sur leurs attitudes vis à vis de la culture. Elle conduira à affirmer que, derrière les déclarations lénifiantes, les actions des collectivités en matière de la culture, pour nombreuses qu’elles soient, sont en panne de responsabilité.
  • La troisième partie sera alors celle de l’ouverture. Elle posera une méthodologie minimale pour replacer le culturel et l’artistique dans les politiques publiques.La perspective sera alors l’action publique concernant les territoires et les cultures, faute de recettes de bonne femme, parvienne à délimiter ses responsabilités éminentes dans une démocratie soucieuse de liberté de création et de respect des territoires.
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