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![]() L'Université Uzestoise Perspicace, Perplexe et Prolifique Culturellement... est en gestation.
Le concept de « visage village des arts à l’œuvre » est issu :
Il a été formalisé en août 2000, à l’occasion d’une « Hestejada en grève » dont la thématique était : « Lieu, place, fonction, coût de la décentralisation culturelle, de l’éducation et de la création artistique dans la cité, dans la société ». Il est une « proposition » (décentralisée !) pour participer de la re-définition des politiques culturelles. Il pose le principe de la « liberté artistique » inscrite dans les fondements constitutionnels de l’État de droit (comme pour la recherche scientifique) et la nécessité d’une « évaluation artistique » par la nature même de la politique publique... |
Jean-Jacques Paris : « On a besoin qu’il nous dérange »
Jean-Jacques Paris est vice-président du conseil général de la Gironde, et délégué régional de la Fédération nationale des collectivités territoriales Le travail de Bernard Lubat m’intéresse depuis longtemps. Les tracasseries assez sérieuses qu’il rencontre aujourd’hui – dans ce moment aigu – prolongent de nombreuses crises, et d’autres moments difficiles. Cela a toujours été de sa part un combat pour continuer à créer et à exister dans le territoire du Sud-Gironde.
Ainsi, à Uzeste, le « temps festival » était complètement dépassé. Il se pérennisait toute l’année par des ramifications, laissant leur place à de nouveaux talents. Bien sûr, les élus ont souvent cherché à utiliser le développement culturel pour leur propre mise en valeur. Une forme d’instrumentalisation insupportable pour Bernard Lubat, en raison de son attachement à créer de l’indépendance (sans parler de son tempérament). C’est un besoin, cette colère, lorsque l’on écrit, lorsque l’on parle. En politique aussi, quand on souhaite exprimer quelque chose avec passion, on emploie parfois des termes ou des mots agressifs. C’est le fruit d’une conviction, d’une force et de la nécessité de créer. Après, bien sûr, tout cela peut déranger. Le travail que fait Bernard Lubat n’est pas dans les clous, il s’émancipe à tout moment de ce qui fait la tranquillité politique. Tout cela a généré des conflits qui perdurent…
![]() Mais ce n’est pas la fin d’Uzeste ! Pour moi, les choses commencent. Ce conflit consécutif aux baisses de subventions est la conséquence d’une incompréhension très forte, avec un fond politique. En tant qu’élu communiste dans notre majorité départementale, j’ai envie d’être utile pour dépasser cet obstacle. À la dernière commission permanente, j’ai proposé la mise en place d’une table ronde avec la DRAC, l’ensemble des partenaires institutionnels, Bernard Lubat, l’association, et obtenu l’accord du président pour agir en ce sens. Une réunion est prévue pour examiner comment nous allons pouvoir faire coopérer tous les partenaires et favoriser la poursuite de ce travail, valorisé partout sauf en Gironde. Il faut savoir s’émanciper du passé. Avoir l’audace de recréer un partenariat qui portera plus loin ce travail, et lui donner une certaine consécration.
témoignage publié dans la revue Cassandre / Horschamp (n°72, janvier 2008) :
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