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![]() L'Université Uzestoise Perspicace, Perplexe et Prolifique Culturellement... est en gestation.
Le concept de « visage village des arts à l’œuvre » est issu :
Il a été formalisé en août 2000, à l’occasion d’une « Hestejada en grève » dont la thématique était : « Lieu, place, fonction, coût de la décentralisation culturelle, de l’éducation et de la création artistique dans la cité, dans la société ». Il est une « proposition » (décentralisée !) pour participer de la re-définition des politiques culturelles. Il pose le principe de la « liberté artistique » inscrite dans les fondements constitutionnels de l’État de droit (comme pour la recherche scientifique) et la nécessité d’une « évaluation artistique » par la nature même de la politique publique... |
PRÉSUMÉS INNOCENTS
Nous tous, artistes, chercheurs, créateurs, intellectuels, diffuseurs, travaillant dans le domaine des arts, nous alarmons aujourd'hui des menaces qui pèsent sur nos libertés de pensée, de création et d'expression. La mise en examen de Henry-Claude Cousseau, Conservateur général du Patrimoine, ancien Chef de l'Inspection générale des Musées de France, ancien Directeur des Musées de la Ville de Nantes, ancien Directeur des Musées de la Ville de Bordeaux, Directeur de l'École nationale supérieure des Beaux-arts de Paris, historien de l'art renommé, des chefs de : DIFFUSION DE MESSAGE VIOLENT, PORNOGRAPHIQUE OU CONTRAIRE À LA DIGNITÉ, ACCESSIBLE À UN MINEUR : DIFFUSION DE L'IMAGE D'UN MINEUR PRÉSENTANT UN CARACTÈRE PORNOGRAPHIQUE, comme ancien Directeur du CAPCMusée d'art contemporain ayant présenté l'exposition Présumés innocents : l'art contemporain et l'enfance en 2000 à Bordeaux, nous concerne tous et nous lui exprimons notre soutien.
Comme il est bon d'avoir de la mémoire, j'ajouterai le classique plaidoyer d'André Malraux en 1966 devant les députés : La pièce de Jean Genet, les Paravents, créée à l'Odéon - Théâtre de France par Roger Blin le 16 avril 1966, d'abord accueillie sans scandale, déchaine les passions quinze jours après la première représentation. Certains critiques n'y voient qu'une atteinte à la morale et une insulte à l'armée. D'anciens combattants d'Indochine et d'Algérie manifestent et des bagarres éclatent. Des députés s'élèvent contre la création de cette pièce dans un théâtre subventionné et demandent la suppression de la subvention correspondante dans le cadre de la discussion des crédits des affaires culturelles. André Malraux, Ministre d'État chargé des affaires culturelles intervient en réponse à divers orateurs. "La liberté, Mesdames, Messieurs, n'a pas toujours les mains propres ; mais quand elle n'a pas les mains propres, avant de la passer par la fenêtre, il faut y regarder à deux fois. Ce que vous appelez de la pourriture n'est pas un accident. C'est ce au nom de quoi on a toujours arrêté ceux qu'on arrêtait. Je ne prétends nullement - je n'ai d'ailleurs pas à le prétendre - que M. Genet soit Baudelaire. S'il était Baudelaire, on ne le saurait pas. La preuve c'est qu'on ne savait pas que Baudelaire était un génie. Ce qui est certain, c'est que l'argument invoqué : "cela blesse ma sensibilité, on doit donc l'interdire", est un argument déraisonnable. L'argument raisonnable est le suivant : "Cette pièce blesse votre sensibilité. N'allez pas acheter votre place au contrôle. On joue d'autres choses ailleurs. Il n'y a pas obligation. Nous ne sommes pas à la radio ou à la télévision." Si nous commençons à admettre le critère dont vous avez parlé, nous devons écarter la moitié de la peinture gothique française, car le grand retable de Grünewald a été peint pour les pestiférés. Nous devons aussi écarter la totalité de l'oeuvre de Goya ce qui sans doute n'est pas rien...." Il est temps que la leçon porte, il est temps de militer pour une loi sur l'expérimentation artistique qui nous épargne le non sens d'une justice bien déraisonnable, dans cette affaire des "présumés innocents" ! Doc Kasimir Bisou. |
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